Il y a des séries comme ça où on n’est pas très emballé à l’idée de les regarder mais on le fait quand même. Parfois il y a une bonne surprise au bout, parfois pas du tout. Lorsque la diffusion de Whistler a débuté en début d’année sur Nrj 12, je me suis dit que j’allais tenter l’aventure. Pas que le sujet me tentait tant que ça mais la beauté des paysages m’emballait pas mal. Sauf que Nrj 12 a arrêté la diffusion de la première saison en plein milieu et n’a jamais diffusé le reste. Le temps passait et j’avais un peu la flemme de reprendre parce que j’avais trouvé ça plutôt moyen et surtout, je n’arrivais pas à trouver cette fichue saison. Mais si j’en parle ici, c’est que j’ai réussi ^.^
Whistler (transformée en Bienvenue à Whistler en français) est une série canadienne de deux saisons de treize épisodes chacune. Il me semble qu’elle est toujours en cours mais je n’en suis pas sûre à 100%. Elle est diffusée sur CTV depuis 2006. Dans l’article il ne sera question que de la première saison. Aucun spoiler.

Après avoir remporté la médaille d’or aux Jeux Olympiques de Turin de 2006, le champion de snowboard, Beck MacKaye, est de retour dans sa famille à Whistler, une station de ski très réputée au Canada. Mais quelques jours plus tard, Beck est retrouvé mort sur l’une des pistes de la station ! Meurtre ou accident ? C’est ce que va tenter de découvrir Quinn, le petit frère de la victime. Plongeant dans l’obscur passé de son frère, il découvre rapidement tous les secrets cachés des habitants de Whistler et les enjeux qui les lient les uns aux autres.
Source : Allociné

Le synopsis fait un petit peu penser à celui de Veronica Mars mais Whistler n’a pas grand chose à voir avec celle-ci. Bien que la série soit canadienne, on y retrouve pas mal d’acteurs déjà vus dans quelques séries américaines. Le plus connu est sans conteste Nicholas Lea (The X-Files, on revoit à ce propos Tom Braidwood) mais il y a aussi Amanda Crew (Life As We Know It), Brendan Penny (Kyle XY). Des acteurs de Battlestar Galactica viennent faire coucou, certains même à plusieurs reprises comme Kandyse McClure mais d’autres ne sont là que le temps d’un épisode, par exemple Aaron Douglas ou encore Donnelly Rhodes. Cela se voit que Whistler est tourné au même endroit que Battlestar Galactica et The L Word, autrement dit à Vancouver. On retrouve souvent les mêmes acteurs ! D’ailleurs, je me demande si certains décors ne sont pas les mêmes car j’ai eu l’impression de revoir certains éléments (le bar notamment) de Battlestar Galactica. A vérifier.
Puisque l’on parle des acteurs, il est possible de dire que le niveau est plutôt bon. Personne ne sort plus que ça du lot mais au moins ça passe plutôt bien. Par contre, la version française plombe énormément le tout. Je ne suis pas du tout du genre à taper sur notre bonne vieille VF, même si je préfère tout le temps la version originale, mais j’ai pu comparer les deux et le changement est brutal. Lorsque j’ai commencé la série je trouvais que les voix, surtout celle de Beck en fait, étaient très mal choisies. Ca sonnait creux. Alors que forcément en VO c’est tout de suite mieux passé et l’intérêt apparaît plus facilement.

Comme dit plus haut, les sept premiers épisodes regardés sur Nrj 12 ne m’ont pas laissé un souvenir impérissable. Ca se laisse regarder mais les personnages ne sont pas très agréables et l’histoire un peu plan-plan. En fait, il était difficile de dégager quoique ce soit tant la série ne marquait pas les (les miens en tout cas) esprits. Or, les cinq derniers épisodes de la saison sont bons, voire excellent pour le season finale. Honnêtement, je ne sais pas du tout si c’est la VO qui change la donne ou si la série prend son envol. Pour cela, j’aurais peut-être dû recommencer la série à zéro avec la VO. Mais une chose est sûre c’est que la seconde partie de la saison est prenante. Il y a beaucoup de suspense, de rebondissements tout à fait crédibles, les personnages sont plus travaillés et intéressants. On se prend au jeu et on finit par apprécier réellement.

Whistler se déroule donc au Canada et cela se ressent dans les paysages. C’est magnifique, même si on ne voit pas tant que ça de vues de ce pays. Dommage. Il en est de même pour le snowboard. Personnellement, je m’attendais à voir pas mal de choses sur ce sport mais rien du tout. Ne pas essayer la série pour ça, vous serez extrêmement déçus. Les couleurs sont très froides et il fait rarement beau. C’est du coup un petit peu tristounet mais ça fait du bien aussi. Effectivement, les séries de ce genre ont souvent tendance à être belles à l’écran, avec un temps magnifique. Ici ce n’est pas du tout le cas. Le soleil n’est presque jamais de la partie. Je me demande d’ailleurs si on l’a déjà vu. Whistler est une série qui cible probablement les adolescents puisque ce sont eux à l’honneur la plupart du temps. Cependant, elle donne beaucoup de temps d’antenne aux adultes. Par exemple, la mort de Beck marque les personnages de différente manière et on le voit chez ses parents, son frère, sa petite-amie, son meilleur ami mais aussi son oncle et tous les gens qui l’ont entouré. C’est suffisamment subtil pour ne pas sombrer dans le pathos.

La première saison de Whistler laisse un agréable souvenir et il est clair que je serai de la partie pour la saison deux. Dire que j’ai failli la laisser tomber, heureusement des fois que je suis une maniaque à vouloir tout terminer. Ce n’est pas exceptionnel mais très prenant vers la fin et divertissant. Le meurtre de Beck est résolu lors du season finale et on a le droit à un rebondissement absolument délicieux. D’ailleurs, je pense qu’il plairait à certains lecteurs de ce blog. De ce fait, la première saison remplit clairement son but, c’est-à-dire répondre à toutes les questions que l’on se pose dès le départ. Néanmoins, on peut se demander du coup ce qu’il va se passer durant la saison deux, même si Whistler n’est pas une série où l’enquête sur Beck est prépondérante. Elle traite plus des personnages et des liens qu’il y a entre eux. Le personnage principal, Beck, qui est tué dès le début, apparaît durant tous les épisodes. Il n’y a rien de fantastique là-dessous, ce sont juste ses proches qui l’imaginent. Très antipathique au début, il s’améliore au fur et à mesure qu’on le comprend. Bref, la première saison est très prometteuse. Pour ne rien gâcher, le générique est chouette (Ordinary Day de The Dirtmitts) et la bande-son extrêmement agréable à l’oreille.