Il y a des séries que l’on regarde depuis de nombreuses années et pour lesquelles on ne peut pas s’arrêter en cours de route parce qu’après tout ce temps passé, on se dit que ce serait bien de voir la fin. Même si la qualité n’est plus forcément au rendez-vous on reste un petit peu nostalgique de la belle époque. C’est un petit peu ce qui m’arrive avec Urgences / ER. J’ai commencé la série à ses tous débuts sur France 2 je crois. Ah j’étais jeune ;__;. J’en étais vraiment fan du temps des Mark Green, Peter Benton (mon chouchou ♥), Doug Ross, Carol Hathaway mais maintenant j’ai plus de mal. La saison 13 s’est terminée en France il y a un petit peu moins de deux semaines et j’en tire un bilan assez mitigé.

Autant les saisons 10 et 11 (et peut-être 9, je ne me rappelle plus) m’ont profondément ennuyée, autant j’ai un regain d’intérêt pour la série avec les saisons 12 et 13. Les personnages sont plus intéressants et plus développés, même si comme d’habitude on en privilégie trop certains et pas assez d’autres (Kerry reviens -___-). Les relations entre eux commencent enfin à durer et gagnent en maturité. Et ça fait du bien d’approfondir quelque chose plutôt que de faire du superficiel.

Un des points forts d’Urgences est le traitement des malades, ici pas de cas extrêmement bizarroïdes et rarissimes comme dans House MD ou Grey’s Anatomy et c’est appréciable. Il est vrai qu’il y a quelques trucs qui sont exagérés mais on reste dans la limite du raisonnable. Il n’y a pas non plus de surenchère de sentiments. Certains malades sont touchants mais les scénaristes ne tirent pas de trop sur la corde sensible pour faire pleurer dans les chaumières. On s’attache à eux et parfois on est tout simplement horrifié par l’attitude de certains.

La saison 13 était donc pas mal mais pas exceptionnelle non plus. Je suis un petit peu déçue par l’intégration à l’histoire de Forest Whitaker, guest star de choix. Dur de s’attacher à lui et à ses problèmes, et ce n’était pas beaucoup mieux du côté de Luka que j’ai difficilement du mal à apprécier. Le nouveau personnage régulier, Tony, est une tête à claques narcissique donc il m’a vite tapé sur les nerfs. Par contre, grande révélation pour Morris et Hope qui à eux deux ont apporté une très grande fraîcheur à la saison. Qui aurait cru cela possible de la part de Morris ? L’arrivée du docteur Moretti m’a quelque peu embêtée au début parce que j’avais l’impression de voir un Romano bis. Sauf que non… On en saura plus sur ce fameux nouveau chef dans la saison prochaine.
Certains arcs comme l’histoire de Sam au début (et son fils à jeter à la poubelle) sont absolument nuls mais d’autres sont mieux mis en scène comme Pratt et ce qu’il lui arrive : son frère et ses problèmes de pharmacie.

Bref comme à l’accoutumée, pas grand chose à dire sur Urgences si ce n’est que je rempilerai évidemment pour la saison 14 et sûrement dernière. Par habitude.