Orange Days | オレンジデイズ
Publié par Kerydwen | 15 octobre 2008

Continuons donc avec les séries japonaises non humoristiques et penchons-nous aujourd’hui sur Orange Days. Diffusé sur TBS en 2004, le j-drama est composé de onze épisodes. Comme presque toujours, le premier et le dernier épisode sont plus longs que les autres (une heure pour quarante-cinq minutes). A noter qu’Orange Days a reçu un certain nombre de prix lors de sa diffusion mais cela n’est toujours pas synonyme de qualité. Alors, est-ce mérité ou non ?
Du côté du casting, on retrouve encore une fois des têtes connues. A mon grand bonheur, Ueno Juri (Nodame Cantabile), plutôt jeune à ce moment-là, a un petit rôle. Je promets que je ne savais pas, c’est elle qui me suit, c’est obligé ^^;; Les personnages principaux sont interprétés par des acteurs que je ne connais pas comme Tsumabuki Satoshi, Shibasaki Kou ou encore Narimiya Hiroki. Sinon on retrouve Eita (Nodame Cantabile), en brun cette fois-ci, Shiraishi Miho et Yamada Yû (Nodame Cantabile toujours !!).
Yûki Kai est un étudiant en dernière année qui s’apprête à rentrer dans la vie active. Il démarche les grandes compagnies dans l’espoir de trouver un emploi stable de salaryman même si cela s’éloigne de son ambition de travailler à la réhabilitation de personnes handicapées. Alors qu’il revient d’un entretien d’embauche, il rencontre sur son campus une belle mais étrange violoniste, Hagio Sae, sourde et muette depuis quatre ans. S’engage alors une histoire d’amour et d’amitié difficile dans laquelle chacun va influencer la vie de l’autre. En toile de fond de cette histoire d’amour se dessinent les aventures de la Orange Society, la bande d’amis dont vont faire partie Kai et Sae et au sein de laquelle chacun essaie de préparer son futur à sa manière.
Source : Nautiljon
Orange Days est un drama assez déroutant par certains aspects. Ce qui m’a probablement le plus marquée au début c’est le fait que les acteurs ne surjouent pas. Presque aucun. Ça change de ce que l’on voit d’habitude dans les séries japonaises. Par conséquent, peut-être que rien que pour cette raison, il pourrait être conseillé si l’on veut commencer les j-dramas, cela permet une incursion tout en douceur. A propos de l’interprétation, elle est plus que correcte. Il n’y a pas de fausse note et pourtant cela aurait pu se dérouler ainsi. En effet, les personnages utilisent régulièrement le langage des signes ce qui fait que beaucoup se passe au niveau des gestes. Et ça marche à merveille, sans que personne n’en fasse des tonnes. D’ailleurs, Shibasaki Kou qui incarne l’héroïne est fantastique. Je ne connais pas du tout le langage des signes mais elle paraît le maîtriser à merveille alors qu’elle n’est ni sourde, ni muette. Bref, on ressent beaucoup de justesse de la part des acteurs et il est difficile de ne pas s’attacher à leurs personnages. Par ailleurs, même les plus secondaires ont une personnalité et une histoire travaillées. Il n’y en a pas que pour les deux héros, même si forcément ils sont davantage mis en avant car après tout, ce sont eux les héros.
Autre chose qui est assez différente par rapport aux autres j-dramas (pour ceux que j’ai regardés en tout cas), c’est qu’il y a des démonstrations d’affection. Voir des personnages s’embrasser dans série japonaise, mais vraiment hein, pas juste un petit bisou, c’est assez rare je crois.
Avant Orange Days je ne l’avais jamais vu. Ce n’est donc pas la même chose ici, loin de là même et c’est chouette.
Les thèmes abordés sont ceux qui touchent les jeunes adultes qui sont à deux doigts d’entrer dans la vie active, tout du moins au Japon. Par exemple, beaucoup ont peur de devenir des salarymen, de ne faire que travailler puis boire plus que de raison par obligation envers l’entreprise et de ne rien faire de sa vie si ce n’est devenir un « vieux con » (dixit Shôhei). Forcément, en tant qu’Occidental, on se sent moins concerné par cela puisque nous, on ne le vit pas, mais on peut retrouver des points communs. Personnellement, appartenant à leur tranche d’âge, je n’ai eu aucun problème à m’identifier à eux et à leurs problèmes.
Les handicaps sont mis en avant, notamment la surdité. Cependant, plutôt que de sombrer dans le pathos ou dans des morales beaucoup trop présentes, Orange Days reste sobre, en partie grâce à Sae qui est une héroïne au fort caractère. Elle ne se laisse pas marcher sur les pieds et manque souvent de tact. Oui elle est sourde mais cela ne veut pas dire qu’elle doit se morfondre. Ceci dit, sa carapace qu’elle s’est forgée finit par se craqueler.
Étant quand même un drama sentimental, il y a les ressorts habituels du genre ce qui fait que l’on pourrait reprocher un petit manque d’originalité comme l’apparition d’un ou d’une rival(e), etc. Sauf que cela ne dérange pas du tout. L’histoire est tellement prenante que l’on ne s’y attarde guère.
Orange Days fut pour ma part une très belle découverte. Apparemment, la surdité est utilisée assez régulièrement dans les dramas mais une chose est sûre, c’est qu’ici, il n’y a pas de volonté de dramatisation. La série est d’ailleurs souvent drôle et extrêmement rafraîchissante. La musique a une part importante, sans être envahissante. En fait, la bande-son est très reposante. Il y a beaucoup de passages calmes, sans aucune musique si ce n’est les gazouillis des oiseaux et ça fait un bien fou. On se sent reposé en regardant Orange Days, limite envoûté par moment. Intense, émouvant, sympathique, juste, les qualifications peuvent être nombreux, le mieux est de regarder la série pour se forger sa propre opinion car elle le vaut bien.
Bonus : vidéo d’un chouette passage, sans spoiler, où l’on entend Shanghai Honey d’Orange Range.
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Bienvenue sur Luminophore, un blog maintenu depuis 2007 par Kerydwen. Comme vous pouvez rapidement vous en rendre compte, il est ici question de séries télévisées. Point de discrimination puisque toutes les nationalités sont appréciées, à condition que des sous-titres anglais soient au moins de la partie. Ceci dit, ce blog montre quelques préférences comme le Japon, les États-Unis et l'Angleterre ! Bonne lecture :D





12 commentaires
Haruka le 15 octobre 2008 à 16:26.
Ha Orange Days… c’est sur ma liste de drama à voir et à en lire ton article, ça a l’air très beau. Vraiment, tu m’as donné envie, et en plus, il y a des acteurs que je connais aussi :). Et puis, ce n’est pas un drama surjoué alors j’ai hâte de voir ce que ça peut donner. Le passage que tu as montré donne une très bonne ambiance et je suis faaaaan de Shanghai Honey d’Orange Range O__O Je ne savais pas du tout qu’on l’entendait dans le drama, quelle surprise !! :D
Pour les bisous, tu as tout à fait raison !! Les Japonais sont très pudiques là-dessus et tous les bisous que j’ai vu jusqu’à présent n’étaient que des « je pose mes lèvres sur les tiennes » et c’est tout.
Kerydwen le 15 octobre 2008 à 21:58.
Eh bien j’espère que tu aimeras autant que moi alors ^.^
Côté surjeu, j’avais l’impression de changer de monde en regardant Vampire Host ! Je crois que tu as vu ce drama, je ne l’ai pas encore terminé mais j’en parlerai un de ces jours.
Il y a une très bonne ambiance dans Orange Days, on ressort souvent avec le sourire. Je ne m’attendais pas du tout à ce ton en commençant la série et j’ai été agréablement surprise.
Pour les bisous (voire plus ^^), tu verras que ça change clairement. Peut-être que les acteurs sont moins prudes ici ?
ladyteruki le 16 octobre 2008 à 0:56.
Orange Days est le premier dorama que j’ai regardé en intégralité, il y a beaucoup de tendresse dedans, des personnages moins factices qu’ailleurs, bref une série très équilibrée vu le genre.
Et puis, comment oublier Sign, de Mr Children, qui sert de générique ? Une pure merveille.
Merci pour ce post, je n’ai plus regardé la série depuis un an, ça m’a donné envie de m’y replonger !
Kerydwen le 17 octobre 2008 à 22:11.
Mais de rien ^.^ Je m’y replongerai bien de suite moi en fait !
Le drama semble avoir eu son petit succès à l’époque mais finalement, peu en parlent vraiment sur le net. C’est bien dommage.
Ageha le 8 juillet 2009 à 22:01.
Hi!
Il y a quelques temps j’ai lu ton article et ça m’a donné envie de voir Orange Days et je ne regrette pas de l’avoir vu.
Ensuite on m’a conseillé également de voir Last Friends, j’ai adoré aussi. Ça change ce genre de drama qui aborde des thèmes sérieux, j’aime beaucoup.
Première fois que je vois Shibasaki Kou, je croyais que c’était une chanteuse au début parce que sa chanson « Invitation » est utilisée pour l’opening du j-drama Taiyou no Uta (je n’ai pas accroché à ce drama d’ailleurs).
Elle est tellement touchante dans le rôle de Sae! J’aime le fait qu’elle ne se laisse pas abattre et qu’elle ne se laisse pas faire. Elle a un sacré caractère mais forcément au bout d’un moment c’était sur qu’elle allait craquer…
C’est vrai que dans ce drama, les acteurs ne surjouent pas et c’est plutôt rare en effet! (je pense à Binbo Danshi où Oguri Shun surjoue à l’extrême!!! mais ça colle bien à l’histoire donc la ce n’est pas un problème).
Pour les « démonstrations d’affections » c’est vrai que c’est pas courant mais il j’en ai vu aussi dans quelques dramas tout de même : Kimi wa petto, Majo no Jouken par exemple pour les j-dramas.
Bonne continuation, Aja! J’aime bien lire tes critiques, ça aide pour le choix d’une série…il y en a tellement!
Kerydwen le 12 juillet 2009 à 21:34.
Alors là, je suis super contente de lire ça. Tant mieux si mon article a donné envie de regarder ce drama et l’a en plus aimé !
Je n’ai pas encore vu Last Friends mais il est prévu à mon programme (qui décidément ne fait que s’allonger).
Taiyô no Uta est aussi sur ma liste. Yamada Takayuki me rend toute faible :wub: J’ai vu le film mais je ne l’ai pas trouvé exceptionnel. Disons que sans Tsukamoto Takashi, je me serais peut-être ennuyée.
Côté chanson, je ne sais pas si tu sais mais Shibasaki Kou chante aussi l’opening de Byakuyakou et cette chanson, Kage, est une pure merveille ♥
Le personnage de Sae est vraiment chouette. J’ai justement apprécié qu’elle ne s’apitoie pas sur son sort.
Ah oui ! Dans Binbo Danshi c’est surjeu à mort. Mais globalement le surjeu ne me dérange pas, surtout en comédie.
Merci sinon :smile:
Ageha le 13 juillet 2009 à 0:31.
Merci pour l’info, justement Byakuyakou est sur ma liste surtout pour son casting, Ayase Haruka et Yamada Takayuki! Pour la chanson c’est noté!
Binbo Danshi c’est délirant, j’avais jamais vu Oguri Shun comme ça!
Sadako92 le 2 janvier 2012 à 19:07.
Un de mes dramas préférés. Simple, juste, bien écrit, bien joué. Je l’ai vu car j’ai depuis longtemps un faible pour Satoshi Tsumabuki et là encore il est excellent. Kou Shibasaki est vraiment très bien aussi, en fait tout le monde est très bon dans ce drama intelligent et sensible. C’est le premier je crois qui m’a introduit au travail de la scénariste Eriko Kitagawa, une des plus fameuses de l’archipel. Si tu ne l’as pas vu, je te conseille parmi ses œuvres de jeter un œil au drama culte « Long Vacation » (encore récemment, c’est le premier titre que m’a cité une Japonaise quand je lui ai dit que j’appréciais les dramas) avec KimuTaku. Un drama qui date de 1996 et qui fut un phénomène de société à l’époque au Japon. On y trouve déjà des thèmes présents dans « Orange Days », particulièrement cette façon de saisir l’indécision avant les grands engagements de la vie, notamment d’un point de vue professionnel. C’est vraiment un super drama.
Kerydwen le 9 janvier 2012 à 16:35.
Comme j’aimerais le revoir ! J’ai d’autres choses sur le feu donc je ne me permets pas -encore- de rediffusions mais celui-ci serait autrement une top priorité. Je l’avais adoré à l’époque et ce fut un de mes premiers j-dramas. Depuis j’ai vu Tsumabuki Satoshi dans un tas de choses (surtout des films) et mon intérêt pour lui n’a jamais faibli. Je comprends pourquoi il est autant apprécié au Japon. C’est d’ailleurs dommage qu’il n’ait pas la cote sur le net (français en tout cas). Il le mérite pourtant.
Pas vu Long Vacation mais c’est prévu. KimuTaku oblige :p Merci pour cette recommandation~
Miaow le 15 mai 2012 à 4:51.
Il y a environ un an et demi, j’avais essayé de regarder ce drama. J’étais tombée sur des vidéos de mauvaise qualité (il m’était même difficile de lire les sous-titres) et je n’avais alors regardé qu’environ 20 minutes du premier épisode. À ce moment, je n’avais pas cherché à trouver mieux puisque je n’étais pas certaine d’aimer. Je me rappelle que l’été dernier en lisant ton billet sur Hachimitsu to clover dans lequel tu disais que ces deux dramas avaient beaucoup de similitudes (et après lecture de ce billet), je m’étais dit que, puisque j’avais bien aimé ce dernier, il faudrait que je retente Orange days un de ces jours. Finalement, ça m’a pris près d’un an pour me décider à chercher des vidéos, mais lorsque trouvés, je les ai visionnés presque d’un trait. Je peux même dire que j’ai préféré Orange days à Hachimitsu to Clover.
Ce n’est que du bonheur de regarder un drama comme ça. De beaux personnages, de belles amitiés, de l’humour, pas de surenchère ou de rivaux machiavéliques. J’adore! Il faudrait que je trouve plus souvent de tels dramas.
J’ai toujours été fascinée par le langage des signes, alors cette particularité du drama m’a beaucoup plu. Il y a un peu plus d’une dizaine d’années, j’ai même suivi des cours pour débutant en langue des signes québécoise. Le hasard fait que je suis présentement en train de terminer mon visionnement de la série américaine Switch at birth qui intègre aussi la langue des signes. C’est assez étonnant de voir que beaucoup des signes du Québec et des États-Unis sont les mêmes ou sont très similaires (en tout cas, pour ceux que je reconnais ;)), alors qu’au Japon, il n’y a aucune ressemblance.
Merci pour ces billets qui m’ont convaincu de retenter l’expérience.
Kerydwen le 22 mai 2012 à 13:38.
Malheureusement, je ne me souviens plus très bien d’Orange Days. J’en garde un excellent souvenir mais ça s’arrête à peu près là. C’est un de mes premiers j-dramas et j’ai eu de la chance de tomber sur une perle pareille. J’ai dans l’idée de le revoir surtout qu’il vient d’arriver sur le net en meilleure qualité (pas de la HD mais on s’en approche petit à petit). Ceci étant dit, malgré ma mémoire défaillante, je sais l’avoir nettement préféré à Hachimitsu to Clover. En tout cas, je suis toujours contente de voir que quelqu’un apprécie cette série car elle n’est pas très connue. La semaine prochaine tu trouveras peut-être un billet à te plaire par ici vu que je vais y parler d’une série où le langage des signes est prépondérant *teasing* :p
Switch at birth me tente pas mal et je lui donnerai peut-être sa chance d’ici la fin de l’année. C’est surtout toi qui m’a donné envie de la tester ^^.
Miaow le 24 mai 2012 à 3:02.
Oui, j’ai pu, moi aussi, trouver des vidéos de très bonnes qualités pour Orange days.
Une autre série avec du langage des signe? Tu titilles ma curiosité. J’ai hâte de lire ça.
Bien contente de t’avoir donné le goût de tester un jour Switched at birth. Je l’ai terminé cette semaine. J’avais regardé les 10 premiers épisodes avant Noël et je craignais un peu la suite puisque des extensions de saison, ça n’est pas toujours réussi. Pour avoir côtoyé un peu le monde des malentendants lors de mes cours, je pense que cette série reflète bien leur univers. J’aime son côté réaliste. C’est une série bien ordinaire, mais ça fait du bien et j’ai vraiment eu plaisir à la regarder.