À peine deux mois après le bilan de la saison sept, voici celui de la huitième de CSI sur Luminophore. Tout ça, c’est de la faute – ou grâce – à TF1 qui a enchaîné directement les nouvelles aventures. Cela dit, j’ai attendu un moment afin de profiter un minimum du suspense étouffant du cliffhanger ; je suis un petit peu masochiste sur les bords, je sais. Néanmoins, la chaîne voulant apparemment copier France 2 et ER, elle n’a pas passé le season finale. Ce sera sûrement le cas lorsque la neuvième année arrivera à l’antenne. L’idée est supposément de ne pas frustrer les téléspectateurs en les faisant patienter dans le doute. La perplexité vous gagne également ? Cette attitude est consternante. Mais je l’ai vue, cette fameuse conclusion, donc je traite la saison dans sa globalité. À noter qu’elle fut diffusée aux États-Unis sur CBS entre 2007 et 2008. Aucun spoiler.

Grève oblige, la huitième année a été raccourcie. Au lieu des vingt-trois à vingt-cinq enquêtes habituelles, celle-ci n’en comporte que dix-sept. Honnêtement, le format de la série étant ce qu’il est, cette amputation n’est pas franchement gênante concernant l’intrigue principale puisqu’elle est presque inexistante. Ce qu’il se passe avec Warrick ne peut quand même pas être appelé un arc tant c’est décousu. Il y a un épisode ou deux vers le milieu, puis on oublie un peu tout ça pour reprendre dans le season finale. On est loin du tueur aux maquettes vu tantôt, bien que là aussi, l’homogénéité n’était pas toujours de mise. L’absence d’un fil rouge dans CSI ne m’a jamais posé de souci majeur, mais après y avoir goûté l’année précédente, je ne peux m’empêcher de ressentir un certain manque. Avouons que l’aspect feuilletonnant s’avère sacrément agréable quand il se veut bien mené.

Au bout du compte, peu de choses nécessitent d’être écrites concernant cette saison, si ce n’est que je suis légèrement déçue de son ensemble. Elle n’est pas mauvaise, mais moins d’affaires qu’auparavant m’ont intéressée malgré de franches réussites. Pour cela, je retiendrai surtout – comme d’habitude, je serais tentée d’admettre – le season premiere intitulé Dead Doll, ou encore le 8×07, Goodbye & Good Luck, marquant le retour d’une adolescente très ambigüe et le départ d’un membre de la distribution régulière. Quelques enquêtes plutôt correctes comme le 8×08, You Kill Me, ou le 8×15, The Theory of Everything, ne déméritent pas. Accessoirement, le crossover avec Without a Trace se révèle passable et ne vaut pas le coup de s’y attarder. À noter que quelques invités (Harold Perrineau, Jr. – Lost – John Mallory Asher – Weird Science –, etc.) y défilent, mais ils sont assez peu nombreux comparativement à d’autres saisons. Le temps de quelques semaines, Jessica Lucas de Life as we know it prend également la direction de ces affaires sanguinolentes.

Finalement, cette huitième année ne semble pas si moyenne que ça, mais elle manque légèrement de continuité et souffre d’une mécanique ronronnante. Pour être honnête, je me demande si mon peu d’enthousiasme ne vient pas non plus du visionnage trop rapproché entre les deux saisons. J’ai déjà dit avoir du mal avec les séries policières donc lorsque j’en regarde trop, je peux vite saturer. Blâmons une fois de plus TF1 ! L’histoire de Warrick est bien traitée et le dernier épisode, For Gedda, se révèle plus qu’excellent, même si un certain magazine télé vous avait dévoilé au préalable l’intrigue. Très marquant, il se veut atroce sur un point en particulier, mais il met en avant une équipe soudée et vraiment sympathique. Une chose est sûre, c’est qu’il risque de changer la donne dans la suite.