Jour 5, semaine spéciale Noël. Aujourd’hui, c’est sweetpasta qui a choisi.
Il est amusant de noter qu’il y a quelques années, j’étais vraiment très fan de Stargate SG-1, à tel point qu’elle faisait partie de mes séries préférées. Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts. Dans cet article je n’écrirai que quelques idées. Il me paraît impossible de faire une analyse poussée de la série, je ne la maîtrise pas suffisamment et surtout, ça me prendrait des pages et des pages…

Est-il nécessaire de présenter la franchise tant elle est connue ? Faisons tout de même un rapide tour d’horizon, au cas où. Au départ il y avait Stargate, l’excellent film de Roland Emmerich avec Kurt Russell et James Spader. C’est à partir de cet univers qu’est née la série Stargate SG-1. SG-1 car les téléspectateurs suivent l’équipe SG-1 (il y a plusieurs équipes, SG-1 est évidemment la plus importante). Dix saisons ont été produites, 2007 marqua l’arrêt de la série. Néanmoins, il existe un spin-off depuis 2003, Stargate Atlantis. Stargate Universe, encore une autre série, est prévue pour 2008. Deux téléfilms devraient par ailleurs conclure totalement Stargate SG-1, à savoir Stargate : The Ark of Truth et Stargate : Continuum.

Un an après la première mission sur Abydos, la Porte des Etoiles est activée de l’extérieur. Un groupe de Goa’ulds, mené par Apophis, attaque la base et capture une militaire. Le gouvernement envoie une équipe pour retourner sur Abydos et ramener le Dr. Daniel Jackson. Celui-ci a découvert que des milliers d’autres portes existent dans l’univers, grâce à un cartouche. Cependant, Apophis capture Sha’re, la femme de Jackson, et Skaa’ra, un ami de O’Neill.
Une équipe, SG-1, composée du Colonel Jack O’Neill, du Major Samantha Carter spécialisée en astrophysique, de Daniel Jackson et du jaffa Teal’c, qui s’est retourné contre son dieu, va être mise en place pour explorer d’autres planètes, peuples ou technologies, et rechercher Sha’re et Skaa’ra.
Source : AnnuSeries

J’avoue n’avoir pas pu m’empêcher de sourire en lisant ce synopsis. J’ai l’impression que tout ça s’est passé il y a tellement longtemps. Skaa’ra, Sha’re, Apophis, des personnages qui ont marqué la série mais depuis il y a eu de nombreuses saisons. Avant de parler véritablement de Stargate SG-1 je tiens à préciser que je n’ai pas encore vu entièrement la saison dix (M6 n’a pas l’air décidé à diffuser la seconde moitié è__é) et surtout, je n’ai vu qu’une seule fois les épisodes. Du coup les premières saisons sont très lointaines dans mon esprit.

Il est possible de diviser la série en deux parties, la première traitant des Goa’ulds et la seconde des Ori. Ces deux peuples représentent le même type de menace, ils se font passer pour de faux dieux. Il était temps pour la série de changer de rengaine. Infliger de lourdes pertes aux Goa’ulds ne pouvait pas durer éternellement, il fallait bien donner le coup de grâce. Les scénaristes ont alors réussi à intégrer un peuple bien pire et cruel tout en mettant au point une mythologie intéressante liée à Merlin et aux Anciens. Il est évident que ce n’était pas prévu depuis le départ mais tout colle parfaitement.

En y réfléchissant bien, il s’en est passé des choses du côté des personnages. Un a tout de même eu le droit de se laisser pousser les cheveux ! Il y en a un qui est mort, a subi l’Ascension et est revenu sur Terre en tant que mortel. De nouveaux sont arrivés (Cameron et Vala, transfuges de Farscape), certains sont repartis (Jonas par exemple), d’autres se sont faits moins visibles (pensée toute particulière pour ce cher O’Neill). Il en ressort une équipe bien soudée, généralement plutôt intéressante. Lorsqu’O’Neill est parti j’avais un peu peur que le moteur de la série se soit aussi envolé, mais non. Stargate SG-1 marche très bien sans lui, même s’il est toujours agréable de le revoir de temps en temps. L’intégration de Vala fut une excellente idée, elle apporta une fraîcheur sans précédent à la série. Sam est devenue tellement fade et potiche au fil des saisons qu’il fallait du sang féminin frais. Il s’agit là d’un défaut majeur de la franchise (c’est valable pour Stargate Atlantis), les personnages masculins sont très forts, très développés mais du côté des femmes c’est bof. Elles sont souvent en sous-nombre en plus.
Néanmoins, l’équipe SG-1 est un intérêt non négligeable de la série. Les personnages se complètent bien et apprennent à se connaître au fur et à mesure des années. O’Neill et ses petites phrases toujours aussi drôles, Teal’c et son unique expression faciale, Daniel et son côté rat de laboratoire, Sam et son engouement pour la physique… chacun a ses défauts et ses qualités.

La mythologie de la série est extrêmement travaillée. L’univers est ultra foisonnant. Le nombre de races que l’équipe rencontre au cours de ces dix saisons est tout simplement hallucinant. Rien que pour cela, Stargate SG-1 est intéressant. On sent un réel souci du détail derrière et une volonté de proposer quelque chose de cohérent. Si certaines planètes se ressemblent étrangement, les maquillages et costumes de créatures s’améliorent avec le temps. On est loin du côté très cheap du début. Cela dit, il reste toujours le souci de la langue. Tout le monde dans l’univers ne parle pas anglais. Encore heureux d’ailleurs. Toutefois, ça reste la marque de fabrique de la série et tout le monde s’en accommode désormais.

Si la série a eu un très gros creux dans les dernières saisons, la dernière remonte le tout. Comme je le disais précédemment, je n’ai vu que la première moitié mais cela permet tout de même de se rendre compte qu’il y a comme un retour aux sources. La nouvelle équipe (Cameron, Vala, Teal’c, Sam et Daniel) est plus homogène et à un côté très amusant et sympa. Il y a moins d’épisodes indépendants et très ennuyants, la menace des Ori se faisant de plus en présente. Les dialogues sont piquants et réussis et il y a une multitude de références aux neuf saisons passées. Le point d’orgue est forcément le 10.06 qui n’est autre que l’épisode 200. Il s’agit d’une gigantesque parodie de films, séries et univers connus. Je ne m’avancerai pas trop en disant qu’il s’agit probablement là d’un des meilleurs épisodes de Stargate SG-1. Très rares sont les séries capables d’autant d’auto-dérision. Les créateurs ne sont pas fous, ils savent qu’ils ont raté certains arcs, qu’il y a des trucs qui clochent et se moquent d’eux-même. Un épisode clin d’œil absolument génial.

Quand bien même Stargate SG-1 a peu à peu perdu de son éclat, la série n’en reste pas moins indispensable pour toute personne appréciant un minimum la science-fiction. L’équipe que l’on suit est agréable au possible, les décors sont souvent merveilleux, l’univers et les races sont travaillés, l’ambiance est extrêmement plaisante. Il y a de l’aventure et parfois du suspense, un bon cocktail qui fait que l’on a pu passer d’excellents moments durant ces dix longues années. Dix années que personnellement je ne regrette en aucun cas. Par ailleurs, il ne faut pas nier que si la SF est là où elle en est aujourd’hui, c’est grâce à Stargate SG-1. Elle a su prouver au public qu’il ne s’agissait pas que de trucs débilissimes et inintéressants. Elle est forcément à l’origine de nombre de nouvelles séries du même genre et quand bien même elle a un certain nombre de défauts, elle fut la base de la découverte de la SF pour pas mal de personnes. Rien que pour ça, c’est déjà pas mal…