12 Monkeys (saison 2)

Nous savons déjà depuis plusieurs mois que 12 Monkeys s’arrêtera au terme de sa quatrième saison, prévue courant 2018. Mais avant ça, il est l’heure de parler de la deuxième, constituée de treize épisodes diffusés sur Syfy entre avril et juillet 2016. Aucun spoiler.

La série se terminait l’an passé sur une situation explosive où Cassie, après avoir tiré sur Ramse devant un Cole effaré, quittait 2015 pour arriver en 2043. Sauf que les ennuis persistaient sérieusement puisque les fameux douze Messagers avaient pris le contrôle de la base dans le but d’utiliser la machine. L’histoire ne recommence pas tout à fait là où elle nous avait laissés et, comme à son habitude, elle n’hésite ensuite pas à multiplier les ellipses et maints sauts temporels. Elle gère toutefois désormais mieux ses différentes périodes parallèles et ne crée plus de sentiment de frustration à bondir d’une époque à une autre. Il faut dire que cette saison bénéficie d’une écriture bien plus homogène et donne l’impression que les scénaristes savent exactement où ils se dirigent. Et il se pourrait bien que ce soit le cas, car beaucoup de questions finissent par obtenir une réponse, mais aussi parce que des éléments paraissant triviaux disséminés de-ci de-là revêtent par la suite une importance parfois capitale. Malgré le caractère insaisissable du récit, il en ressort non pas un brouillard cachant une vacuité agaçante, mais bel et bien une logique implacable. L’arrêt programmé de 12 Monkeys tend d’ailleurs à confirmer que tout a été pensé en amont. Voir une fiction ne pas dévier de son chemin et monter en puissance plaît, voire favorise un franc enthousiasme. D’autant qu’elle prouve ses ambitions qu’elle tient sur la longueur, sans jamais choisir la facilité ou se moquer de ses téléspectateurs. Les fondements reposent toujours sur les mêmes que ceux du film de Terry Gilliam, ce qu’elle ne nie pas avec quelques savoureux clins d’œil touchant autant la musique que la distribution ou les répliques, mais en dehors de ça, la comparaison n’a plus vraiment lieu d’être. Effectivement, cette saison les enjeux mutent très vite et induisent une surprise fort agréable.

Si l’ombre de l’Armée des douze singes laisse une trace indélébile, cette fois, c’est plutôt le Témoin qui inquiète, lui qui semble avoir dix coups d’avance et dont l’identité reste inconnue. Les personnages bataillent encore pour modifier le cours de l’Histoire alors que personne n’a la certitude que cela est possible. Empêcher un évènement n’est-il pas seulement le remettre à plus tard ? Est-ce que le futur n’a pas déjà été écrit dans le passé ? Le temps devient un vrai composant sur lequel compter et revêt ainsi une place majeure, qu’il s’agisse du voyage sur sa courbe ou de sa nature à proprement parler. Les protagonistes se croisent à diverses périodes chronologiques et de leur propre ligne temporelle ; tout se trouble, se remodèle, les paradoxes doivent être évités à tout prix et progressivement, le récit ressemble à un gigantesque puzzle diaboliquement addictif où le nombre des pièces demeure en constante évolution. L’audience ne sait jamais ce qui l’attend avec cette redistribution des cartes perpétuelle, maline et malicieuse. La chape de plomb reposant sur l’univers tout entier ne fait nul doute et l’apocalypse paraît quasiment inéluctable. L’ensemble se transforme alors en une véritable course contre la montre, contre le vent. Jusqu’à présent, Cole essayait de stopper la terrible épidémie ayant ravagé la planète avant qu’elle ne survienne. Contre toute attente, cette fois, l’histoire apporte plus ou moins une solution à ce problème et pousse la direction vers une voie plus insidieuse et complexe à enrayer, celle du Témoin. Katarina maîtrise maintenant suffisamment sa machine pour transporter ses explorateurs à différents moments et points du globe. Cette liberté de mouvement permet à la fois aux personnages de posséder une arme capable dans leur guerre et aux scénaristes de jouer avec les codes. Rien n’est jamais stable dans 12 Monkeys et ce qui-vive permanent soutient cette tension indicible où la culpabilité s’en donne souvent à cœur joie, car tout semble pouvoir arriver, favorisant au sein d’un groupe aux buts pourtant communs des querelles, des luttes intestines, des fractures patentes.

Les voyages ont beau se suivre, les protagonistes n’en voient pas le bout et à peine pensent-ils avoir réglé un obstacle qu’un autre surgit, les obligeant à retourner dans le passé, tout en n’ayant aucune idée si ce qu’ils envisagent de faire sauvera l’humanité ou, au contraire, appuiera sa chute. Et rien ne fonctionne durablement… Cette épée de Damoclès conditionne grandement l’état psychologique de ces héros sur la brèche et devenant pour la plupart incapables d’avoir une réelle existence. Ils ne vivent plus que pour leurs objectifs, oublient le reste et se perdent parfois eux-mêmes au passage. S’insinue presque une dimension paranoïaque alimentée par les doutes, déconvenues et potentielles hallucinations entourant leur éprouvant périple. 12 Monkeys ne se limite pas à de banals sauts dans le temps et se construit un univers stimulant semblant tentaculaire. La forêt rouge, notamment, permet aux téléspectateurs d’élaborer une multitude de théories. Qui tire donc les manettes de tout ce qui arrive ? Que fabriquent l’homme pâle et Olivia ? Qui sont-ils ? Et quelles sont les motivations de ce Témoin ? Anéantir le monde ? Pourquoi ?! L’horloge tourne et déraille, en tout cas. Au-delà du fil définitivement très rouge, ces épisodes nuancent grandement les caractérisations des personnages qui demeuraient encore légèrement lisses. Les dynamiques sont également en mouvement, avec des associations inédites et d’autres, telle que celle liant Cassie à Cole, passent en arrière-plan. Bien que leurs sentiments crèvent l’écran, en dehors de scènes en fin de parcours délivrant une de ces atmosphères tragiquement magnifiques dont la série a le secret, le romantisme sous-jacent de l’an dernier n’est qu’un vague souvenir. Et pour cause, l’heure est au combat et Cassie n’est plus la virologiste ne comprenant pas trop ce qui se déroule. Elle se trouve maintenant en 2043, a tiré sur un homme et se sent trahie par celui en qui elle avait donné toute sa confiance. Cette héroïne représente sans aucun doute l’un des points forts de la production et l’interprétation habitée d’Amanda Schull n’y est probablement pas étrangère. En vérité, tout au long de cette saison, les femmes détiennent une place de choix.

Pendant que Cassie rayonne, charme et progresse, une autre prend un ascendant considérable : Jennifer Goines. Jadis elle était un peu insupportable et incontrôlable. La série a l’excellente idée d’offrir à ses troubles psychopathologiques une explication rationnelle, crédible et définitivement séduisante. Son comportement erratique n’est pas uniquement dû à une quelconque folie, mais plutôt à un lien particulier qu’elle entretient avec le temps, cet élément constant de la fiction. L’écriture tire parti de ce personnage sur lequel tablent finalement toutes ses fondations, qu’il s’agisse de sa version plus jeune évoluant en 2016 ou de la plus âgée de 2044. Les deux s’équilibrent à merveille et permettent de mieux la comprendre et de finir par l’apprécier en dépit de son caractère hautement instable. Qui plus est, ses discours souvent ponctués de maintes références à la culture populaire amusent autant qu’ils fascinent. Outre sa relation avec Cole, elle surprend aussi positivement avec celle qu’elle nourrit avec Cassie qui, elle, étonne pareillement avec ses scènes communes avec Ramse ayant pour toile de fond une grande jalousie réciproque. Clairement, la saison n’hésite pas à bousculer ses précédentes habitudes et ne se repose donc nullement sur ses acquis, bien que cela ne l’empêche heureusement pas de capitaliser sur ses réussites, comme l’indéfectible amitié entre Ramse et Cole. Justement, ce dernier, malgré son statut de protagoniste incontestable, doit attendre les ultimes épisodes pour monter en force, ce qui n’est pas une tare, la production s’appuyant sur toute une galerie de figures dénuées de manichéisme, chacun ayant ses zones d’ombre plus ou moins évidentes. Deacon gagne également en dimension, mérite sa place et injecte à la fois du rythme, de la brutalité et de l’humour, élément faisant défaut à la série jusque-là et s’avérant maintenant parfaitement dosé, ne serait-ce qu’avec Jennifer. Les émotions se pressent et font passer du rire aux larmes tout en n’oubliant pas d’attendrir à travers les adorables scènes entre une Katarina bien plus humaine et l’individu apparaissant subitement dans sa vie campé par Michael Hogan (Battlestar Galactica).

Pour résumer, après une première saison déjà satisfaisante, la deuxième entame la vitesse supérieure. Loin de se contenter de ses acquis, 12 Monkeys prend d’emblée un chemin assez imprévu avant d’offrir au temps un rôle non négligeable, à l’instar d’un personnage parmi d’autres. Le riche suspense parfois étouffant et l’ambiance d’une rare noirceur transforment le visionnage en un délicieux périple angoissant, car tout, dans ce jeu létal où les règles comme l’ensemble des participants sont inconnus, semble possible. En plus de travailler son concept, de constamment le renouveler et de répondre pas à pas à ses mystères stimulants, elle soigne grandement ses protagonistes, dont principalement les féminins. Ils n’ont pourtant jamais été autant poussés dans leurs retranchements, eux qui naviguent à vue vers un futur apocalyptique et essayent de garder espoir. Tout au long de ces nouveaux épisodes haletants et vibrants, cette course contre une montre détraquée émeut, amuse, étonne, intrigue et ne laisse définitivement pas indifférent. Il s’agit sans aucun doute là d’une des meilleures productions de science-fiction en cours de diffusion et, pour ma part, le coup de cœur est plus que confirmé.

By |2017-09-28T18:52:44+01:00octobre 4th, 2017|12 Monkeys, Séries étasuniennes|0 Comments

12 Monkeys (saison 1)

Depuis quelque temps, la tendance semble être de transposer au sein du petit écran l’univers de productions issues du plus grand. Dominion, Fargo, From Dusk till Dawn, Scream Queens… les exemples ne manquent pas et poussent presque à penser que l’imagination des scénaristes a disparu en cours de route. Comme son titre l’indique, 12 Monkeys se base sur L’Armée des douze singes, l’illustre film du même nom de Terry Gilliam sorti en salles en 1995 qui, lui-même, s’inspirait déjà du court-métrage La Jetée de Chris Marker. L’adaptation télévisée peut se regarder en total néophyte et montre, d’ailleurs, de nombreuses prises de liberté. Pour l’heure, discutons donc de la première saison constituée de treize épisodes diffusés sur Syfy entre janvier et avril 2015. Une suite est d’ores et déjà prévue pour 2016. Aucun spoiler.

En 2043, la planète n’est plus que l’ombre d’elle-même. La population a été décimée par un virus mortel qui, de surcroît, mute perpétuellement et contrarie tout espoir de se construire un futur. Les ressources venant à manquer, les rares survivants se déchirent, rendant le quotidien invivable. Pour tenter de comprendre les causes de cette catastrophe et surtout l’empêcher d’arriver, des scientifiques décident de remonter le temps. James Cole est chargé de cette périlleuse mission et remarque rapidement que cette pandémie n’est pas innocente, mais certainement orchestrée par une énigmatique organisation.

12 Monkeys, le film, figure probablement parmi mes préférés. Il faut dire que j’ai un énorme faible pour les univers souvent débridés de Terry Gilliam et là, il s’en donne à cœur joie avec cette histoire post-apocalyptique fataliste où l’excentricité, la folie, les rêves et la réalité cohabitent. C’est donc extrêmement curieuse et, j’avoue, assez perplexe, que j’ai lancé cette adaptation. En vérité, la série se détache grandement du long-métrage et ce n’est pas plus mal. L’ambiance, le développement du scénario ou encore les relations entre les personnages diffèrent totalement. Résultat, la comparaison ne se fait pas réellement et permet de voir ces deux productions comme deux entités totalement distinctes, bien que possédant un matériel de départ étrangement similaire. Certains seront déçus de ne pas y retrouver l’atmosphère dérangeante de Gilliam puisqu’ici, tout reste bien plus posé, sain d’esprit et légèrement lisse. Heureusement, cela ne signifie absolument pas que le registre est dénué de suspense, car le récit s’arme au contraire d’une tension létale où tout semble possible. L’humour gagnerait toutefois à être davantage prégnant pour contrebalancer la tonalité classique. Sinon, la réalisation est plutôt soignée, la photographie a de solides atouts et l’ensemble se départ correctement des contraintes budgétaires. Néanmoins, avouons que le format de cette nouvelle fiction fait un peu peur parce qu’avec cette histoire, la logique voudrait qu’elle ne s’installe pas trop longuement sur la durée au risque de perdre en cohérence. L’intrigue doit techniquement avancer assez vite et arrive un moment où soit les personnages réussissent ce qu’ils essayent d’entreprendre, soit ils n’y parviennent pas. La saison montre justement déjà quelques faiblesses à ce niveau puisqu’elle dilue et simplifie progressivement ses enjeux. Cependant, nous n’en sommes pas encore là et seul l’avenir démontrera s’il fallait s’inquiéter ou non. Pour l’heure, ces débuts embrassent totalement le concept et les codes propres au voyage dans le temps pour construire au fur et à mesure une mythologie à fort potentiel.

En 2043, la majorité des êtres humains sont morts. Ceux encore debout ne font que vivoter, fuir les pilleurs et n’ont pas d’autre choix que de souffrir en silence. James Cole connaît bien cette vie d’errance puisque depuis des années, il ne peut compter que sur lui-même et sur son meilleur ami, José Ramse. Suite à certaines circonstances, il se voit offrir une porte de sortie, une chance de changer les choses. Avec son camarade, il intègre un bunker dans lequel travaille une femme ambiguë aux motivations douteuses, Katarina Jones (Barbara Sukowa), qui lui demande d’emprunter sa machine et de remonter le temps. Son idée ? Empêcher avant l’heure la propagation de ce terrible virus. Cole finit par accepter, se lance dans ce périple et part en direction de 2013 puis 2015 où il y rencontre une énième scientifique, Cassandra « Cassie » Railly. Les deux commencent alors à lever le voile sur les responsables de cette tragédie, mais ceux-ci sont loin d’avoir dit leur dernier mot et paraissent toujours avoir un coup d’avance. Cole se retrouve à multiplier les sauts dans le temps et, progressivement, plus la situation se complexifie, plus l’espoir s’amenuise. Peut-on réellement changer ce qui est déjà arrivé ? Quid du destin ? Jusqu’où a-t-on le droit d’aller pour supposément sauver le futur ? Faut-il réparer le passé ou, au contraire, tout mettre en œuvre pour trouver un remède contre ce virus ? Les interrogations sont permanentes pour les personnages qui naviguent totalement à vue dans cette course contre la montre où, tristement, les dés semblent être pipés dès le départ. L’Armée des douze singes s’apparente à une entité tentaculaire ne reculant devant rien pour mener à bien ce qu’elle entreprend et ses membres se révèlent hautement dangereux. L’Homme pâle (Tom Noonan) et la placide Olivia (Alisen Down) se placent comme leurs fascinantes figures de proue, mais en dehors de leur visage, ils demeurent semblables à des ombres. Le côté post-apocalyptique est plus ténu, le récit se focalisant surtout à notre époque, mais l’atmosphère délétère et les factions et autres clans susceptibles d’enrayer les plans de Katarina ne sont pas occultés et devraient être explorés par la suite. Dans tous les cas, Cassie et Cole combattent des fantômes et doivent en plus se méfier des contraintes des voyages spatiotemporels.

Le principal risque avec des fictions de ce genre est de se contenter d’accumuler des rebondissements et, au fur et à mesure, de rendre la trame narrative totalement indigeste. 12 Monkeys évite habilement cet écueil malgré une chronologie éclatée. Le premier épisode plonge immédiatement dans le cœur de l’action et détient de la sorte un rythme enlevé donnant envie d’en savoir plus. La période d’exposition est presque inexistante, les clés de décryptage se voyant disséminées de-ci de-là, au fur et à mesure des sauts de Cole. Avec un découpage aussi haché, la frustration est sensiblement de mise puisque l’audience souhaite par moments demeurer à une époque plutôt qu’à une autre, mais cette approche amplifie l’anxiété latente. Les paradoxes, l’effet papillon, les conséquences des modifications du passé ou bien les clones temporels font corps avec le scénario. En dépit de quelques maladresses dans l’écriture, d’assez rares facilités, d’un étirement peu judicieux de l’histoire en milieu de saison et de détours parfois peu inspirés, la fiction se montre globalement maline dans son traitement en prenant des risques sans chercher à révolutionner quoi que ce soit. L’aspect tout est lié et les révélations tiennent présentement la route et il est encore aisé de suivre le fil conducteur. À côté de ça, la série n’oublie jamais de développer la caractérisation de ses personnages, de densifier ses propos et de troubler les frontières de manière à injecter une réelle intensité dramatique. Cole (Aaron Stanford – Nikita) est un individu habitué à vivre sur la brèche et à ne pas faire confiance à grand monde, mais dans le passé, il se voit contraint de collaborer avec la virologiste Cassie (Amanda Schull). Les deux entretiennent une jolie relation ambiguë, tout en pudeur, dégagent une plaisante alchimie et délivrent une touche romantique du plus bel effet. Alors que personne ne paraît avoir plus rien à perdre, cette humanité dans un cadre aussi fataliste fait beaucoup de bien. Même Aaron Marker (Noah Bean), le fiancé de la jeune femme, sait se montrer assez intéressant, utile, et ne se contente pas de fabriquer artificiellement un triangle amoureux insipide ou incongru. L’entrée de Cole dans l’existence de Cassie pulvérise son quotidien et la fait se remettre en question. À leurs côtés gravitent l’instable Jennifer Goines (Emily Hampshire) et son père (Željko Ivanek – Damages), le dirigeant brutal d’un groupe de survivants (Todd Stashwick – The Riches) ou encore le grand ami du héros, Ramse (Kirk Acevedo – Oz), qui finit par prendre de l’ampleur et sortir de son rôle au départ moyennement nécessaire.

Pour conclure, la première année de 12 Monkeys emploie tous les codes du voyage dans le temps et se les approprie pour créer son propre univers noir, pessimiste, intrigant et singulièrement exaltant. Loin de se contenter de son concept de science-fiction et de rebondissements à foison, elle délivre également une ambiance paranoïaque, injecte des mystères énigmatiques et pousse la réflexion sur des thématiques pertinentes touchant l’éthique, le libre arbitre, la mémoire et autres domaines fédérateurs. Avec son duo attachant et des personnages secondaires correctement exploités, la série s’offre en plus un registre émotionnel indiscutable. Bien qu’elle tende à quelque peu ralentir le rythme en fin de parcours, cette saison s’apparente à une jolie surprise susceptible de plaire aux amateurs de productions de ce genre bien trop discret à la télévision. Pour ma part, il s’agit là d’un petit coup de cœur.

By |2017-08-27T11:04:17+01:00octobre 27th, 2015|12 Monkeys, Séries étasuniennes|2 Comments