Miracles (série complète) – God is Nowhere.

Par , le 31 octobre 2007

Bien qu’Halloween ne soit pas parvenue à s’installer en France, cela n’empêche pas Luminophore de marquer le coup et d’aborder aujourd’hui une série à l’ambiance très mystérieuse : Miracles. Composée d’une saison de treize épisodes, elle fut diffusée en 2003 sur ABC. Elle n’a malheureusement pas su trouver son public et a donc été annulée. D’ailleurs, seuls six épisodes sont passés à la télévision américaine. Du côté du casting on retrouve Skeet Ulrich, révélé notamment dans Scream de Wes Craven et que l’on peut suivre actuellement dans Jericho. Les deux autres personnages principaux sont interprétés par Angus McFadyen et Marisa Ramirez, deux acteurs que je ne connaissais pas du tout.

Chargé d’enquêter sur des miracles, Paul Callan voit sa foi régulièrement mise à l’épreuve car ces événements étranges ont toujours une explication logique. Un jour, il est envoyé dans une réserve indienne pour une enquête. Il y rencontre Tommy Ferguson, un jeune garçon extraordinaire qui possèderait le pouvoir de guérir ses semblables. Lorsque Paul est victime d’un accident, Tommy lui sauve le vie mais y laisse la sienne. Cette expérience va profondément bouleverser la vie de Paul. Il doit faire face à son sentiment de culpabilité et remettre en question ses certitudes. Paul va alors rejoindre un groupe d’enquêteurs du paranormal et découvrir qu’un évènement majeur va bientôt se dérouler…
Source : SériesLive

Miracles est une série qui sort vraiment de l’ordinaire. Le héros, au tout début de l’histoire, enquête pour le haut-clergé sur les soit-disant miracles. A lui de décider si oui ou non il s’agit vraiment là d’une volonté divine. Comme vous pouvez vous en douter, il est extrêmement rare que ce soit le cas, ce qui provoque la colère et la frustration des personnes qui y voient un miracle. J’ai trouvé très intéressant ce côté de la chose, cette volonté que de s’accrocher à l’idée qu’il y a bien un Dieu qui accorde parfois quelques miracles. Ce souhait si fort et profond est très bien mis en évidence tout au long de ces épisodes. De plus, la définition de ce qu’est un miracle est abordée tout au long de cette série. Lorsque l’on pense miracle, on pense tout de suite à quelque chose de positif. Mais pourquoi ? Après tout, un miracle peut très bien être très négatif et dévastateur. Miracles n’est pas une série philosophique débouchant forcément sur du jus de cerveau mais il y a de très belles questions qui sont soulevées et amènent le téléspectateur à réfléchir.
La série se bat tout au long de la saison à montrer qu’il n’y a jamais de côté blanc comme Dieu est supposé l’être et de côté noir comme l’est le Mal. Bien au contraire, le monde est teinté de gris et on aura beau vouloir croire le contraire ça n’en changera rien.

Du côté de l’ambiance, il est évident que l’on peut tout de suite la rapprocher d’une série sans qui toutes ces séries paranormales n’auraient pas vu le jour : The X-Files. Cela dit, les faits relatés dans Miracles sont on ne peut plus réalistes. Après c’est tout à chacun que d’y voir des miracles ou un simple concours de circonstances ou tout simplement un fait que la science ne peut encore expliquer. Personnellement je suis quelqu’un qui croit dur comme fer en la science (un peu trop sûrement ^^;) mais cela n’empêche pas qu’il y a quelques évènements qui font que je me dis « et si… ». Il est toujours intéressant de se remettre un petit peu en question avec des œuvres de cette qualité.
Revenons donc à l’ambiance, elle est très mystérieuse, quelque peu angoissante. La photographie est bien travaillée et malgré des plans sombres dans 75% des cas, cela passe merveilleusement bien. Le rythme est relativement lent, il y a peu de dialogues. Cela ne veut pas dire que c’est contemplatif mais on prend le temps de poser les choses et d’instaurer un climat tendu et limite suffoquant. On est souvent très content de voir la lumière du jour après l’épisode, mais on est tout aussi content de retourner à nouveau dans cette obscurité si ambivalente.

Si vous avez un petit problème avec Skeet Ulrich dans Jericho, ce que je comprends, oubliez tout ce que vous croyez savoir. Miracles rend amplement hommage à son talent et lui permet de montrer que oui, il peut être très bon lorsque la série est bien écrite. Les autres acteurs sont toute en finesse et n’en font pas de trop alors qu’ils était justement facile de tomber dans le panneau. La subtilité est vraiment le maître mot de cette série. Ceux qui apprécient de voir des acteurs pas connus à l’époque mais qui le sont devenus, seront contents d’apprendre que l’on peut y voir Zachary Quinto (le mangeur de cerveau favori de Heroes) ainsi que Maggie Grace (la blonde chiante de Lost, qui est brune dans Miracles et loin d’être chiante).

Miracles est donc une série différente des autres, il faut l’aborder en oubliant tout ce que l’on a déjà vu. Il s’agit là de treize épisodes bien écrits, liés entre eux sans pour autant être trop liés, proposant une ambiance à la limite de l’angoisse et des thèmes traités avec simplicité et pudeur. Je termine cet article avec la musique de la série qui elle aussi participe à la rendre si particulière. On est loin des bande-sons saturées par les derniers tubes pop rock. Il s’agit là d’une musique quelque peu mystique et limite envoûtante. Le générique met tout de suite dans le bain.
Comme d’habitude, une série de qualité a été annulée. Elle n’a donc pas de fin et se termine sur un twist extraordinaire. Je n’y crois pas du tout mais peut-être qu’un jour on aura le droit à un miracle, celui de voir une suite ?


2 Comments

  1. Hysope• 26 août 2012 at 20:40

    C’est une très intéressante série, en effet, qui laisse le temps, les questions se poser.
    Qui se laisse regarder, encore et encore.
    Mais personne ne semble la connaître.Dommage.

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    • Caroline• 29 août 2012 at 15:49

      Bienvenue ici Hysope~ Et en passant, tu as un très joli pseudo.
      C’est clair que Miracles n’a jamais été très connue et ce n’est malheureusement pas maintenant qu’elle va l’être. Pourtant, elle ne manquait vraiment pas de qualités. Je ne m’en souviens plus dans les détails car mon visionnage commence à dater (environ cinq ans) mais je garde en souvenir une atmosphère particulière ainsi que des thématiques et une approche intéressantes. En tout cas, je suis contente de voir que je ne suis pas la seule à l’avoir appréciée.

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