V : The Original Miniseries (mini-série) – Friendship is universal

Publié par | 27 mars 2008

Petite -je me sens vieille d’un coup ;__;- je regardais avec ma mère une série que je trouvais bizarre mais que j’aimais bien. Je ne me rappelle plus trop si je la regardais sur feue la Cinq ou sur M6. Dans tous les cas, ça remonte à très loin. Genre quinze ans (aaaargh !). Il est possible à l’heure d’aujourd’hui de considérer cette série comme culte. Avec une seule lettre elle a fait parler d’elle et elle continue d’ailleurs. Son nom n’est autre que V. V comme Victoire.
Si l’on ne connaît pas trop l’univers il est bon de savoir qu’il existe deux mini-séries à regarder avant la série de 19 épisodes. Une troisième mini-série, V : The Second Generation, serait en projet.
La suite de cet article ne traitera que de la première mini-série (V : The Original miniseries) qui date des 1er et 2 mai 1983. Il sera question de la suite sur Luminophore plus tard. Créée par Kenneth Johnson (The Bionic Woman -1976-, The Incredible Hulk…) cette mini-série est composée de deux épisodes de 90 minutes chacun et fut diffusée sur NBC. Apparemment les audiences furent de plus de 80 millions aux Etats-Unis (d’après SériesLive). Je trouve ça un petit peu très étrange tout de même… A vérifier. Aucun spoiler.

Lorsque des extra-terrestres ressemblant étrangement à la race humaine viennent demander de l’aide aux terriens, ces derniers acceptent avec plaisir. Mais quelques sceptiques découvriront que les véritables raisons de la venue de ces extra-terrestres n’est pas celle qu’ils avaient invoquée. Des rebelles décident donc de se battre pour libérer la Terre de ses envahisseurs…
Source : AnnuSeries

Je me rappelle avoir plutôt apprécié la série lorsque je la regardais mais je gardais seulement des souvenirs assez flous. Par contre, vu mon âge, j’étais forcément passée à côté de toute la dimension qui fait que V est culte. Puisque la mini-série date (presque 25 ans quand même !), j’avais un petit peu peur de trouver ça ultra-kitsch. Eh bien en fait pas du tout. Bien sûr que oui les effets spéciaux sont obsolètes mais ce n’est pas si horrible que ça. Pour comparer à Star Wars, la première trilogie, qui date plus ou moins de cette époque, c’est du même acabit. Il est vrai que ça m’a fait rire lorsque j’ai vu le vaisseau-mère arriver mais ce n’est pas ridicule. On dirait juste des Playmobils :D Exceptés les effets spéciaux, il reste tout ce qui date des années 1980, à savoir les coupes de cheveux atroces, les vêtements abominables (et les jeans très moulants chez les hommes, hmm :D), les télévisions qui semblent sortir des années 1950, l’absence d’internet ou de téléphones portables… Dit comme ça, ça paraît peut-être étrange mais ça fait toujours bizarre de voir les héros galérer pour prévenir quelqu’un alors qu’à l’heure actuelle un petit coup de téléphone et c’est bon. Un peu comme si on voyait les personnages surfer sur le net avec un 56k et le modem qui fait ses bruits si caractéristiques ^^.

A mi-chemin entre la science-fiction et l’Histoire, cette première mini-série plonge d’emblée le téléspectateur dans la résistance. Résistance contre les Visiteurs qui l’air de rien, envahissent la Terre, contrôlent les médias et finalement les habitants. Le parallèle avec la Seconde Guerre Mondiale -les nazis, la jeunesse hitlérienne, la Gestapo…- saute forcément tout de suite aux yeux. Le signe des aliens ressemble étrangement à la croix gammée, l’uniforme évoque aussi quelque chose. La série dénonce la collaboration, le totalitarisme, la propagande et encense toute forme de résistance. Qu’elle soit isolée, limitée ou à plus grande échelle. Un résistant, c’est toujours ça, ne serait-ce que dans les esprits. Si par moment certaines scènes sont amenées un petit peu maladroitement, la mini-série tient ses promesses. La résistance est de toute manière un thème fédérateur et qui laisse songeur… Serions-nous capable de devenir un rebelle, un résistant si l’occasion se présentait ? Si la réponse positive peut paraître évidente ce n’est pas dit que dans le chaud de l’action on serait aussi catégorique.
La résistance se fait donc rapidement parmi les humains mais aussi parmi les Visiteurs. L’univers de V n’est pas manichéen. Il y a des méchants chez les Terriens et des sympathiques chez les extra-terrestres. Le fait que les femmes soient mises en avant est chouette d’autant plus qu’à l’époque ce n’était pas toujours le cas. Ainsi le groupe de résistants est mené par une femme belle, brillante et scientifique : Julie Parrish (Faye Grant). Elle sera aidée par la suite par Mike Donovan (Marc Singer) qui est un des premiers à entrer en contact avec les envahisseurs. Par ailleurs, le Visiteur le plus cruel paraît être une femme, la vénéneuse Diana (Jane Badler) qui pratique des expériences apparemment atroces sur les humains et ne semble avoir aucun remord.

A la base, la série devait parler de la montée du nazisme et de la résistance dans les années 1930 en Allemagne. Sauf que fort du succès de Star Wars, NBC voulut intégrer de la science-fiction, d’où les Visiteurs. Il est clair que l’on sent une influence de la trilogie de George Lucas. Par exemple lorsque les aliens atterrissent, les humains les accueillent avec un orchestre interprétant le thème de Star Wars. Les armes des extraterrestres sont légèrement similaires aux blasters par leurs formes mais aussi par leurs bruits.

D’un point de vue purement technique, j’ai été agréablement surprise par la qualité du DVD. Les couleurs sont superbes et le son très bon, il y a pas mal de bonus intéressants. Assez étonnant dans le sens où la mini-série date de 1983, on ne dirait pas qu’elle est aussi vieille.

Véritable métaphore à peine dissimulée de la Seconde Guerre Mondiale, la première mini-série de V reste toujours d’actualité. Par une écriture intelligente, les scénaristes amènent les téléspectateurs à réfléchir sur divers sujets liés à la conspiration, aux invasions, au fascisme et aux libertés que l’on est en droit d’avoir. Les personnages sont très nombreux et représentatifs de la population. A noter la présence de Robert Englund qui devint très connu par la suite grâce à son rôle de Freddy Krueger. V mérite sans aucun doute ses galons de série culte et garde encore toute sa fraîcheur et son intérêt 25 ans plus tard. Pour peu que l’on apprécie la science-fiction il s’agit vraiment d’une mini-série à regarder et qui inspire encore grand nombre de personnes que ce soit à la télévision, au cinéma ou dans les livres.

Articles similaires

2 commentaires

Nephthys le 7 avril 2008 à 11:59.

J’ai vaguement vu qq épisodes de la série V (je ne savais même pas qu’il y avait des mini-séries avant *honte*)… Mais ce qui me surprend le plus c’est le fait que mon père ait apprécié cette série… Mes parents ne sont pas très « séries » alors quand mon père m’a dit ca, j’étais un peu éberluée… lol ^^

Répondre

Kerydwen le 7 avril 2008 à 20:13.

Comme je le dis dans l’article je ne me rappelle plus trop de la série mais il paraît que la série tv (pas les mini-séries donc) est largement inférieure aux mini-séries. Dans tous les cas, si tu en as l’occasion n’hésite pas à y jeter un coup d’oeil parce que ça vaut vraiment le coup.

Répondre

Laisser votre commentaire

Les champs requis sont indiqués par une *

*

Vous pouvez utiliser ces tags et ces attributes HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>