Terminée depuis un peu plus d’une semaine, Californication sera de retour l’année prochaine pour une seconde saison. Etant donné que j’en ai déjà parlé un petit peu dans un précédent post, je vous passe toute la phase de présentation de la série. Composée de douze épisodes d’une durée de 25 minutes environ, elle fut diffusée sur Showtime, « la chaîne qui ose tout ». Aucun spoiler.

On nous annonçait la série comme sulfureuse et un buzz s’est très vite créé autour d’autant plus que le personnage principal est interprété par David Duchovny. Le pilote était plutôt osé en effet mais finalement Californication n’est pas si trash que ça. Oui il y a pas mal de « fuck-pussy-dick-etc ». (un peu trop peut-être), des personnages qui couchent à droite et à gauche mais ce n’est pas du tout le moteur de la série. C’est même dommage de la réduire à uniquement des parties de jambes en l’air. Hank est un coureur de jupons mais je ne crois pas qu’il dépasse la dizaine de filles dans toute la saison. Bon, je viens de me rendre compte que c’est quand même énorme (pour moi en tout cas ^^;;) mais je pense que vous avez compris que pour une série qui est soi-disant osée c’est assez peu. Alors que FX s’évertue à faire du n’importe quoi avec Nip/Tuck et ses transexuels-découpeurs sans sexe et pire encore, quitte à en devenir ridicule, Showtime est plus sobre et donc moins pathétique.

Mon avis est assez mitigé concernant la série, je dois avouer avoir du mal à me décider si ça me plaît ou pas. J’ai comme l’impression que la présence de David Duchovny me fait regarder la série, je doute fort que je l’aurais commencée sans lui… Du coup, heureusement qu’il est à la hauteur et la porte bien sur ses épaules.
Californication souffre de nombreux défauts dont son manque de fil conducteur correctement mis en place. Les épisodes se suivent, il y a un certain lien logique mais à part ça il ne se passe rien de spécial. La vie des personnages défilent devant nos yeux et point barre. Le fait que la série oscille entre comédie et drama n’est pas forcément un atout non plus. Dur de savoir de quel pied danser, peut-on alors parler de dramédie ? Pas qu’il faille absolument tout classer dans des petites boîtes mais il est toujours bon de savoir à quoi on a affaire. Là il s’agit d’un mélange de genres qui parfois fonctionne, parfois moins. Le début de saison est plutôt bon du coup, il y a un flottement au milieu et les trois derniers épisodes remontent le tout. Quand bien même les deux dernières minutes du season finale soient à jeter à la poubelle. Elles ruinent l’esprit de la série, du moins de mon point de vue. Il faut voir ce que ça va donner dans la saison 2 mais j’ai trouvé cette fin limite ridicule.

Toutefois, la série à des qualités majeures tel que le développement des relations entre les personnages. Le lien entre Hank et Karen est vraiment bien raconté et évite plutôt habilement les clichés, même si on en retrouve d’autres ailleurs. L’amitié entre Hank toujours et son manager est une vraie amitié, très réaliste. Globalement tous les personnages sont développés et évoluent au cours des épisodes. C’est d’autant plus visible chez Hank, cela dit il ne devient pas un ange mais grandit et gagne en maturité. Il est souvent pathétique cependant on l’apprécie parce qu’il sonne vrai et cherche réellement à comprendre les personnes qui l’entourent. Les dialogues, souvent incisifs, aident beaucoup et ajoutent à la série un piquant non négligeable.

En bref, le moteur de Californication se trouve être les relations humaines dans ces moments les plus positifs comme les plus négatifs. Les scènes sulfureuses ne sont pas là pour faire in ou choquer le téléspectateur. La plupart du temps elles servent l’histoire. Le bilan est donc globalement positif, je serais probablement au rendez-vous l’année prochaine mais avec quelques réserves. Il est toujours bon de suivre une série quelque peu subversive, cynique et un brin trash. A condition qu’elle ne tourne pas en rond et choque pour faire du buzz.