La très courte saison une s’est terminée il y a un petit moment maintenant du fait de la grève des scénaristes mais il n’est jamais trop tard pour en parler. L’année dernière, l’annonce comme quoi Grey’s Anatomy aurait le droit à un spin-off en a étonné plus d’un. Surtout lorsque l’on a su que cette petite sœur serait sur Addison, la belle rousse de l’hôpital. Un double épisode, supposé introduire le nouveau cadre et les personnages, fut diffusé durant la saison trois de Grey’s Anatomy et c’est ainsi que vit le jour Private Practice dès la rentrée télévisuelle 2007-2008.
Seuls neuf épisodes composent la saison une mais il était a priori prévu qu’elle en comporte davantage. La grève passant par là et malgré la reprise, de nouveaux épisodes n’ont pas été commandés contrairement à Grey’s Anatomy. Par contre, une saison deux est d’ores et déjà prévue. Aucun spoiler.

Honnêtement, le double épisode de présentation de Grey’s Anatomy n’était pas extraordinaire. Si le personnage d’Addison n’en était pas l’héroïne, je ne pense pas que je me serais penchée sur Private Practice. La chirurgienne en a marre de Seattle et de l’hôpital et on la comprend tellement la saison trois de Grey’s Anatomy était plus que mitigée. Du coup elle s’en va à Los Angeles, là où il fait beau, chaud et intègre le cabinet médical d’une vieille amie. Cabinet radicalement différent de son ancienne structure de travail. Déjà, l’équipe est minime, ici ce qui est privilégié est le lien avec les patients.
Addison était probablement mon personnage préféré de Grey’s Anatomy (avec Miranda tout de même !) donc j’ai eu envie de la suivre en Californie. D’autant plus que le cast est sympa, mention spéciale à Paul Adelstein dans un rôle fondamentalement différent de celui qu’il incarne dans Prison Break. À noter aussi -entre autres- la présence de Chris Lowell (Veronica Mars) jouant le rôle d’un futur maïeuticien et de Tim Daly (The Fugitive).

Malgré toute ma bonne volonté, j’ai trouvé le pilote très nul. Bon je suis bête parce que j’aurais dû rédiger cet article il y a de nombreux mois et mes souvenirs sont un peu flous mais qu’importe. Il est évident que le but de Private Practice n’est pas d’être un Grey’s Anatomy 2.0, ça n’aurait aucun intérêt. Néanmoins, le personnage d’Addison est pas mal dénaturé ou alors elle cachait bien son jeu à Seattle. Elle est ultra fofolle sur les bords, totalement névrosée. En fait, la série ressemble à son héroïne. Elle ne se prend pas trop au sérieux et offre une palette de personnages avec des hormones en ébullition. L’autre point négatif est d’avoir changé l’actrice qui interprétait le rôle de sa meilleure amie. La nouvelle actrice, Audra McDonald, est assez antipathique et à la fin de la saison il était encore difficile de s’y attacher.
Il y a quand même quelques moments sympathiques, par exemple l’apparition de David Sutcliffe (Christopher dans Gilmore Girls) est chouette mais la sauce ne prend pas vraiment. Certes, la fine équipe au bout de neuf épisodes commence à devenir plus intéressante et se transforme peu à peu en bande d’amis sauf que… bof. Ceci dit, le personnage de Cooper est très agréable. Paul Adelstein y est pour beaucoup tant sa bonne humeur et son entrain sont communicatifs.

Private Practice offre une première saison très moyenne, plate et très brouillonne. Kate Walsh a beau mettre de la volonté, on s’ennuie pas mal, surtout durant les premiers épisodes. Les titres d’épisodes commencent toujours par « In which » ce qui est marrant surtout vu leur longueur. Addison revient dans les prochains épisodes de Grey’s Anatomy, on va bien voir ce qui va se passer avec elle, même si elle finira pas retourner à Los Angeles. En tout cas, pour ma part, je ne suis pas persuadée de vouloir retourner avec elle…