Comme j’ai déjà pu le dire, je ne suis pas une grande fan des séries policières que je trouve souvent trop redondantes. Par ailleurs, les personnages sont rarement réellement étudiés et c’est justement quelque chose que je recherche dans une fiction. Toutefois, j’apprécie assez CSI. Je parle de l’originale, pas des dérivées qui ne m’intéressent absolument pas. Je n’ai pas vu l’intégralité de ses aventures puisqu’avec TF1, c’est mission impossible, mais je suis convaincue d’avoir regardé les saisons quatre et cinq entièrement. Récemment, j’ai lancé la sixième datant de 2005/2006. Je me doute, j’ai du retard par rapport à la masse si ce n’est que je l’avais enregistrée l’année dernière de manière à la tester dans un ordre correct. À ce propos, je n’ai aucune idée si j’ai oublié une semaine de diffusion française, mais il me manquait trois épisodes. Aucun spoiler.

Sans me dire passionnée, j’ai un certain faible pour CSI, sûrement car elle délivre des affaires scientifiques plutôt claires. Suivre le cheminement des enquêteurs et réfléchir avec eux est un processus qui me plaît. Du côté de la réalisation, c’est impeccable, mais je ne vous apprends probablement rien. Ce savoir-faire représente réellement la marque de fabrique de la franchise. Là où, parfois, la qualité est à la traîne, c’est avec les personnages. Autant certains sont bien développés tels que Grissom, autant pour d’autres, ce n’est pas du tout le cas. Après six années, il paraît légitime de s’attendre à plusieurs détails et éléments intéressants. Celle nous concernant aujourd’hui y pallie un petit peu comme l’atteste notamment le traitement offert à Brass. Accessoirement parlant, le double épisode lui étant consacré ainsi qu’à Sofia s’avère globalement solide. J’ai toujours autant de mal avec Catherine, mais j’avoue, je crois avoir surtout un gros problème avec l’actrice (tous ces liftings et injections de botox me donnent envie de vomir x.x). Mon chouchou n’est autre que Grissom qui est fidèle à lui-même dans cette saison. Sans spoiler, je tiens quand même à écrire que la dernière séquence du season finale est assez ridicule. J’aime bien ces deux illustres figures, les voir ensemble ne me dérange pas du tout sauf qu’en l’occurrence, c’était… nul ?

Certains épisodes sont mieux réussis que d’autres comme Rashomama (6×21) qui innove en partant dans un truc plutôt délirant. Changer sensiblement de registre le temps d’une semaine se révèle agréable, voire rafraîchissant, d’autant plus que des personnages de la trempe de Grissom disposent d’un potentiel comique assez important. Plusieurs affaires touchent davantage par leur thème, à l’instar de Werewolves (6×11) ; quelques-unes effraient légèrement tel The Unusual Suspect (6×18) mettant en scène une fillette très maline et manipulatrice. J’apprécie lorsque la série nous prend à contre-pied et aborde des sujets assez tabous.

En définitive, pour une production comme CSI, il devient sûrement difficile au bout de six saisons – enfin, sept maintenant, bientôt huit – de se montrer encore imaginative et d’attirer l’attention des téléspectateurs. Pour ma part, le pari demeure cette fois réussi. Certes, les scénarios reposent souvent sur le même système, mais le traitement apporté aux enquêtes offre un intérêt suffisant. Par ailleurs, certains épisodes sortent du lot et se veulent rudement convaincants.