La politique de TF1 est toujours aussi mauvaise – je ne vous apprends rien – et l’arrêt de Psych (Enquêteur malgré lui en VF) sur cette chaîne est une énième raison étayant le cahier des doléances. C’est d’autant plus agaçant que la diffusion française envoyait régulièrement des amateurs de James Roday nu sur Luminophore (haha). Dorénavant, vous êtres beaucoup moins nombreux à atterrir ici de cette manière – actuellement, c’est plutôt David Duchovny nu qui attire, on sent que Californication est arrivée sur M6. Bref, difficile de ne pas cacher sa déception quand on voit le traitement français de cette série rigolote. Heureusement, il s’avère possible de compenser son manque avec les États-Unis. Cela dit, ceux qui suivent la programmation étasunienne doivent être également un petit peu frustrés étant donné que la saison deux s’est terminée il y a un moment maintenant. Composée de seize épisodes, celle-ci est passée sur USA Network entre juillet 2007 et février 2008. Aucun spoiler.

J’en avais rapidement parlé précédemment et je pourrais redire la même chose. La saison deux continue sur la lancée de la première en y ajoutant une nouvelle dose de fantaisie. Psych est parvenue à créer son monde à part et réussit à combler le téléspectateur avec des petits riens qui font toute la différence. Les génériques modifiés, comme celui de l’épisode de Noël ou celui sur les telenovelas, en sont de parfaits exemples. La saison ose quelque chose vis-à-vis de Gus (rien de renversant, mais c’est notable dans le cas de la fiction) qui m’a fait un petit peu peur au début. Sauf qu’il s’agit de Psych, autrement dit la série où tout ou presque est tourné à la rigolade. Les personnages n’évoluent pas vraiment, il est vrai, mais là n’est pas le but de toute façon.

Pour résumer cette saison, les deux zigotos, Shawn et Gus, sont égaux à eux-mêmes et adorent se chamailler gentiment. Enfin, c’est surtout valable pour Shawn qui n’en rate jamais une pour se moquer de son compère. L’humour est encore omniprésent et se mélange à merveille avec les enquêtes souvent loufoques. Contrairement aux aventures précédentes, le soi-disant voyant est assez régulièrement remis en question et doit se creuser un minimum la cervelle pour rester un tant soit peu crédible. C’est ainsi que l’on découvre l’arrivée d’une autre médium qui croit avoir affaire à un charlatan – et elle a raison ! Cela permet de renouveler les situations de manière à ne pas trop se reposer toujours sur un schéma analogue. Psych tourne en dérision de nombreuses thématiques comme la mode (Black et Tan ! Bien sûr, Shawn est Black et Gus, Tan !) ; les titres d’épisodes sont aussi déjantés qu’avant (Shawn (and Gus) of the Dead, If You’re So Smart, Then Why Are You Dead?, The Old and the Restless…). Et pour pimenter tout ça, la saison deux se termine sur un cliffhanger. Rassurez-vous, ce n’est rien d’atroce bien qu’il soit annonciateur de scènes certainement délicieuses. Indiscutablement une valeur sûre en comédie, Psych est heureusement de retour pour une troisième année dès l’été prochain.