Alors que je n’ai même pas encore écrit les reviews de saisons de deux excellentes séries (j’y peux rien, je bloque, trop de choses en tête sur elles), il sera question aujourd’hui d’une nouvelle série qui a vu sa première saison diffusée cette année. Tout comme pour Moonlight, je ne l’ai pas regardée « en direct » mais ces dernières semaines. Parlons donc de Terminator: The Sarah Connor Chronicles. Le pilote était disponible l’été dernier mais je ne m’étais pas penchée dessus. Les critiques étaient assez mauvaises à l’époque et on ne peut pas dire que la saison une ait fait grand bruit sur le net, ni ailleurs en fait. Les audiences sont moyennes, huit millions environ, mais la série sera de retour en septembre pour une saison deux.
Diffusée dès janvier sur Fox, Terminator: The Sarah Connor Chronicles ne comporte que neuf épisodes. C’est encore une victime de la grève des scénaristes, la saison aurait dû être plus longue. Par conséquent, le season finale n’est pas un season finale au sens strict du terme puisque d’autres épisodes étaient supposés remplir la saison. Il n’est certainement pas nécessaire de présenter Terminator, tout le monde doit au moins connaître de nom les films de James Cameron. Personnellement, je dois dire que j’aime beaucoup l’univers et je suis une grande fan du second opus. Et pas que parce que j’adore Edward Furlong. De ce fait, malgré les critiques peu élogieuses j’ai voulu donner une chance à la série. Apparemment elle a été achetée par TF1 mais savoir quand elle sera diffusée est une autre affaire. Aucun spoiler.

Terminator: The Sarah Connor Chronicles ne dépeint pas un univers plus ou moins différent des films, bien au contraire. La série se situe après les deux premiers films, lorsque John a 15 ans. Le petit souci c’est que vu qu’il s’agit d’une suite, les personnages se doivent d’être cohérents avec leur version grand écran. Si pour John (incarné par Thomas Dekker –Heroes-) ça passe assez bien, c’est moins le cas pour Sarah. Lena Headey est plutôt correcte dans ce rôle mais elle n’a pas le charisme de Linda Hamilton. Et surtout, la Sarah Connor de la série est un tant soit peu trop pépère. En tout cas, pour ma part j’espérais un peu plus de perte de contrôle d’elle-même. Sinon, je ne peux pas trop dire être incollable sur les films d’autant plus que je les ai vus (ou revus) il y a un petit moment et je ne me souviens plus très bien en détails. Est-ce que la série est à 100% cohérente ? Aucune idée. Une chose est sûre c’est que l’histoire de la série se rattache bien aux films. Toutefois, il me semble que les sauts dans le temps ne peuvent être effectués dans les versions cinématographiques. Si l’on se base uniquement sur Terminator: The Sarah Connor Chronicles on retrouve quelques ratages. Cameron, un des robots, est semblable aux humains dans le pilote, alors qu’après elle ne montre pas une grande capacité à paraître humaine. C’est dommage mais ça laisse supposer qu’on la verra probablement s’humaniser au fur et à mesure des épisodes. Espérons-le car les robots qui essayent de nous ressembler sont généralement plus intéressants que ceux qui ne sont que des machines pures et dures. En neuf épisodes la série n’a pas trop le temps -ou ne le prend pas- pour développer cette idée et c’est regrettable. Côté ratage, ce qui m’a le plus fait sourire c’est que les scénaristes ne doivent pas être bons en génétique. Comment un enfant peut-il avoir un groupe sanguin AB si sa mère est O ?

Du point de vue des personnages et des acteurs, Summer Glau (Firefly) incarne Cameron, un robot qui aide John. C’est un bon choix car du point de vue de sa physionomie, rien ne laisserait penser qu’elle abrite à l’intérieur d’elle un endosquelette et qu’elle peut défoncer des murs à vitesse grand V. Summer Glau n’est pas toujours excellente mais en incarnant un robot dépourvu d’émotions elle n’a pas grand-chose à faire. À ce propos, les scènes de combat entre cyborgs sont toujours sympathiques car ils sont tellement « neutres » au niveau des expressions que c’est drôle. Ou flippant. Ou les deux en même temps.

Le scénario est correctement ficelé. Il y a un toutéliage bien fichu et maîtrisé. Si les passages où John est au lycée semblent un peu dépareiller, on peut penser qu’il s’agit là d’un problème de la grève. Avec plus d’épisodes on aurait peut-être su davantage de choses sur les dessins sur les murs ou la fille qui est cloîtrée chez elle. À vrai dire, Terminator: The Sarah Connor Chronicles ne se perd pas dans les intrigues et va généralement à l’essentiel. De ce fait, la série est efficace et l’ennui n’est pas là.

Terminator: The Sarah Connor Chronicles offre une première saison sympathique. Elle ne casse pas des briques mais l’ambiance, les petites touches d’humour et l’univers donnent envie de s’y intéresser. Il y a pas mal d’action évidemment, mais moins que ce à quoi on pourrait penser. Bref, ce n’est pas la série de l’année mais en neuf épisodes on n’a pas le temps de s’ennuyer et elle passe très bien le temps. Honnêtement, j’ai quand même du mal à croire que la série dépassera le cadre de divertissement. Le fait qu’elle soit sur Fox n’aide pas, il y a de grandes chances que ça ne vole pas très haut et qu’il n’y ait une réflexion si poussée que ça. Dommage car le potentiel est plus que présent. Le cliffhanger de fin de saison est risible, on va être gentil et laisser ça sur le compte du manque d’épisodes. Cela dit, ce fut un très grand plaisir que de revoir Dean Winters (Oz) et peut-être pour certains Brian Austin Green (Beverly Hills 90210). Pour ne rien gâcher, Shirley Manson débarque dès la saison deux dans un rôle régulier. Je dois avouer être curieuse de voir la chanteuse de Garbage à l’œuvre.