Dites donc, je me rends compte que je n’ai jamais parlé de série française ici. Normal d’un côté puisque je n’en regarde presque jamais. Réparons aujourd’hui cette *toussote* erreur. Cela dit, je ne vais pas vous parler d’une série 100% française mais d’une collaboration franco-canadienne, et plus précisément de XIII. Diffusée sur Canal+ début octobre 2008, la mini-série est prévue pour – apparemment – fin 2008  sur NBC. Nous avons donc eu l’exclusivité en France si ce n’est que malheureusement, la VF était de mise. Je ne sais plus où j’ai lu ça mais il semblerait que cette mini-série ne soit que le début puisqu’une série à proprement parler verrait plus tard le jour (à confirmer, je ne trouve cette info nulle part).
XIII
est connue de nom, du moins en France, car il s’agit d’une BD de Jean Van Hamme, terminée, qui marche toujours très bien. Précisons le de suite, je n’ai jamais lu un seul tome donc je ne peux pas du tout dire s’il y a des différences ou pas. Néanmoins, d’après les connaisseurs, il y a eu des modifications spatiales et quelques autres choses ; changements qui plairaient à la plupart d’ailleurs. En d’autres termes, je suis totalement novice en la matière. Je m’y suis intéressée surtout parce qu’à la distribution se trouvent Stephen Dorff (XIII) et Val Kilmer (La Mangouste). Eh oui, moi aussi je peux être très faible. Les sériephiles reconnaîtront Greg Bryk (ReGenesis) ou encore Jessalyn Gilsig (Nip/Tuck). Aucun spoiler.

Un homme grièvement blessé est retrouvé dans une forêt, aux États-Unis. Amnésique, il ne sait plus qui il est ni ce qu’il faisait à cet endroit-là. Tout ce dont il se rend compte est qu’un commando armé le poursuit et cherche à le tuer. Alors qu’il s’enfuit, il réalise être doué de talents quelque peu spéciaux et être tout à fait capable de se protéger lui-même. Lorsqu’il retourne à la civilisation, il comprend que tout le monde le pourchasse car il est accusé d’avoir assassiné la Présidente des États-Unis. Envers et contre tout, il décide de faire la lumière sur son passé et sur le complot qui semble se tramer dans les plus hautes sphères de la politique. Il n’a qu’un unique indice, le nombre XIII tatoué sur sa clavicule.

Van Hamme s’est inspiré pour sa BD de la trilogie Jason Bourne et il est clair que ça se sent. L’histoire ressemble pas mal, à savoir un personnage au passé trouble ne se rappelle plus rien et a du joli monde à ses trousses. Si comme moi, vous n’appréciez que très moyennement la trilogie en question, vous allez probablement vous dire que vous auriez mieux fait de passer votre chemin. Effectivement, la mini-série, de deux épisodes de 90 minutes, ressemble à Jason Bourne à la fois dans le ton et dans la manière de filmer. Honnêtement, j’avais un peu l’impression d’être devant une copie tellement c’est flagrant. Cela dit, on ne peut pas reprocher le manque de rythme puisqu’il y en a. Beaucoup de choses se passent, sans que cela ne fasse trop brouillon, et on se laisse de temps en temps embarquer dans l’histoire, en espérant en savoir davantage sur ce fameux XIII.

 

Finalement, pas grand-chose à dire sur la mini-série. Côté casting ça passe, l’interprétation ne casse pas des briques mais ça aurait pu être pire. Il est clair que l’on a plutôt l’impression d’être ici en face d’une production américaine tant ça sonne américain, et non à moitié français donc ; cela grâce au rythme, à la réalisation parfois effrénée, à l’action plus que présente, etc. Comme je le disais, fidèle, pas fidèle à la BD, je n’en sais strictement rien. Globalement, ça se laisse regarder mais c’est très loin d’être indispensable. Je me suis ennuyée par moments, la faute en partie à la durée de chaque épisode je pense. Franchement, si série il y a par la suite, ce serait très étonnant que je m’y penche. Trop convenu et manquant d’originalité, XIII n’a pas le petit truc qui fait que l’on a envie d’en voir plus. À réserver peut-être aux fans de la BD ?! En tout cas, ça ne m’a pas donné envie de me pencher sur la version papier…
Mise à jour : Une série existe effectivement désormais et suit donc cette mini-série.