La période d’été étant toujours plus calme du côté des séries, il est possible d’en rattraper certaines à ce moment-là. C’est ainsi que dernièrement je me suis lancée dans GRΣΣK, et plus particulièrement la saison une qui s’est terminée il y a quelques mois. Néanmoins, cette première saison fut divisée en deux parties puisque les dix premiers épisodes ont été diffusés sur ABC Family entre juillet et septembre 2007 et les douze suivants de mars à juin 2008. La seconde saison adoptera ce système mais elle commence plus tardivement, le 26 août prochain pour être précis. Dans quelques jours donc. A noter qu’elle est passée sur Virgin 17 en France mais je ne sais pas si toute la saison a été diffusée à l’heure où j’écris ces mots. Aucun spoiler comme d’habitude.

Greek suit le quotidien de Rusty, un nouvel arrivant à l’université qui était considéré comme un geek au lycée et qui compte bien profiter de son nouvel environnement pour changer son image et s’amuser vraiment! Pour cela, il souhaite s’inscrire à une fraternité mais il se heurte alors à sa soeur, Casey, qui ne souhaite pas que son frère le rejoigne dans sa vie d’étudiante.
Source : SériesLive

A la base, je déteste tout ce qui est fraternité et sororité. Certes ça peut être drôle à voir durant cinq minutes mais baser toute une série là-dessus me rendait un peu sceptique. Disons que comme beaucoup, j’ai pas mal de préjugés sur le Greek System. A ce propos, je pense que tout le monde le sait mais il vaut mieux le préciser. La série s’appelle GRΣΣK puisque les fraternités portent à chaque fois comme nom des lettres grecques et reposent sur des rites, etc. . Dans la série on retrouve surtout trois fraternités / sororités : Kappa Tau Gamma (ΚΤΓ), Omega Chi Delta (ΩΧΔ) et Zeta Beta Zeta (ΖΒΖ). Durant les vingt-deux épisodes que comporte la saison, on voit les personnages vivre à travers elles. Néanmoins, si la série repose presque entièrement sur ça, il y a quelques protagonistes qui n’en ont que faire des fraternités. Au contraire, certains vont même jusqu’à monter des associations contre elles. Je disais donc que les fraternités ne sont pas du tout ma tasse de thé car j’ai tendance à penser qu’il s’agit là de nid à filles superficielles, de garçons richissimes et imbus d’eux-même. Forcément, il y a une part de vrai là-dedans mais GRΣΣK permet de dépasser tous ces stéréotypes. Comment ne pas adorer les Kappa Tau, totalement allumés et adorables en même temps ? Honnêtement, la série m’a donné envie d’en savoir davantage sur le système voire même presque donner envie d’intégrer une fraternité ^^;; Du coup, de ce point de vue là, GRΣΣK fait très bien son boulot. Est-ce que c’est représentatif des fraternités ? Aucune idée mais ça paraît en tout cas. De plus, les détails ne manquent pas et il est donc facile de s’immerger dans ce pan de la culture universitaire que nous n’avons pas ici en France. Dommage par contre que certaines fraternités aient une vision plus négatives que d’autres. Les Omega Chi sont un peu trop souvent les méchants de service donc ce serait chouette si ça s’améliorait à ce niveau dans la saison deux.

La première saison se passe sur une année scolaire entière, il y a de fortes chances que ce soit le cas pour la seconde. Néanmoins, même si les personnages vont à la fac, on ne les voit presque jamais en cours. A vrai dire, toute la série est rythmée par les fêtes en tout genre. Ce qui est intéressant c’est que justement ça se passe à la fac. Il est assez rare que ce soit le cas. Généralement les séries se focalisent sur le lycée ou alors sur la vie active. Mais qui dit fête ne dit pas forcément superficialité. La série est bien plus réfléchie que l’on ne pourrait le croire. Bien qu’elle soit sur ABC Family, elle est loin du moralisateur et lourdingue Kyle XY. Les références à la pop culture et plus précisément aux séries sont très nombreuses et je suis persuadée d’en avoir ratées quelques unes. Les dialogues sont enlevés et font mouche presque à chaque fois.
La galerie des personnages est suffisamment variée pour se retrouver dans au moins l’un d’entre eux. Il y a Rusty, le tout nouvel arrivant qui tente d’entrer dans une fraternité au grand dam de sa soeur. Absolument pas sûr de lui, il essaye de tout mettre en oeuvre pour changer sa vie. Sa soeur, Casey, jolie blonde qui a tout pour être apparemment heureuse mais a de gros défauts avec lesquels elle va tenter de jongler durant la saison. L’actrice, Spencer Grammer, ressemble pas mal à Christina Cole (Cassie dans Hex) je trouve. Son copain, Evan des Omega Chi est arrogant et suffisant… en apparence car il a un côté plutôt sensible. Mais la série repose surtout sur Cappie, président des Kappa Tau. Tout simplement génial. Il est drôle, parle à la vitesse de l’éclair, est beaucoup plus posé qu’il ne le laisse penser et a un coeur d’or. Quiconque regarde GRΣΣK ne peut que l’apprécier. Les personnages plus secondaires ne sont pas en reste avec Ashleigh, la meilleure amie de Casey, un peu fofolle sur les bords mais ultra sympa ; Dale, le colocataire de Rusty, très religieux, conservateur et à fond contre les fraternités ; Calvin, homosexuel et qui devra gérer avec le fait d’appartenir à une fraternité ; Rebecca, fille de sénateur et véritable vipère mais qui va devenir à peu près agréable au fur et à mesure ; etc.. Les personnages sont bien développés et évoluent durant les vingt-deux épisodes.

Cette saison une fut pour ma part une excellente découverte. Les clichés attendus ne sont même pas vraiment là. Miracle ! J’ai adoré les vingt-deux épisodes de bout en bout et j’attends avec une très grande impatience le début de la seconde. C’est frais, drôle, enjoué mais la série sait aussi traiter les passages plus dramatiques et ce, sans trop en faire. En bref, GRΣΣK est un excellent compromis entre la comédie et le drama. A ceux qui se demandent si ABC Family n’édulcore pas ça et rend le tout fade, la réponse est non. Honnêtement, je trouve même la série plutôt osée pour la chaîne. Ceux qui n’aiment pas les fêtes universitaires devraient quand même laisser une chance à la série car elle est une vraie bouffée d’air frais et de bonne humeur. Difficile de ne pas succomber et de rester de marbre face à des personnages si adorables et ce petit brin de folie. Côté musique, la série est surtout marquée par les chansons de Plan White T’s, on voit très souvent le groupe en vrai d’ailleurs. Bref, vivement la saison deux !
Bonus : le trailer de la saison 1

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