Lorsque mes amis, pas franchement sériephiles, ont appris que Sex and the City était « inconnu » pour moi, ils ont presque tous hurlé au scandale. Comme quoi si on aime les séries on est supposé avoir au moins vu celle-ci. Avec les multi-rediffusions de M6, je tombais parfois sur des bouts d’épisodes que je trouvais souvent assez sympathiques mais dans ma maniaquerie obsessionnelle, je voulais commencer par la saison une. Du coup, quand M6 a recommencé encore une fois la série, je me suis lancée. Il me semble que c’était l’année dernière ou alors fin 2006. Le series finale est passé il y a un mois je crois. A noter que M6 n’a pas traîné puisque la chaîne a recommencé aussi sec la série à zéro. Euh… ils n’ont pas l’impression d’abuser là ?! Je ne crois pas avoir besoin de présenter réellement Sex and the City mais on va le faire quand même un petit peu, juste au cas où.
Composée de six saisons et de 94 épisodes d’une vingtaine de minutes, la série fut créée par Darren Star, le papa de Beverly Hills 90210 et Melrose Place. Eh oui. Mais à la base, il y a le livre de Candace Bushnell. Si en France, elle passe régulièrement sur M6, aux Etats-Unis il fallait brancher sa télé sur HBO entre 1998 et 2004. Un film est sorti en mai 2008 mais je ne l’ai pas -encore- vu. Aucun spoiler.

Carrie Bradshaw est une journaliste qui travaille pour le New York Star : chaque semaine, elle développe un sujet dans sa chronique intitulée « Sex and the City ». C’est donc une spécialiste du sexe et elle s’inspire de ses (més)aventures et de celles de ses amies pour écrire.
Ses amies sont : Samantha Jones, une chargée de relations publiques loin d’être coincée, Charlotte York, une naïve et idéaliste directrice de galerie d’art, et Miranda Hobbes, une avocate brillante souvent sur la défensive dans ses histoires avec les hommes.
Source : SériesLive

Regarder des passages par-ci, par-là n’a pas du tout le même impact que regarder un épisode puis la saison complète. En effet, j’ai eu du mal à voir ce que Sex and the City avait de fabuleux. Assurément, à l’époque, le ton libéré, les dialogues parfois crus et quatre femmes qui montrent qu’elles en ont pouvaient faire l’effet du mini-bombe dans le paysage audiovisuel mais ce n’est plus le cas. Du tout. Par conséquent, impossible pour ma part d’y voir quelque chose de révolutionnaire, même en y mettant toute la bonne volonté.
Disons que les premières saisons ne m’ont pas fait forte impression. Oui la bande d’amies est sympathique, oui on peut se retrouver dans au moins l’une d’entre elles, oui certains problèmes ou situations font écho à ce que l’on peut déjà connaître mais non, je n’étais pas subjuguée. Ca se laisse suivre mais de là à crier au génie ou à LA série parfaite -ou presque- pour les filles euh… Honnêtement, côté bande de potes en série, je préfère carrément Entourage si vous voulez mon avis ^^;;;
Toutefois, vers la saison quatre je crois (ou la cinq, j’ai un doute), j’ai un peu plus apprécié. Je suis incapable de dire ce qui a changé mais les quatre copines me semblent justement être plus des copines que des personnages de série. Néanmoins, je n’ai jamais apprécié Carrie. Un peu dommage lorsqu’on sait qu’il s’agit de l’héroïne de la série. Ses monologues en voix-off, ses sempiternels questionnements m’ont gonflé et la tête de Sarah Jessica Parker n’a pas aidé. En plus, son « âme soeur » si on peut dire, alias Mr Big, est aussi chiant qu’elle. Ca n’aide pas donc… Fort heureusement, les trois autres filles sont bien plus agréables voire même adorables par moment.

Je crois que ce que je reproche le plus à la série c’est le fait de ne pas avoir ressenti grand chose en la regardant. Ce qui est un peu hallucinant en y réfléchissant. Je ne me souviens même pas d’avoir été vraiment émue ou touchée. Je veux dire, sortie de mouchoirs et tutti quanti. Alors que j’ai la larmichette facile. Pourtant il y avait des évènements qui auraient bien pu me faire sombrer mais non, rien ne s’est passé. Je ne sais pas pour vous, mais moi j’attends d’une série d’être chamboulée. Avec Sex and the City ce ne fut pas le cas. Bien sûr que certains évènement sont attendrissants, on rit, on est triste, mais rien de plus exceptionnel que ça. Attention, je ne dis pas avoir été de marbre face à certains passages mais j’espérais beaucoup plus de ce point de vue là.

Série exceptionnelle ? Pas pour moi. Les six saisons passent le temps sans trop de déplaisir mais ça s’arrête là. Peut-être qu’en entendant autant d’éloges dithyrambiques, je m’attendais du coup à une série absolument géniale et résultat, déception. Je ne sais pas. Il faut aussi préciser que cet univers assez bobo, limite élitiste par moment avec la mode en toile de fond, n’est pas du tout mon truc. Je sais pertinemment que je ne vais pas me faire que des ami(e ?)s avec cet article (je me suis déjà faite taper sur les doigts par des fans ultra xD) mais bon hein, les goûts et les couleurs… Sex and the City est assez réaliste sur certains aspects, souvent drôle mais ne possède pas l’ingrédient magique qui me fera dire qu’on a là une série à voir absolument. Ah, j’ai oublié de dire que la série reçoit de nombreux guest stars comme David Duchovny ou encore Sarah Michelle Gellar. Ceci étant dit, je regarderai le film, histoire de boucler la boucle et puis surtout parce que même si je donne peut-être l’impression d’avoir détesté, ce n’est pas du tout le cas. Pour être claire, Sex and the City est pour moi une série sympa mais pas géniale.