Avant toute chose, petite pensée pour Don S. Davis qui nous a quitté il y a quelques semaines. Cela fait évidemment assez bizarre lorsqu’on le voit dans Stargate : Continuum, car c’est bien de ce téléfilm dont il va être question aujourd’hui. Comme presque tout le monde le sait, l’univers de Stargate SG-1 ne s’est pas terminé avec la série, deux téléfilms ont été produits. Après la réussite (pour ma part en tout cas) de The Ark of Truth, Continuum allait-il être aussi intéressant ?
Le téléfilm sort aux Etats-Unis le 29 juillet prochain et en France il faudra attendre le 10 septembre. Tout comme pour le précédent, sa durée est de 90 minutes environ. Pas vraiment de spoilers.

L’histoire est totalement indépendante comme on pouvait s’en douter. Effectivement, l’arc des Oris est terminé donc cela ne sert strictement à rien de revenir dessus. Le scénario de Continuum pourrait très bien avoir été utilisé dans la série lors d’un double épisode. Ce qui se passe est ultra simple, l’équipe est transportée dans un monde plus ou moins parallèle, un monde où la porte des étoiles n’a pas été découverte. Evidemment la personne qui se trouve derrière n’est autre que Ba’al. Il y a donc une certaine continuité avec les saisons précédentes où son cas (et celui de ses clones) n’avait pas été totalement réglé. Si l’histoire, honnêtement, n’est pas du tout révolutionnaire et en partie déjà été traitée plusieurs fois dans Stargate SG-1, la sauce prend tout de même. Sûrement parce que le monde en question permet de revoir des personnages que l’on n’avait pas vus depuis… pfiou une éternité. Mais les scénaristes ont la bonne idée de ne pas en faire des tonnes sur ces retours, c’est plutôt subtil à vrai dire. Cela étant dit, il est tout à fait possible de regarder Continuum sans connaître les dix saisons de la série ce qui est pas mal en soi. Cela permettra peut-être d’attirer de nouveaux futurs fans. The Ark of Truth était beaucoup trop réducteur à ce niveau puisque si l’on ne connaissait pas les dernières saisons de la série tv, il paraissait impossible de comprendre l’histoire.

Durant une grande partie du téléfilm, les scènes se passent en Arctique et c’est magique visuellement parlant. La réalisation est impeccable comme souvent. Bref, côté technique c’est plutôt mal. Le constat est le même pour les scènes dans l’espace qui sont même très jouissives. Assurément, Ba’al est le point fort de Continuum. Il était déjà génial dans la série et ce téléfilm lui donne le premier rôle. Drôle et cruel à la fois, son obsession pour la Tauri a toujours été sympathique à suivre.
Puisque l’on parle des personnages, le téléfilm met surtout en avant l’équipe SG-1. Certes il y a beaucoup de retour comme Richard Dean Anderson mais encore une fois ce n’est pas un « ouaaw regardez c’est RDA qui revient vous faire coucou. Allez-y regardez encore et écoutez toutes ses blagues. » Ouf. Et ouf aussi car on ne se focalise pas encore une fois sur Sam et Jack.

Si l’on recherche de l’originalité, Stargate : Continuum n’est pas la bonne solution. Mais de toute manière je crois que beaucoup savent déjà que ce n’est pas avec Stargate qu’on aura des idées nouvelles. Le traitement est sensiblement différent de ce qui se serait sûrement passé dans la série cela dit. Pour une fois, tout le monde ne croit pas l’équipe et elle se fait méchamment rembarrer d’ailleurs. Le téléfilm est donc sympathique à regarder. Il y a pas mal d’action, de l’humour, énormément de retour de personnages qui font plaisir… Un bon petit divertissement en somme. Regardant Stargate de cette manière je n’ai pas été déçue mais peut-être que les fans purs et durs seront beaucoup moins satisfaits. Par ailleurs, si jamais la série s’arrête vraiment ainsi, ce sera sans regret. L’univers a été passé au peigne fin, toutes les histoires ont été bouclées. Bref, c’est tout à fait convenable.