North & South | Nord et Sud (mini-série)

Par , le 26 février 2008

La curiosité intellectuelle faisant partie de mes qualités, je n’hésite jamais à farfouiller dans la filmographie de certains de mes chouchous. Parfois, je l’avoue, je maudis ma tendance à tester tout ce qui me tombe sous la main, mais à d’autres moments, je la bénis, surtout quand les productions en question s’avèrent aussi méconnues. C’est ainsi que récemment, j’ai lancé par hasard North & South dont je n’avais pas encore entendu parler. Cette mini-série britannique constituée de quatre épisodes d’approximativement une heure chacun fut diffusée sur BBC One entre novembre et décembre 2004. Il s’agit d’une adaptation du roman du même titre d’Elizabeth Gaskell, publié hebdomadairement entre 1854 et 1855 en Angleterre ; malheureusement, l’édition française étant épuisée, il devient très difficile de mettre la main dessus et je n’ai pas eu la chance de pouvoir le lire. Attention à ne pas confondre cette transposition à l’écran avec l’étasunienne North and South se déroulant lors de la guerre de Sécession. Aucun spoiler.

Dans les années 1850, Margaret Hale et ses parents quittent le presbytère de Helstone, au sud de l’Angleterre, pour Milton, une ville manufacturière du Nord. L’acclimatation de la famille s’annonce assez compliquée tant les différences socioculturelles entre les deux régions sont marquées. Dans cette cité gouvernée par des usines de textile, les habitants arborent une mine souvent austère et vivent pour la majorité dans une véritable misère. Tandis que les patrons et les ouvriers s’affrontent ouvertement, l’héroïne essaye tant bien que mal de se créer des relations enrichissantes dans cet univers très rude. Si elle se prend rapidement d’affection pour une jeune fille à la santé fragile, elle se heurte d’emblée avec l’un des élèves de son père, le pragmatique John Thornton, dirigeant incisif des filatures de Malborough Mills.

À l’heure actuelle, les adaptations télévisées des travaux de Jane Austen se multiplient et le public semble apprécier ces récits ayant pour cadre l’époque victorienne. Si la popularité de l’auteure ne faiblit pas, celle d’Elizabeth Gaskell demeure bien plus limitée. Beaucoup comparent leurs romans, probablement du fait de leur période et de leur appétence pour des femmes de caractère n’ayant pas à rougir même arrivées au XXIè siècle. D’ailleurs, North & South est régulièrement assimilé à l’illustre Pride and Prejudice (Orgueil et Préjugés). Cette analogie n’est pas dénuée de fondement, mais le premier se montre tout de même bien plus riche et pluridimensionnel, sans pour autant décrier le second que j’estime beaucoup. L’un délivre une belle histoire d’amour intrinsèquement liée aux bouleversements socio-économiques alors que son confrère se contente surtout d’une romance enlevée. C’est donc un petit peu dommage de chercher à systématiquement émettre des parallèles quand, finalement, le parti pris diffère. Bref, je tenais à cet aparté avant de discuter plus en détail de cette mini-série jouissant d’une solide mise en scène et reconstitution. Outre les costumes souvent symboliques et choisis avec précision, les épisodes se dotent de décors naturels et urbains plus qu’authentiques. Cette envie de soigner les détails nourrit l’ambiance se voulant lénifiante dans le Sud bucolique avec ces tonalités chaudes, ces fleurs jaunes et cette douceur de vivre, et devenant morne et dépouillée au Nord à travers des nuances grises bleutées et une neige de coton non dépourvue d’une certaine poésie mélancolique. Cet aspect métaphorique employant les couleurs et les ombres ne se limite pas à l’opposition de ces deux lieux de vie et transparaît également dans l’illustration des personnages, de leurs doutes et décisions. La superbe musique minimaliste de Martin Phipps (The Virgin Queen) sublime ce microcosme en proie aux bouleversements et poursuit cette volonté de retenue, de finesse et de délicatesse, car North & South ne cherche jamais la surenchère de pathos ou de mélodrame. Bien au contraire, pour sa peinture humaniste d’une période troublée par la révolution industrielle, la production veille à constamment offrir une juste mesure.

Nord et Sud, deux pôles divergents normalement voués à ne jamais se croiser. Sur le papier, Margaret Hale et John Thornton ne partagent que peu de points communs, à l’exception peut-être de leur intellect réfléchi. En arrivant à Milton, la jeune femme découvre le monde lugubre du patron de l’usine de coton et exècre ce qu’elle y voit. Habituée à un certain confort de vie, elle ne s’attend clairement pas à y rencontrer une population aussi pauvre condamnée à travailler jusqu’à l’épuisement. Fière, au port altier, sincère, courageuse et indépendante, elle s’intéresse à la société, essaye de comprendre ce qui l’entoure et n’hésite jamais à poser les questions qui dérangent si elle les pense importantes. Son sexe ne la freine guère bien qu’elle veille toujours à préserver sa dignité requise pour l’époque. Margaret porte sur Milton un regard assez dédaigneux, jugeant, et idéalise totalement sa région natale qu’elle a quittée avec regret, suite à l’éveil de conscience de son père, ancien vicaire. Progressivement, elle accepte de réviser son opinion, même si cela lui coûte et nécessite un effort. L’interprétation de Daniela Denby-Ash apporte ce qu’il faut au personnage pour la rendre tantôt agréable, tantôt légèrement antipathique du fait de son intransigeance et de ses préjugés. L’héroïne mûrit grandement au fur et à mesure des épisodes et des évènements impactant son quotidien. La vie ne l’épargne effectivement pas malgré des parents aimants joliment croqués avec ce père indécis (Tim Pigott-Smith) et cette mère (Lesley Manville) choyant son statut social. Les Hale s’avèrent tout de suite sympathiques et les voir arriver à Milton, dans l’humidité et la grisaille, ne peut qu’inspirer une certaine pitié tant ils dépareillent face au reste et peinent à se fondre dans la masse. La fidèle domestique Dixon (Pauline Quirke) grandement attachée à sa maîtresse injecte un peu d’humour piquant bienvenu. L’ancien homme de religion choisit donc de déplacer toute sa famille dans le Nord, car l’un de ses amis lui a assuré pouvoir y exercer comme enseignant. Il commence dès lors à y donner quelques cours, mais la passion n’est guère présente tant ces élèves, tous adultes, ne montrent guère d’intérêt. Difficile pour les Hale de trouver du réconfort au sein de cette existence ayant perdu de son éclat. Leurs fréquentations se limitent par ailleurs presque exclusivement aux Thornton, dont John, l’héritier de Malborough Mills, interprété avec talent par un Richard Armitage habité et à la voix toujours envoûtante. L’acteur offre ses lettres de noblesse au personnage et qu’il ait fasciné autant de téléspectateurs lors de la diffusion n’étonne absolument pas.

Au premier plan, North & South propose la naissance d’une histoire d’amour compliquée. Bien qu’elle soit en âge de se marier, Margaret ne cherche pas un quelconque époux et se satisfait de sa condition. Pourtant, elle ne manque pas de prétendants comme l’avocat Henry Lennox (John Light), le beau-frère de sa cousine avec qui elle correspond régulièrement. Quand elle voit John Thornton, il est dans sa fabrique bruyante, asphyxiante et pleine de poussière, et hurle sur un ouvrier. Cette vision stupéfie la jeune femme qui s’imagine de suite un patron vindicatif, peu amène ou fréquentable. Lui, de son côté, la prend initialement pour un individu méprisant, mais rectifie vite son jugement lors d’une discussion et tombe sous son charme. Il espère pouvoir la conquérir tout en se répétant qu’elle l’éconduira forcément, lui qui se bride par une tendance à l’autodépréciation. Le dirigeant de cette filature s’apparente à un homme assez austère, âpre, solitaire et partagé entre ce qu’il pense être bon pour ses affaires et ce qui anime son cœur généreux. Son adolescence difficile a forgé son tempérament et poussé à se rapprocher de sa mère (Sinéad Cusack) pour qui il éprouve un vif attachement. Celle-ci se montre très autoritaire, froide et déteste les habitants du Sud qu’elle assimile à des fainéants ne connaissant pas la valeur du travail. Cette femme voue à son fils un amour viscéral, presque possessif, et le voir s’éprendre de Margaret qu’elle n’apprécie pas ne lui plaît guère. À l’instar du reste, la relation phare de North & South est dépeinte avec une grande délicatesse et souffre régulièrement de non-dits, du poids des convenances sociales et de malentendus. L’héroïne se méprend sur des coutumes du Nord et l’époque veut que certaines émotions soient tues. La passion pudique unissant ces deux êtres transpire à travers plusieurs scènes magnifiées par des dialogues ciselés. Derrière sa télévision, l’audience a parfois de quoi se sentir semblable à une intruse tellement les deux dégagent une alchimie presque étouffante. Leurs déchirements peinent et touchent en plein cœur. La mini-série emploie ses quatre parties à bon escient pour développer sa romance favorisant beaucoup le jeu des regards, car à cette période, la retenue importe et tout sentiment, toute rage intérieure demeurent tapis dans l’ombre, seuls le visage ou quelques gestes contrôlés s’avérant susceptible de refléter le trouble latent. Cette fiction aurait pu se contenter de sa superbe histoire d’amour contrariée, mais elle en profite aussi pour l’ancrer dans une représentation des tourments du XIXè siècle en Angleterre.

À Milton, les ouvriers travaillent d’arrache-pied dans les usines de coton, s’épuisant à la tâche pour obtenir deux francs six sous. Comme partout, certains patrons cupides n’hésitent pas à abuser du système et n’ont aucune considération pour leur main d’œuvre parfois trop ignorante. Ce n’est pas vraiment le cas de Thornton qui a la tête sur les épaules et essaye à sa façon de satisfaire tout le monde sur du long terme. Sauf que ces prolétaires, eux, pensent au présent et à la nécessité de nourrir leurs proches. La deuxième moitié de la série aborde avec tact la question des grèves et de l’Union, une sorte de syndicat avant-gardiste dont fait partie Nicholas Higgins (Brendan Coyle – Downton Abbey), un homme franc un peu rustre. Ses filles, dont la charmante Bessy (Anna Maxwell Martin), se lient d’amitié avec Margaret. Celle-ci ne prend pas cette famille dans le besoin en pitié et, sans aucune arrogance ou suffisance, elle les estime grandement pour leurs propres qualités. L’héroïne a pour atout notable de se comporter naturellement avec quiconque, qu’il soit riche et prospère comme John Thornton, ou sans le sou. North & South délivre ici une critique sociale pertinente et, tristement, bien que le récit date de près de deux siècles, il conserve encore de sa modernité. Les patrons et les ouvriers ne s’écoutent pas, chacun reste campé sur ses positions en pensant avoir raison, la situation dégénère et les victimes se succèdent inlassablement. Il est par exemple question du système de ventilation dans les usines pour améliorer le confort et la santé future des employés, l’attitude paternaliste des dirigeants et leurs pouvoirs immenses sur la population, la violence effarante des émeutes menées par des hommes désespérés, la menace d’embauche d’Irlandais bien moins dispendieux, etc. L’air de rien, la mini-série nourrit donc son contexte avec un vrai souci d’exactitude et de fidélité, ce qui permet à l’ensemble d’en ressortir grandi. L’ambiance en devient alors parfois profondément malheureuse et induit une réflexion pertinente. Cet approfondissement socio-économique apporte une véritable plus-value à ces quatre épisodes ne se bornant jamais à un unique angle de vue.

Pour résumer, la gracieuse courte fiction North & South dresse le portrait d’une période en mutation où naviguent deux individus qui, après un froid contact, prennent le temps de se connaître pour mieux s’apprécier. Dans cette opposition entre campagne lumineuse et ville cotonnière maussade, l’histoire d’amour liant Margaret à John se révèle magnifique par sa pudeur, sa richesse affective, son jeu de regards et cette retenue suffocante. Si cette romance évolutive alimente le scénario, elle n’occulte absolument pas le reste et se dote d’une mise en scène soignée sublimée par une musique discrète du plus bel effet. Outre ses protagonistes déterminés oubliant peu à peu leurs divergences culturelles pour se rapprocher durablement, cette production britannique illustre une féroce lutte des classes intergénérationnelle ainsi qu’une critique revendicative du monde industriel et de la société. Par sa sobriété, son absence d’emphase sentimentale ou de misérabilisme outrancier et sa perpétuelle demi-mesure, cette peinture de l’Angleterre victorienne dispose de solides atouts pour satisfaire un large public. Laissez-vous donc tenter par ce tourbillon émotionnel éprouvant, mais définitivement subjuguant, vous ne le regretterez pas.

Mise à jour de 2016 : Depuis la publication de ce billet, en 2008, j’ai eu l’occasion de lire le livre puisqu’il a enfin bénéficié d’une réédition. Et plus récemment, j’ai pris le temps de regarder une seconde fois cette transposition à l’écran. Je confirme mes impressions initiales et, en plus de vanter la fidélité générale de l’adaptation, je demeure toujours aussi émerveillée devant cette fresque romanesque passionnée. Je conseille autant la mini-série que le récit d’Elizabeth Gaskell.


17 Commentaires

  1. Kerydwen
    llill• 1 septembre 2008 à 15:26

    J’avais acheté les dvd depuis un moment en Irlande, mais ils s’étaient perdus dans mes déménagements…Je les ai retrouvés la semaine dernière et j’ai dévoré les quatres épisodes.

    C’était très bien. Et je trouve que l’histoire de Noth and South est plus riche que celle de Pride and Prejdice. J’ai beau adorer les oeuvres de Jane Austen mais j’avoue avoir préféré l’histoire de Gaskell pour la conscience sociale et l’héroine qui fait autre chose que de argumenter contre un certain Darcy et visiter les vertes prairies. J’apprécie l’effort que fait Margaret pour connaître les gens du coin, s’intéresser à eux sans avoir pitié comme tu dis. Il est vrai qu’il y a, à l’instar de Pride and Prejudice, des malentendus entre John et Margaret, il y a la mère (ou tante dans P&P) réticente au rapprochement entre l’héroine et John, le prétendant qui comprend de travers…Mais ça s’arrête là. En fin de compte, il n’y a pas tant de ressemblances frappantes entres les deux oeuvres.

    Ce qui est bien rendu c’est le changement d’opinion de Margaret vis-à-vis du nord, je me retrouve un peu dans le personnage quand elle fait des comparaisons entre le nord, froid avec les gens qu’elle rencontre qui sont plutôt distants au premier abord, mais qui commence s’adapter, et qui remarque qu’en fin de compte le sud a aussi ses mauvais côtés.

    Une bonne série, dommage que ce soit aussi court.

    J’ai acheté le livre en anglais en fin de compte ^^;;; Je vais le commencer ce week-end :)

    Tu devrais essayer de télécharger la mini série de P&P avec Colin Firth, c’est très bien même si elle a un piti peu vieillie (je parle de l’image :D)

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  2. Kerydwen
    Kerydwen• 1 septembre 2008 à 22:14

    Coucou llill, je suis ravie de voir que tu vas bien :).

    Et je suis aussi très contente d’apprendre que tu as apprécié cette mini-série. J’avais acheté le bouquin de suite après l’avoir regardée, en anglais donc, mais je ne l’ai pas encore commencé. Sinon, je suis tout à fait d’accord sur ce que tu dis concernant la comparaison entre Pride and Prejudice et North & South. Côté personnages, Margaret est à mon sens bien plus intéressante et plus riche ; ce qui ne signifie absolument pas qu’Elizabeth s’avère insipide, loin de moi cette idée. Elles n’ont de toute manière pas du tout le même tempérament en dehors de cette indépendance tant choyée.

    Tu devrais essayer de télécharger la mini série de P&P avec Colin Firth, c’est très bien même si elle a un piti peu vieillie
    Ouiiii, je sais, mais comme je te l’ai déjà expliqué, j’ai peur d’être déçue. Ce qui est stupide puisque, sur le papier, je trouve Colin Firth en Mr. Darcy parfait, mais bon. Il faut que je me mette des coups de pied aux fesses !

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  3. Kerydwen
    Oriana• 8 mai 2009 à 15:03

    North & South est aussi une de mes séries préférées de la BBC. Dans un style un peu différent mas tout aussi intéressant il y a Cranford (aussi par Gaskell), qui est vraiment magnifique. C’est certainement une série à ne pas rater!

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  4. Kerydwen
    izumi• 12 mars 2010 à 10:59

    J’ai découvert cette mini série très tardivement et de la même manière, en suivant la filmographie de Richard Armitage pour le voir dans autre chose que Robin Hood et je n’ai pas été déçue une seule seconde !
    Vraiment magnifique ! J’ai adoré ! Les acteurs sont excellents, la photographie est superbe (le coton flottant dans l’usine *o*), la musique envoutante ! Bref, je suis complètement tombée sous le charme !
    L’histoire est passionnante, j’adore la réflexion qu’elle amène sur le social avec cette révolution industrielle qui sonne encore très juste de nos jours, le fait que les personnages soient déterminés et forts, pas passifs et bref, j’en suis sortie encore plus fangirl de Richard Armitage que je ne l’étais avant…! :D
    J’espère qu’un jour, nous aurons une édition française… Koba éditions m’ont répondu qu’ils y réfléchissaient actuellement mais que le manque de VF était un problème non négligeable !

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  5. Kerydwen
    Kerydwen• 10 avril 2010 à 11:57

    @ Izumi ~ Contente de voir que cette mini-série t’a autant plu qu’à moi.
    Pour l’édition française, c’est vrai que ce serait bien. Ceci dit, j’ai déjà mes DVD anglais ^^. Par contre, j’avoue que je ne cracherais pas sur le roman en français ; il n’est plus disponible en neuf et pas évident à trouver en occasion – ou alors, à un tarif exorbitant.

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  6. Kerydwen
    steffy• 2 mai 2010 à 15:23

    bonjour
    vrai vrai une honte que le dvd n existe pas en francais, une serie magnifique et des acteurs parfais (richard particulierement seduisant n est ce pas) , le roman en francais on le trouve sur le site amazon pour vingt et un euros… je te conseil de voir orgueil et prejuges version 2006 (adorable egalement, la meilleure adaptation a mon sens, avec keira knigthley, qui campe une lizzy absolument fidele au livre et un mr darcy tres emouvant (matthew macfadyen) a voir absolument) et perso j aime aussi Jane Eyre (avec tobby stephens), en anglais uniquement aussi egalement mais bon le charme de ce film en vaut la chandelle
    bon visionage

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  7. Kerydwen
    Kerydwen• 29 mai 2010 à 16:05

    Ah oui, effectivement. À l’heure où j’ai écrit cet article, le roman était quasiment introuvable en français, sauf en occasion. Tant mieux !

    J’ai justement regardé assez récemment le film Pride and Prejudice avec Keira Knightley. J’hésitais beaucoup à le lancer, mais je crois avoir vu mes réticences fondre comme neige au soleil en réalisant que Matthew incarnait Mr. Darcy (:P). Résultat des courses : j’ai vraiment adoré. N’empêche, je m’étonne parfois parce qu’autant j’affectionne les films et séries d’époque, autant je n’en visionne presque jamais.

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  8. Kerydwen
    Beth• 18 juillet 2011 à 16:38

    Très, très bon et beau résumé, moi je l’ai découvert il y a peu ! j’ai tout de suite adorée (et c’est peut dire) je ne me lasse pas de le regarder maintes et maintes fois…il est vrai que l’on s’attache à tous les personnages et leur histoire, biensûr je le regarde surtout pour cette passionnante histoire d’amour mais de le regarder du début à la fin à chaque fois ne me dérange pas ! J’ai achetée le bouquin (en français) 3ans après :) votre post finallement pas plus mal de l’avoir découvert maintenant :) et la sèrie sort en Dvd Français au mois de novembre 2011 et déjà commandée ! Suis impatiente ! C’est effectivement une merveilleuse et fabuleuse histoire.

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    • Kerydwen
      Kerydwen• 23 juillet 2011 à 16:00

      Chouette ! Merci pour l’info concernant le DVD. Bon, j’ai la version UK, mais je vais peut-être me laisser tenter par la française, histoire d’avoir les sous-titres dans notre langue et, pourquoi pas, pouvoir les prêter à des proches. Depuis, j’ai acheté le livre en français – que j’ai aussi en anglais, sans jamais l’avoir entamé – mais il commence à prendre la poussière. J’attends quoi ? Je ne sais pas trop… j’ai sûrement peur d’être déçue.

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  9. Kerydwen
    Mariaelhia• 24 août 2011 à 20:28

    Il faut vraiment que je vois cette série ! Le synopsis me donne vraiment envie et puis les critiques sont vraiment élogieuses mais même si mon anglais n’est pas mauvais, je préfère quand il y a des sous-titrés pour être certaine de bien tout comprendre et je n’en trouve pas. Peut-être dans quelques temps, je verrai :)

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    • Kerydwen
      Kerydwen• 24 août 2011 à 22:43

      Les DVD sont justement prévus en novembre 2011 et il y aura donc évidemment des sous-titres français, voire un doublage – bon, ça, hein… En tout cas, je conseille très fortement cette mini-série.

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  10. Kerydwen
    Madclio• 30 janvier 2012 à 18:55

    Un sujet déjà ancien mais je conseille comme d’autres avant moi à tous ceux qui ont aimé comme Kerydwen « North and South » de regarder également la série « Cranford », autre adaptation des œuvres de Gaskell, énorme succès en Angleterre en 2007 et bardée de récompenses : ici, il n’y a pas un héros ou un couple de héros mais les épisodes suivent la vie de toute une série de personnes dans un village anglais au XIX° siècle peu avant l’arrivée de la première ligne de chemin de fer…si le début peut donc surprendre, on se retrouve entraîné dans un superbe mélange de drame, de romance, d’humour…
    Enfin, la version « Pride and Prejudice » de 1995 si ma mémoire est bonne avec Colin Firth et Jennifer Ehle est une petite merveille.

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    • Kerydwen
      Kerydwen• 1 février 2012 à 13:43

      Cranford me tente beaucoup par rapport à ce que tu dis. Je vais peut-être cette fois essayer de lire le roman avant de visionner la mini-série. On va voir si je réussis à caser ça dans mon programme en 2012. En tout cas, merci beaucoup pour cette recommandation.

      Sinon, c’est une hérésie, je sais, je n’ai pas regardé Pride and Prejudice (1995). Comme tu le notes et comme tout le monde paraît s’accorder là-dessus, il semblerait effectivement que ce soit une petite merveille ^^. Là par contre, il y a de fortes chances que j’en parle ici dans quelques mois ;).

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      • Kerydwen
        Madclio• 1 février 2012 à 14:08

        Attention, la série TV « Cranford » est en fait basée sur trois romans (ou nouvelles ?) de Gaskell, dont l’un se nomme Cranford. Je ne suis donc pas sûr à quel point la série reprend l’œuvre littéraire et que cela soit une bonne idée pour découvrir E. Gaskell. Je n’ai jamais lu ses romans, d’ailleurs peu nombreux je crois, mais c’est bien sûr »North and South » qui est considéré comme son chef d’œuvre et son livre le plus célèbre.

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        • Kerydwen
          Kerydwen• 2 février 2012 à 21:47

          J’ai rapidement regardé ce qu’il se disait de Cranford (le livre) et les avis sont très mitigés. J’ai North & South – enfin Nord et Sud puisque j’ai acheté la nouvelle édition de chez Points – qui m’attend depuis un petit moment. Je vais probablement lui donner sa chance cette année donc, de toute manière, je découvrirai l’auteure d’abord de cette manière. Malgré tout, merci pour cette mise en garde :).

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  11. Kerydwen
    himonogirl• 21 mars 2012 à 22:16

    premier post ici ! Je viens de découvrir ton site, et j’adore…ça doit être le 8è article que je lis !

    Aaaaaah~ North and South…
    Le titre de ton post est parfait : l’un des moments qui m’ont le plus marquée (association PARFAITE entre musique, image et mots).
    Je suis tombée tout à fait par hasard sur cette série, l’année dernière, et c’est peu dire que j’ai adoré.
    C’est bien simple : N&S a fait une entrée fracassante dans le top 3 des oeuvres audiovisuelles que j’affectionne le plus. Tu as très bien résumé l’essence de ce qui fait le charme de cette série, et je reconnais dans ton post tout ce qui m’a plu. N&S réunit l’alchimie parfaite, la fameuse trifecta : direction, jeu d’acteurs, scénario. Bon, en même temps ils ont été aidé par E.Gaskell.
    D’ailleurs, as-tu lu le livre depuis ? Je me suis empressée de l’acheter quelques jours après avoir fini la série, et…….c’est GENIAL.
    Si tu as peur d’être déçue, je te pousse à dépasser tes craintes et à te lancer. Pour moi, le livre a sa propre vie, quelque peu différente de la série. Bien sûr, on parle de la même chose, mais tu sens la patte de Gaskell (je dis ça mais c’est le seul truc d’elle que j’ai lu !), et un univers similaire et différent. On est clairement plus immergé dans la mentalité victorienne, bien plus que dans la série (avoue, la fin ne représente pas un comportement victorien, bien puritain !), ce qui donne encore plus de force au récit et aux relations. Les personnages ont plus de complexité, tu découvres des facettes que la série n’a pas eu le temps d’explorer. Margaret est bien plus cash et frondeuse, et j’ai eu l’impression qu’elle était parfois horrible avec M.Thornton. Parlons de lui. Bien sûr, on ne peut s’empêcher de penser à Richard Armitage, mais franchement, le personnage le transcende, et son charisme propre est indéniable.
    Ironiquement, et sans doute du fait des contraintes dûes à la mentalité victorienne de l’époque, leur relation est super hot, et tu sens une sorte de tension sexuelle se développer entre eux.

    Bon j’arrête là, ça fait beaucoup de lignes alors que tu as peut-être déjà lu !
    Bravo pour ton post en tout cas !

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    • Kerydwen
      Kerydwen• 27 mars 2012 à 14:25

      Merci beaucoup et bienvenue sur Luminophore :)

      Eh non, toujours pas lu le livre depuis. C’est prévu, mais comme toujours, je laisse un peu traîner les choses. Il faut dire que j’ai tellement de bouquins sur ma pile de trois mètres de haut que je ne sais plus où donner de la tête. Je crois aussi que si je ne m’y suis pas déjà mise, c’est parce que je connais l’histoire. Comme tu l’écris, j’ai un peu peur de ne pas apprécier, de ne pas retrouver l’atmosphère de la mini-série et d’être, au final, déçue. Pourtant, il n’y a pas de raison que ce soit le cas. Allez, je vais vraiment tâcher de m’y mettre d’ici la fin de l’année. Quoi qu’il en soit, merci pour ton avis passionné qui me donne envie de me bouger un peu ;).

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