Composée de sept épisodes diffusés entre janvier et mars 2008, la deuxième saison de Primeval (Nick Cutter et les Portes du Temps en VF) s’est terminée il y a quelques semaines. ITV, la chaîne anglaise, a annoncé qu’une troisième verrait le jour dès 2009. Aucun spoiler.

Si l’on fait un tour dans les archives de ce blog, il est possible de se rendre compte que j’avais un avis plus que mitigé concernant la première saison de la série. Étant donné que le thème me plaît beaucoup, à savoir la Préhistoire mélangée aux anomalies spatiotemporelles, je rêvais d’un récit plutôt solide et enthousiasmant. Malheureusement, le résultat ne fut en aucun cas à la hauteur de mes espérances, même si les deux épisodes finaux s’avéraient plus concluants. Je n’ai pas fait cette erreur pour cette suite puisque pour le coup, je n’avais aucune attente particulière, si ce n’est l’envie d’être un minimum divertie.

L’ultime épisode de la saison précédente se terminait sur un cliffhanger intéressant et celle-ci reprend justement là où nous nous étions arrêtés. Ces aventures inédites se focalisent ainsi sur la tentative de compréhension de Nick de ce qui s’est passé dernièrement, et des conséquences intrinsèques. Quelques changements apparaissent, mais ne modifient pas franchement la dynamique du groupe, ce qui se révèle un petit peu dommage. D’autant plus qu’il semble que les scénaristes cherchent à bouleverser sensiblement la routine des héros en nourrissant des complots, des trahisons ou bien de la manipulation. Tout cela est fait de manière souvent superficielle et pas vraiment intense d’un point de vue émotionnel. Il demeure de nouveau compliqué de s’attacher aux personnages qui n’attirent pas spécialement de sympathie. Concernant Nick, le problème vient de son acteur, Douglas Henshall, qui paraît perpétuellement drogué. Stephen Hart est toujours aussi transparent, mais il est sûrement là pour d’autres raisons plus futiles. Abby est encore plus inutile qu’auparavant, bien que sa présence permette d’instaurer quelques dialogues savoureux avec Connor. Ce dernier représente assurément l’unique fraîcheur de la série. Toutefois, Lester, le patron, devient plus cool et donne droit à quelques scènes plaisantes. La saison deux de Primeval suit un fil rouge intéressant, mais il met du temps à s’installer malgré des éléments distillés au long cours. Le grand méchant est assez prévisible et ses intentions ne sont pas clairement explicitées. Quant au sacrifice final, il n’est pas intense et laisse supposer qu’il ne sera de toute façon pas irrémédiable.

Au final, les sept épisodes constituant cette deuxième année de Primeval ne sont pas mauvais, seulement dans la même veine que les précédents. Voilà un divertissement plutôt correct, mais qui ne dépasse pas ce stade. De bons ingrédients répondent à l’appel comme le fait que l’humour anglais perdure, les effets spéciaux sont meilleurs et il y a de l’action – quoique parfois ridicule (Abby…). Les animaux préhistoriques se veulent souvent bien trouvés et c’est un véritable plaisir que de découvrir les vélociraptors. Quelques idées intéressantes pointent le bout de leur nez, mais elles demeurent à l’état embryonnaire. Il reste à espérer que la saison trois enraye ces multiples écueils.