Profitons de la pause de deux mois de Prison Break pour parler de ce début de saison 3. Je saute la phase de présentation parce que je me doute bien que tout le monde connaît plus ou moins maintenant l’univers de la série. Comme d’habitude l’article sera sans spoiler sur la saison 3 (par contre sur la saison 2 un peu).
Personnellement j’ai adoré la saison 1. Il est clair qu’il y avait des trucs qui clochaient pas mal comme tout le côté manipulation du gouvernement mais je m’en fichais quelque peu. Par contre la saison 2 était moyenne. Pas ou peu de suspense, des rebondissements un peu (beaucoup ?) trop gros et des personnages de plus en plus boulet. Certains reprochaient le manque de réalisme, certes c’est mérité. Cependant je ne crois pas qu’il faille attendre cela de Prison Break. Une série bourrée de testostérone avec du suspense à gogo, oui. Une série ultra crédible et qui amène le téléspectateur à réfléchir, clairement non. Du coup, je ne cache pas du tout que je regarde Michael et les prisonniers en mettant un petit peu mon cerveau de côté. Ça fait du bien parfois et puis il faut avouer que la série est souvent correctement ficelée.

Qu’en est-il de ce début de saison 3 ? Eh bien, je dois dire que j’aime beaucoup ♥. Je ne m’y attendais pas du tout au vu de la saison 2 mais Prison Break revient à ce qu’elle sait mieux faire c’est-à-dire faire trembler le spectateur. Je n’avais pas autant stressé devant la série depuis le dernier épisode de la saison 1. Comme quoi ça date ! Bref, énormément de suspense, des cliffhangers maîtrisés et qui font espérer que la semaine passera plus vite. Les épisodes ont un rythme soutenu et ne laissent aucune once de répit.

Néanmoins, tout n’est pas rose évidemment… Cette saison 3 ressemble forcément un petit peu à la saison 1 puisque retour à la case de départ. Le cadre a changé, il ne s’agit plus de l’univers bleu / gris et très froid de Fox River mais ocre, sale et chaud de Sona. D’ailleurs à ce propos, comme d’habitude la photographie est très belle et ce nouveau décor a bien mis en valeur le travail côté réalisation. Mais même si Michael est dorénavant au Panama, les rebondissements donnent parfois un air de déjà vu. Pas bien désagréable mais ça peut lasser certains. Cela dit, les derniers épisodes résolvent davantage ce souci que les premiers de la saison.
Bien que les scénaristes aient donné un cerveau à Lincoln il est toujours aussi chiant. Et… sa chemise n’a toujours qu’un seul bouton. Ok il fait chaud au Panama mais quand même ^^;; Michael lui n’a qu’un unique t-shirt à manches longues qui ne sèche jamais, hum. Certains nouveaux personnages apportent un petit peu plus à l’histoire comme Lechero ou encore Whistler mais d’autres comme Sofia ne sont pas passionnants.

En conclusion, bilan positif pour ma part. Prison Break reprend ses vieilles habitudes et redevient presque aussi efficace que lors de la saison 1. Elle ose même prendre des risques (plus ou moins forcés apparemment) quant au scénario et à ses personnages et c’est extrêmement appréciable. Par contre, il n’est pas nécessaire d’y chercher une série à très haut niveau intellectuel. Les huit premiers épisodes de la saison 3 constituent un excellent divertissement et c’est déjà pas mal.