Petite pause d’un peu plus d’un mois pour la saison quatre de Lost, son retour est prévu pour le 24 avril prochain. Puisque la grève des scénaristes s’est arrêtée, la saison comportera en tout et pour tout treize épisodes. Il reste donc cinq épisodes inédits.
Comme j’ai déjà pu le dire j’ai longtemps critiqué la série pour ses nombreuses questions pas très intéressantes et sans réponse, son manque d’action, ses boulets de personnages, cette volonté que de faire croire qu’il y a un super mystère alors qu’en fait c’est du flan, ces flashbacks souvent chiants même si souvent bien amenés, etc. Puisque tout le monde peut faire des erreurs (même moi !), j’ai changé d’avis au cours de la saison trois. A tel point que j’attendais avec grande impatience cette saison quatre. A tort ? Aucun spoiler.

L’épisode final de la saison précédente, centré sur Jack, lançait Lost dans une direction quelque peu différente. En plus des flashbacks, il faut maintenant compter sur les flashforwards. L’idée est intéressante mais légèrement casse-gueule dans le sens où le téléspectateur peut se perdre avec ces retours dans le passé et ces allers dans le présent. Sauf que même s’il s’agit de Lost, la série reine des prises de tête pour rien, ce n’est pas le cas. Les épisodes passent comme une lettre à la poste, on enchaîne les deux procédés sans souci. A tel point que parfois on ne sait plus si on est avant ou après et c’est un délice.
Par ailleurs, comme on sait qu’il finissent par quitter l’île, j’avais peur qu’ils la quittent justement trop vite. Du tout. Après tout c’est normal puisque Lost n’est pas l’histoire des passagers de l’avion mais l’histoire de cette île si étrange et hypnotique.

Le point fort de la série a toujours été de savoir faire la part belle à ses protagonistes sans trop en privilégier. Certes Bernard et Rose ont un temps limité mais il est tout à fait possible d’avoir un épisode réussi sans les héros principaux comme Jack, Kate ou encore Sawyer. A ce moment-là aucun vide ne se fait ressentir, preuve que la série a su insuffler suffisamment de vie à tous les autres. Le dernier épisode en date, le 4.08, Meet Kevin Johnson, est un exemple parfait. Durant les quarante minutes on suit un personnage et tous les autres sont mis de côté. Même si ce dernier n’est pas quelqu’un que l’on pourrait considérer comme intéressant, cette série de flashbacks fut nécessaire sans être forcément indispensable. Certains seront déçus parce qu’ils espéreront davantage de mystère mais moi je dis que c’est parfait ainsi. C’est crédible, ça colle à l’histoire et à la psychologie du personnage.

La première partie de la saison quatre de Lost donne des réponses, pas toutes mais il fallait s’y attendre. De nouvelles questions apparaissent cependant elles sont suffisamment mystérieuses sans trop en faire pour titiller le spectateur. Même les personnages boulets sont potables ce qui relève du miracle chez certains (bien sûr que je pense à toi Kate), de nouveaux apparaissent et apportent un petit plus à l’histoire. Mon chouchou, Ben, est égal à lui-même et semble s’amuser autant dans sa jungle. Il y a quelques morts, dont une assez énervante, mais comme on le sait maintenant, l’île décide qui doit y passer définitivement ou pas. On peut donc se douter que cette personne reviendra…
Bref, un début de saison plus que sympathique. Malgré toutes les critiques que l’on pourrait trouver, il n’est pas possible de nier que les scénaristes semblent savoir où ils vont. Il est vrai qu’il vaut mieux suivre la série correctement si l’on veut tenter de trouver un semblant de réponse. Loin d’être frustrante comme elle le fut lors des précédents saisons, Lost est devenue passionnante à mes yeux et pourtant c’était loin d’être gagné…