North & South (BBC) – I believe I’ve seen hell and it’s white, it’s snow white.

Par , le 26 février 2008

Il arrive parfois, souvent pour certains, que l’on se penche sur des séries que l’on n’avait pas prévu de regarder. Des séries que l’on ne connaissait même pas quelques jours plus tôt et dont peu de monde finalement en parle. Des fois à juste titre, d’autres fois non. Jusqu’à la semaine dernière je n’avais jamais entendu parler de North & South, le drama de 2004 de la BBC. Je ne cacherai pas que c’est en regardant la filmographie du charismatique et séduisant Richard Armitage (Guy de Gisborne dans la récente adaptation de Robin Hood ;D) que j’ai connu son existence. Malheureusement pour les français, North & South est introuvable dans notre pays (aucun DVD donc ni sous-titres, et encore moins de doublage). Il faut donc obligatoirement passer par la version originale. Aucun spoiler.

North & South est une adaptation du roman d’Elizabeth Gaskell qui date de 1854-1855. Lui aussi est difficilement trouvable en français (décidément !). Il ne faut pas confondre avec North & South, la mini-série américaine qui traite de la Guerre de Sécession. Rien à voir en l’occurrence si ce n’est que le drama anglais est aussi une mini-série ne comportant que quatre épisodes de 58 minutes environ.
A l’heure actuelle, les adaptations de romans de Jane Austen vont bon train, que ce soit à la télévision ou sur grand écran. North & South, l’œuvre en tant que telle, est souvent comparée à Pride & Prejudice mais selon moi c’est plus que ça. Le roman le plus connu de Jane Austen traite surtout de l’histoire d’amour entre Elisabeth et Mr Darcy. Dans North & South une critique sociale de l’Angleterre victorienne est plus que mise en avant. Du coup, oui c’est dans la même veine que les œuvres de Jane Austen mais c’est aussi bien de ne pas chercher à comparer North & South à quoique ce soit. Je ne me suis jamais réellement penchée sur les adaptations des romans de Jane Austen car j’ai toujours eu peur d’être déçue. Mais j’ai presque envie de changer d’opinion ^.^
N’ayant pas lu le roman, je ne peux pas me permettre de juger si l’adaptation en mini-série est correcte donc je ne me prononcerai pas sur ce sujet-là.

North & South, Nord & Sud. Ou comment deux personnes n’ayant rien en commun vont se rencontrer durant l’époque victorienne, en Angleterre. L’un, John Thornton, vit dans le Nord et s’occupe de son entreprise de fabrication de coton. Assez âpre et austère, il est solitaire et ne se confie réellement qu’à sa mère avec qui il a une relation fusionnelle. L’autre, Margaret Hale vit dans le Sud auprès de ses parents. Cultivée, elle a un franc parler qui ne plaît pas à tout le monde sans être pour autant une forte tête. Malheureusement, les Hale devront partir vers le Nord et plus précisément à Milton afin d’y vivre. L’adaptation est très difficile car Milton n’a a priori rien à envier au Sud où il fait si bon vivre.
La rencontre entre Mr Thorton et Miss Hale est assez vive. Si le premier se laisse vite charmer, ce n’est pas le cas de la seconde qui ne voit pas en lui un gentilhomme. Alors que Mr Thorton est riche, il se sent inférieur à Margaret car il a l’impression de ne pas être assez bien pour elle : pas assez éduqué, pas assez intelligent…
La mini-série repose essentiellement sur l’histoire d’amour naissante entre ces deux êtres. Une histoire compliquée qui souffre de beaucoup de non-dits si fréquents, surtout à cette époque. La passion qui les unit est admirablement mise en scène, toute en douceur et en finesse. A tel point que par moment, lorsqu’ils sont tous les deux on se sent presque étouffé, comme de trop. Ce couple est magnifique, déchirant et émouvant. Le fait que les deux acteurs principaux à savoir Daniela Denby-Ash et Richard Armitage soient plus qu’à la hauteur n’y est pas pour rien non plus. Ils habitent tout simplement leur personnage. L’alchimie qui les lie est palpable et extrêmement riche en émotions. Le jeu des regards a une place particulièrement importante dans cette relation. Alors qu’à l’époque victorienne tout ne se disait pas, il fallait garder une certaine tenue malgré cette rage intérieure que de tout dévoiler tant au niveau verbal que gestuel, les personnages montrent leurs émotions à travers leur visage. Parfois un regard veut dire davantage que de simples paroles. Ceci étant dit, les dialogues sont d’une rare intensité et ne diminuent en rien ce lien qui se noue entre ces deux Anglais. Comment ne pas relever des répliques comme « I don’t want to possess you ! I wish to marry you because I love you ! »
Honnêtement, je crois n’avoir jamais autant apprécié une histoire d’amour que dans North & South. Cette pudeur si caractéristique de l’époque mêlée à cette passion si exacerbée est une vraie ode à l’amour tout simplement. Un pur délice tout en étant une véritable torture.

Si la relation qui se tisse entre John et Margaret est importante, elle n’occupe aucunement les quatre épisodes de North & South. C’est elle le lien moteur mais elle n’est jamais envahissante. La mini-série met en avant de nombreuses relations existantes entre divers personnages. Une de plus belles est celle entre John Thornton et sa mère interprétée par la formidable Sinéad Cusack. Cette dernière est froide avec tout le monde, exception mise à part pour son fils. Elle ferait n’importe quoi pour lui et a un regard extrêmement lucide sur la situation. Son fils, si peu sûr de lui sur certains sujets, demande toujours conseil à sa mère et en tient respectueusement compte.
La famille de Margaret est elle aussi travaillée. On y retrouve sa mère si douce et qui sait écouter, son père attentionné et un brin trop près de ses livres adorés, la servante Dixon si attachante malgré son air quelque peu bourru. Tous les quatre vivent en parfaite harmonie malgré les moments pas toujours évidents de la vie…
A dire vrai, aucun personnage n’est gâché. Tous sont traités en profondeur et apportent quelque chose à l’histoire. Quel plaisir que de suivre des protagonistes intéressants et crédibles !

Un autre des nombreux points de North & South se trouve être le traitement des problèmes majeurs de l’époque, à savoir le travail de forçat des ouvriers, associé à leur vie très dure -surtout dans le nord- et aux grèves inhérentes au système. Les patrons n’écoutent pas, les ouvriers non plus et chacun reste campé sur ses positions pensant avoir forcément raison. Néanmoins, si au moins l’un d’entre eux dans chacun de ces camps voulait bien faire un effort, la situation pourrait peut-être bouger. Dans le bons sens. La critique sociale qu’offre la mini-série est juste et toujours plus ou moins d’actualité. En effet, en France à l’heure d’aujourd’hui on oppose toujours les patrons aux ouvriers et personne ne veut écouter personne. Si faire grève en France n’est pas forcément gênant dans le sens où l’on sait que l’on va retrouver son travail après, durant l’époque victorienne en Angleterre ce n’était pas le cas. Faire grève pouvait être synonyme de famine. Et lorsque l’on a faim les maladies s’installent plus facilement surtout lorsque le climat est aussi difficile qu’à Milton.
L’héroïne s’attache tout de suite à une famille d’ouvriers, celle de Nicholas Higgins et de ses filles. Pour elle, ce n’est pas de la pitié, elle ne cherche pas à faire sa bonne action de la semaine. Sans aucune arrogance ou suffisance, elle accueille ces gens comme les siens. Elle n’accepte pas tous leurs gestes mais cherche justement à comprendre ce qui cloche. Elle agit de la même manière avec le patron qu’est John Thornton.

Les thèmes de North & South sont donc du coup assez variés et reflètent à merveille les fondements de la société victorienne. Tout cela sans aucune volonté d’embellir ou de noircir la vérité, ou d’en faire des tonnes. Tout comme les habitants de cette époque, le drama sait utiliser de pudeur.
D’un point de vue esthétique, il s’agit là aussi d’une réussite. Les décors sont pertinents et crédibles. La différence que l’on ressent entre les scènes du Sud et celle du Nord est plus que perceptible grâce à la caméra. Pour le premier les tons sont jaunes et chauds, à tel point que l’on a l’impression d’être transporté ailleurs. Tandis qu’à Milton, le choc est rude. Les teintes sont le gris et le bleu foncé. Cela dit, lorsque la neige ou le coton s’en mêlent les scènes sont sublimes.
Qui dit époque victorienne, dit aussi vêtements particuliers. Les costumes sont impeccables, que ce soit chez les hommes ou les femmes. Pas d’excentricité, tout est encore une fois dans la retenue.
La musique, réalisé par Martin Phipps (connu pour ses travaux sur les mini-séries The Virgin Queen ou récemment Sense & Sensibility) parfait North & South. Le thème principal revient assez régulièrement et émeut plus que de raison. Un petit bijou malheureusement inexistant dans le commerce…

Un chef-d’œuvre, une poésie à l’état brut, North & South est ma révélation de l’année pour le moment (et pourtant j’en ai vu de chouettes choses !). L’histoire passionnelle entre John et Margaret est sublimée par ses acteurs. On sent son cœur battre à cent à l’heure, on vit à travers ses personnages, on se sent tout simplement vivre pleinement. Mais il n’y en a pas que pour les romantiques qui aiment les histoires de cet acabit, l’analyse sociale est passionnante et malheureusement triste, sans parti pris aucun. Même si l’humour n’est pas ce qui qualifie la mini-série, il est bien présent grâce à quelques répliques plutôt piquantes, très anglaises ^.^. Quand bien même vous êtes réfractaires à tout ce qui est série ou film d’époque (à mon inverse puisque j’en suis friande), laissez vous emporter dans ce tourbillon d’émotions par cette peinture de l’Angleterre victorienne.
C’est plus que dommage que North & South ne soit pas disponible en France, j’espère de tout cœur que cette injustice sera réparée un jour… En tout cas, je n’ai pas attendu pour commander tout de suite après l’avoir visionné le DVD anglais ainsi que le livre (en anglais du coup puisque je n’ai trouvé le livre français qu’à 70 € !). Si vous comprenez la langue de ce cher Shakespeare, n’hésitez pas à sauter le pas. Personnellement, j’avais envie de recommencer la mini-série à peine terminée !
PS : Ceux qui regardent Primeval reconnaîtront Claudia que l’on aperçoit deux fois et durant 15 secondes.

18 commentaires

llill • 1 septembre 2008 à 15:26

J’avais acheté les dvd depuis un moment en Irlande, mais ils s’étaient perdus dans mes déménagements…Je les ai retrouvés la semaine dernière et j’ai dévoré les quatres épisodes :lol:

C’était très bien. Et je trouve que l’histoire de Noth and South est plus riche que celle de Pride and Prejdice. J’ai beau adorer les oeuvres de Jane Austen mais j’avoue avoir préféré l’histoire de Gaskell pour la conscience sociale et l’héroine qui fait autre chose que de argumenter contre un certain Darcy et visiter les vertes prairies. J’apprécie l’effort que fait Margaret pour connaître les gens du coin, s’intéresser à eux sans avoir pitié comme tu dis. Il est vrai qu’il y a, à l’instar de Pride and Prejudice, des malentendus entre John et Margaret, il y a la mère (ou tante dans P&P) réticente au rapprochement entre l’héroine et John, le prétendant qui comprend de travers…Mais ça s’arrête là. En fin de compte, il n’y a pas tant de ressemblances frappantes entres les deux oeuvres.

Ce qui est bien rendu c’est le changement d’opinion de Margaret vis-à-vis du nord, je me retrouve un peu dans le personnage quand elle fait des comparaisons entre le nord, froid avec les gens qu’elle rencontre qui sont plutôt distants au premier abord, mais qui commence s’adapter, et qui remarque qu’en fin de compte le sud a aussi ses mauvais côtés.

Une bonne série, dommage que ce soit aussi court.

J’ai acheté le livre en anglais en fin de compte ^^;;; Je vais le commencer ce week-end :)

Tu devrais essayer de télécharger la mini série de P&P avec Colin Firth, c’est très bien même si elle a un piti peu vieillie (je parle de l’image :D)

Répondre

Kerydwen • 1 septembre 2008 à 22:14

Coucou llill, je suis contente de voir que tu vas bien :)
Et je suis aussi très contente d’apprendre que tu as apprécié cette mini-série. J’avais acheté le bouquin de suite après l’avoir regardé mais je ne l’ai pas encore commencé.
Sinon, je suis tout à fait d’accord sur ce que tu dis concernant la comparaison entre Pride & Prejudice et North & South. Côté personnage, Margaret est bien plus intéressante et plus riche je trouve. Mais bon, je ne veux pas dire non plus que Elizabeth est inintéressante, loin de moi cette idée.

Tu devrais essayer de télécharger la mini série de P&P avec Colin Firth, c’est très bien même si elle a un piti peu vieillie
Ouiiii, je sais mais comme je te l’ai déjà dit j’ai peur d’être déçue. Ce qui est stupide puisque déjà je trouve Colin Firth en M. Darcy parfait mais bon. Faut que je me mette des coups de pied aux fesses !

Répondre

Oriana • 8 mai 2009 à 15:03

North & South est aussi une de mes séries préférées de la BBC. :smile: Dans un style un peu différent mas tout aussi intéressant il y a Cranford (aussi par Gaskell), qui est vraiment magnifique. C’est certainement une série à ne pas rater!

Répondre

aurore • 12 février 2010 à 15:23

J’ai decouverte cette serie sur you tube vostfr.
SO cute
j’ai adorer

Répondre

izumi • 12 mars 2010 à 10:59

J’ai découvert cette mini série très tardivement et de la même manière, en suivant la filmographie de Richard Armitage pour le voir dans autre chose que Robin Hood et je n’ai pas été déçue une seule seconde !
Vraiment magnifique ! J’ai adoré ! Les acteurs sont excellents, la photographie est superbe (le coton flottant dans l’usine *o*), la musique envoutante ! Bref, je suis complètement tombée sous le charme !
L’histoire est passionnante, j’adore la réflexion qu’elle amène sur le social avec cette révolution industrielle qui sonne encore très juste de nos jours, le fait que les personnages soient déterminés et forts, pas passifs et bref, j’en suis sortie encore plus fangirl de Richard Armitage que je ne l’étais avant…! :D
J’espère qu’un jour, nous aurons une édition française… Koba éditions m’ont répondu qu’ils y réfléchissaient actuellement mais que le manque de VF était un problème non négligeable !

Répondre

Kerydwen • 10 avril 2010 à 11:57

@ Izumi ~ Contente de voir que cette mini-série t’a autant plu qu’à moi.
Pour l’édition française, c’est vrai que ce serait bien. Ceci dit, j’ai déjà mon DVD anglais moi donc ça je ne pense pas que je l’achèterais. Par contre, j’avoue que je ne cracherais pas sur le roman en français, il n’est plus réédité et pas évident à trouver en occasion (ou alors super cher).

Répondre

steffy • 2 mai 2010 à 15:23

bonjour
vrai vrai une honte que le dvd n existe pas en francais, une serie magnifique et des acteurs parfais (richard particulierement seduisant n est ce pas) , le roman en francais on le trouve sur le site amazon pour vingt et un euros… je te conseil de voir orgueil et prejuges version 2006 (adorable egalement, la meilleure adaptation a mon sens, avec keira knigthley, qui campe une lizzy absolument fidele au livre et un mr darcy tres emouvant (matthew macfadyen) a voir absolument) et perso j aime aussi Jane Eyre (avec tobby stephens), en anglais uniquement aussi egalement mais bon le charme de ce film en vaut la chandelle
bon visionage

Répondre

Kerydwen • 29 mai 2010 à 16:05

Ah oui tiens. A l’époque où j’avais écrit cet article, le roman était quasi introuvable en français, sauf en occasion. Tant mieux !
J’ai justement vu assez récemment Orgueil et Préjugés avec Keira Knightley. J’hésitais beaucoup avoir de regarder ce film mais je crois que je n’ai plus trop hésité quand j’ai su que c’était justement Matthew qui incarnait Mr Darcy :P Résultat des courses : j’ai vraiment adoré. Je suis assez antithétique par moment parce qu’autant j’adore les films et séries d’époque, autant j’en regarde presque jamais. Allez savoir.

Répondre

Beth • 18 juillet 2011 à 16:38

Très, très bon et beau résumé, moi je l’ai découvert il y a peu ! j’ai tout de suite adorée (et c’est peut dire) je ne me lasse pas de le regarder maintes et maintes fois…il est vrai que l’on s’attache à tous les personnages et leur histoire, biensûr je le regarde surtout pour cette passionnante histoire d’amour mais de le regarder du début à la fin à chaque fois ne me dérange pas ! J’ai achetée le bouquin (en français) 3ans après :) votre post finallement pas plus mal de l’avoir découvert maintenant :) et la sèrie sort en Dvd Français au mois de novembre 2011 et déjà commandée ! Suis impatiente ! C’est effectivement une merveilleuse et fabuleuse histoire.

Répondre

Kerydwen • 23 juillet 2011 à 16:00

Chouette ! Merci pour l’info concernant le DVD. Bon, j’ai la version UK mais je vais peut-être me laisser tenter par la FR histoire de tenter mes connaissances…. Cette fois, plus d’excuses, il y aura des sous-titres en français ;)
Depuis, j’ai acheté le livre mais je ne l’ai pas encore commencé. J’attends quoi ? Je ne sais pas trop… peur d’être déçue peut-être ?

Répondre

Mariaelhia • 24 août 2011 à 20:28

Il faut vraiment que je vois cette série ! Le synopsis me donne vraiment envie et puis les critiques sont vraiment élogieuses mais même si mon anglais n’est pas mauvais, je préfère quand il y a des sous-titrés pour être certaine de bien tout comprendre et je n’en trouve pas. Peut-être dans quelques temps, je verrai :)

Répondre

Kerydwen • 24 août 2011 à 22:43

Les DVD sont justement prévus en novembre 2011 et il y aura donc évidemment des sous-titres français et peut-être même un doublage (bon ça hein…). En tout cas, je conseille très fortement cette mini-série.

Répondre

Madclio • 30 janvier 2012 à 18:55

Un sujet déjà ancien mais je conseille comme d’autres avant moi à tous ceux qui ont aimé comme Kerydwen « North and South » de regarder également la série « Cranford », autre adaptation des œuvres de Gaskell, énorme succès en Angleterre en 2007 et bardée de récompenses : ici, il n’y a pas un héros ou un couple de héros mais les épisodes suivent la vie de toute une série de personnes dans un village anglais au XIX° siècle peu avant l’arrivée de la première ligne de chemin de fer…si le début peut donc surprendre, on se retrouve entraîné dans un superbe mélange de drame, de romance, d’humour…
Enfin, la version « Pride and Prejudice » de 1995 si ma mémoire est bonne avec Colin Firth et Jennifer Ehle est une petite merveille.

Répondre

Kerydwen • 1 février 2012 à 13:43

Cranford me tente beaucoup par rapport à ce que tu dis. Je vais peut-être cette fois essayer de lire auparavant le roman avant de voir la mini-série. On va voir si je réussi à caser ça dans mon programme en 2012. En tout cas, merci beaucoup pour cette recommandation.

Sinon, c’est une hérésie, je sais, je n’ai pas regardé Pride and Prejudice (1995). Comme tu le dis et comme tout le monde semble s’accorder là-dessus, il semblerait effectivement que ce soit une petite merveille ^^. Là par contre, il y a de fortes chances que j’en parle ici dans quelques mois ;)

Répondre

Madclio • 1 février 2012 à 14:08

Attention, la série TV « Cranford » est en fait basée sur trois romans (ou nouvelles ?) de Gaskell, dont l’un se nomme Cranford. Je ne suis donc pas sûr à quel point la série reprend l’œuvre littéraire et que cela soit une bonne idée pour découvrir E. Gaskell. Je n’ai jamais lu ses romans, d’ailleurs peu nombreux je crois, mais c’est bien sûr »North and South » qui est considéré comme son chef d’œuvre et son livre le plus célèbre.

Répondre

Kerydwen • 2 février 2012 à 21:47

J’ai rapidement regardé ce qu’il se disait de Cranford (le livre) et les avis sont très mitigés. J’ai North and South -enfin Nord et Sud puisque j’ai acheté la nouvelle édition du Points- qui m’attend depuis un petit moment. Je vais probablement lui donner sa chance cette année donc de toute manière, je découvrirai l’auteure d’abord de cette manière. Merci pour cette mise en garde ceci dit :)

Répondre

himonogirl • 21 mars 2012 à 22:16

premier post ici ! Je viens de découvrir ton site, et j’adore…ça doit être le 8è article que je lis !

Aaaaaah~ North and South…
Le titre de ton post est parfait : l’un des moments qui m’ont le plus marquée (association PARFAITE entre musique, image et mots).
Je suis tombée tout à fait par hasard sur cette série, l’année dernière, et c’est peu dire que j’ai adoré.
C’est bien simple : N&S a fait une entrée fracassante dans le top 3 des oeuvres audiovisuelles que j’affectionne le plus. Tu as très bien résumé l’essence de ce qui fait le charme de cette série, et je reconnais dans ton post tout ce qui m’a plu. N&S réunit l’alchimie parfaite, la fameuse trifecta : direction, jeu d’acteurs, scénario. Bon, en même temps ils ont été aidé par E.Gaskell.
D’ailleurs, as-tu lu le livre depuis ? Je me suis empressée de l’acheter quelques jours après avoir fini la série, et…….c’est GENIAL.
Si tu as peur d’être déçue, je te pousse à dépasser tes craintes et à te lancer. Pour moi, le livre a sa propre vie, quelque peu différente de la série. Bien sûr, on parle de la même chose, mais tu sens la patte de Gaskell (je dis ça mais c’est le seul truc d’elle que j’ai lu !), et un univers similaire et différent. On est clairement plus immergé dans la mentalité victorienne, bien plus que dans la série (avoue, la fin ne représente pas un comportement victorien, bien puritain !), ce qui donne encore plus de force au récit et aux relations. Les personnages ont plus de complexité, tu découvres des facettes que la série n’a pas eu le temps d’explorer. Margaret est bien plus cash et frondeuse, et j’ai eu l’impression qu’elle était parfois horrible avec M.Thornton. Parlons de lui. Bien sûr, on ne peut s’empêcher de penser à Richard Armitage, mais franchement, le personnage le transcende, et son charisme propre est indéniable.
Ironiquement, et sans doute du fait des contraintes dûes à la mentalité victorienne de l’époque, leur relation est super hot, et tu sens une sorte de tension sexuelle se développer entre eux.

Bon j’arrête là, ça fait beaucoup de lignes alors que tu as peut-être déjà lu !
Bravo pour ton post en tout cas !

Répondre

Kerydwen • 27 mars 2012 à 14:25

Merci beaucoup et bienvenue sur Luminophore :)

Eh non, toujours pas lu le livre depuis. C’est prévu mais comme toujours, je laisse un peu traîner les choses. Il faut dire que j’ai tellement de bouquins sur ma pile de trois mètres de haut que je ne sais plus où donner de la tête. Je crois aussi que si je ne me suis pas déjà mise c’est parce que je connais l’histoire. Comme tu le dis, j’ai un peu peur de ne pas apprécier, de ne pas retrouver l’atmosphère de la mini-série et d’être au final, déçue. Pourtant, il n’y a pas de raison que ce soit le cas. Allez, je vais vraiment tâcher de m’y mettre d’ici la fin de l’année. Quoiqu’il en soit, merci pour ton avis passionné qui me donne envie de me bouger un peu ;)

Répondre

Ajouter un commentaire

Les champs requis sont indiqués par une *. Votre adresse mail ne sera pas publiée.

Vous pouvez utiliser ces tags et ces attributes HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>