Finalement on arrive au bout des reviews des saisons de cette année, il ne m’en reste que deux en stock dont une où deux épisodes doivent encore être diffusés. Après une première saison très mignonne, fraîche et agréable, Ugly Betty a-t-elle su passer la seconde vitesse sans trop de casse ? Il n’est plus la peine à mon avis de présenter la série. Tout le monde -ou presque- sait qu’elle raconte l’histoire de Betty, une jeune fille moche et mal habillée, qui travaille dans un grand magazine, Mode. Comme la plupart des séries cette année, la saison d’Ugly Betty a été raccourcie ce qui fait qu’elle ne comporte que dix-huit épisodes. Aucun spoiler.

Le season finale de la première saison était un vrai feu d’artifice digne des plus grands soaps opera. Tous les personnages subissaient des rebondissements incroyables et un cliffhanger assez horrible clôturait le tout. La seconde saison reprend plus ou moins où on nous avait laissé. Le season premiere est probablement un des meilleurs épisodes de cette nouvelle saison d’ailleurs. Emouvant et drôle par certains points, il touche le téléspectateur comme la série sait si bien le faire tout en le faisant rire. A vrai dire, Ugly Betty reprend tous les ingrédients de la première saison cette année et ne change pas grand chose à ce qui a fait sa réussite. Les rebondissements sont toujours aussi invraisemblables mais très sympathiques, les personnages sont encore une fois attachants, le rythme est trépidant. Bref, durant l’été 2007 la série ne s’est pas perdue en cours de route. Mais, car oui il y a un mais, on peut émettre un bémol sur cette saison. La coupure due à la grève n’a pas été profitable. Les épisodes post-grève sont moins bons que les précédents et manquent d’homogénéité. Certains personnages manquent de traitement ou on s’en rappelle seulement le temps d’un épisode. Alexis en est le parfait exemple. Honnêtement, elle ne sert plus à grand chose et finit même par devenir antipathique. Il en est de même pour Henry ce qui est dingue tant il avait un capital sympathie apparemment illimité dans la saison une.

Cette baisse de régime est valable pour les interactions Marc / Amanda qui ne sont pas assez nombreuses d’autant plus qu’elles sont une part de l’identité de la série. Les love interests de Betty deviennent redondants car elle ne parvient pas à se décider. Et du coup c’est que cela en devient presque irritant. Ce qui est aussi dommage c’est que chacun de ses soupirants prend alors une dimension plus négative, à tel point que l’on espère que l’un d’entre eux disparaîtra vite. Malgré ces lacunes il reste quand même tous les points positifs comme cette capacité à traiter un nombre assez impressionnant de personnages à la fois, d’ajouter toujours du piment aux scènes, de nous attendrir et de nous faire rire en deux trois mouvements.

La saison deux est donc plus faible que la première. Mais cela ne signifie pas pour autant qu’elle est mauvaise. Loin de là même. Certaines intrigues étaient trop bancales pour être intéressantes (celle de Renée par exemple) tandis que d’autres sont géniales. Les guest stars sont très nombreuses, peut-être un peu trop, mais cela n’empêche pas d’apprécier de voir des têtes que l’on aime bien dans une série agréable. Ugly Betty garde sa fraîcheur et son ton acidulé. Encore une fois elle trouve le parfait compromis entre la comédie, les scènes soapesques et ses personnages attachants et plutôt approfondis. Les secondaires sont davantage mis en avant pour notre plus grand plaisir. Il va de soi que la série ne tourne plus autant de Betty mais plus de son entourage pour lequel on trouve toujours quelqu’un à apprécier. Maintenant il ne reste plus qu’à espérer que le gamin de la fin saura parler correctement français si on le revoit dans la saison trois. Le pauvre.