Ikebukuro West Gate Park | 池袋ウエストゲートパーク – Makoto click

Publié par | 14 décembre 2008

Les dramas japonais n’existent pas depuis quelques années, il y en a qui sont bien plus vieux que ceux déjà traités sur Luminophore. Malheureusement, ce n’est pas toujours aisé de les trouver, même en VOSTA. Ceci étant dit, il y en a quand même quelques uns que l’on peut se procurer, en VOSTA comme en VOSTF. Ikebukuro West Gate Park (IWGP) est un drama datant de 2000 et diffusé sur TBS le temps de dix épisodes. Un épisode spécial a vu le jour trois ans plus tard, il sera traité en 2009 sur ce blog. La série tv est une adaptation du roman du même nom de Ishida Ira que je n’ai pas -encore- lu. De plus, il existe aussi un manga en quatre tomes disponible en France chez Asuka. Là aussi je ne sais pas ce qu’il vaut, je tenterai peut-être un de ces jours l’expérience. Ikebukuro West Gate Park ayant plutôt bonne réputation, j’ai voulu me laisser tenter d’autant plus que l’histoire semble assez sombre à première vue. Aucun spoiler.

Le parc qui se trouve aux portes d’Ikebukuro à Tôkyô est un monde hors de la société, régi par les gangs et leurs propres lois. Makoto, 21 ans, est proche d’un gang de jeunes connu sous le nom de G-Boys. Parmi ses amis, il est réputé pour avoir la tête bien sur les épaules et pouvoir s’en sortir dans toutes sortes de situations. Makoto fait la connaissance d’un ado de 15 ans, Mizuno Shun, doué en dessin, et de deux filles de son âge. Cependant, alors que débute l’histoire avec l’apparition d’un mystérieux étrangleur et la montée en puissance d’un gang rival dans le secteur des G-Boys, les capacités de réflexion et de tempérance de Makoto sont rapidement mises à rude épreuve…
Source : Wikipédia

Que l’on soit amateurs de j-dramas ou pas, le casting saute aux yeux pour au moins un acteur, à savoir Watanabe Ken (Le Dernier Samouraï, Lettres d’Iwo Jima…). Je dois avouer avoir été très étonnée en le voyant vu qu’il est quand même plutôt connu et ce, mondialement. Alors qu’il joue dans un drama… ça fait bizarre. Positivement bizarre cela dit car il est comme à son habitude, très bon. Tout comme le casting. Étant une des pièces maîtresses du drama, je vais m’attarder assez longuement sur ce point. Le héros, Makoto, n’est autre que Nagase Tomoya (My Boss, My Hero) qui montre ici qu’il sait faire autre chose que des grimaces. Oh que oui. Toujours juste, on le suit à la trace durant tous les épisodes et on vit en même temps que lui ce qui se passe dans sa vie. Littéralement. Néanmoins, même en étant une fan de Tomoya, j’avoue avoir surtout été bluffée par Kubozuka Yôsuke qui est extraordinaire. Et ceci est un euphémisme. Les détracteurs du jeu des Japonais devraient regarder IWGP pour voir que non, tous les acteurs ne surjouent pas toujours à mort et ne sont pas du tout crédibles. Je connaissais très peu Yôsuke vu que je n’ai regardé qu’un film (Ping Pong) où il est le héros il y a un mois ou deux. Eh bien, ce fut une révélation. Je suis bien décidée à regarder de plus près ce qu’il a fait car il a du talent à revendre. C’est lui qui interprète le King, le chef des G-Boys. Tour à tour charmeur, violent, enjôleur, il semble souvent totalement déconnecté de la réalité mais il maîtrise parfaitement ce qu’il fait. Un chef charismatique est vital, le King l’est. Assurément. Sans lui, IWGP n’aurait pas la même saveur. Je pourrais encore continuer de louer Yôsuke mais on va s’arrêter là.
Autre bonne surprise côté casting, c’est la présence de Yamashita Tomohisa ‘Yamapi’ (Nobuta wo Produce). Le drama datant de 2000, il n’a que que quinze ans à l’époque et il fait vraiment jeune. Il est super chou en fait ^^ Il a d’ailleurs reçu un prix pour son interprétation. Ce qui est peut-être un petit peu exagéré car quand bien même il est tout à fait juste, il n’a pas grand chose à faire.

Et les surprises ne s’arrêtent pas là car on retrouve pour mon plus grand malheur Koyuki (Engine). Toutefois, elle est plus ou moins supportable ici, ce qui est un miracle soit dit en passant. Son problème n’est pas d’être mauvaise mais elle a juste une tête qui m’énerve. Ça arrive hein… Tsumabuki Satoshi (Orange Days) est aussi présent et là c’est un plaisir. Il incarne un jeune yakuza qui gravit des échelons et donc voit son tatouage sur le dos augmenter. Waki Tomohiro, toujours aussi blond que dans Gokusen est un des membres des G-Boys. Enfin, Oguri Shun (Gokusen) fait une minuscule apparition dans l’épisode deux. Il faut vraiment prêter l’œil car il n’est pas du tout reconnaissable. Pour ceux qui le recherchent, je pense que c’est lui qui téléphone au King à la fin de l’épisode.
Quand je vous disais que le casting était impressionnant. Et encore, j’oublie du monde. Des noms connus ne suffisent pas toujours à réaliser quelque chose de bien mais quand l’interprétation vaut la majeure partie du temps cinq étoiles (sur cinq !), on sent que l’on a déjà affaire à du lourd.

Un des problèmes des j-dramas est qu’il est assez difficile d’en trouver des plutôt sombres. Ou alors c’est que je cherche mal mais j’ai l’impression qu’il y a une multitude de séries où la romance / amitié / humour (au choix, voire les trois) prime et finalement peu qui traitent en profondeur de problèmes de la société japonaise. Il y a bien LIFE par exemple mais pour le moment ma liste s’arrête plus ou moins là. Sauf que je peux ajouter désormais IWGP à cette catégorie. Les yakuzas ne sont pas les rigolos de Gokusen ou My Boss, My Hero. Ouh là, non. On coupe des doigts, on tue, on trafique dans tous les sens et peu importe les dommages collatéraux. Ça ne rigole pas et de suite l’atmosphère s’alourdit considérablement. Cependant, même si c’est parfois glauque, les touches d’humour sont très présentes et allègent le tout ce qui fait plaisir à notre petit cœur qui est sacrément secoué le long de ces dix épisodes. Comme souvent dans les dramas, le comique vient en partie de personnages décalés et truculents. Ici, c’est le policier de quartier (ou quelque chose comme ça) qui en fait les frais. Pas futé pour un sou, totalement pervers sur les bords, il se fait à chaque fois mener en bateau par la bande à Makoto. Mais il y a d’autres protagonistes hauts-en-couleurs de cette trempe, telle la mère du héros.

IWGP dépeint par conséquent un Japon assez sombre. Difficile de dire si c’est réaliste ou pas quand on ne connaît pas et qu’on ne vit pas là-bas mais c’est assurément plus réaliste que Gokusen. Du coup, la série peut être assez violente par moment. Certaines scènes sont crues ce qui en soit se comprend car le drama met aussi en avant une histoire de guerre de gangs. Et comme tout le monde le sait, on ne se bat pas avec des oreillers en plumes dans ce genre de situations. Par ailleurs, il est aussi question de drogues, d’inceste, d’industrie du sexe, etc. La plupart des scènes se déroulent la nuit, ce qui ajoute encore davantage au drama une dimension parfois préoccupante.

Dans la série, il n’y a que des nuances de gris. Makoto n’est pas tout blanc, loin de là même. Souvent égoïste, n’en faisant qu’à sa tête, il accumule certaines erreurs qui vont porter préjudice à d’autres. Quant aux « méchants », eh bien il n’y en a pas. Du moins pas vraiment. Puisque le drama n’est pas du tout manichéen, impossible de détester un personnage viscéralement tant il y a toujours quelque chose pour le rattraper. Les protagonistes sont vraiment ciselés et fouillés. Par conséquent, si en plus on ajoute la justesse des acteurs, on n’en sort que ravi. Forcément.

Le fil conducteur d’Ikebukuro West Gate Park est l’enquête concernant la mort d’une amie de Makoto. Si l’investigation ne se fait pas durant tous les épisodes, il y a un lien logique durant la plupart d’entre eux et la révélation finale est assez troublante. Mais tout se tient à merveille et a du sens. Le petit défaut que l’on pourrait trouver est que la plupart des épisodes reposent sur une histoire à proprement parler ce qui peut apparemment déplaire à certains. Si je dis certains c’est que vous comprenez que ce ne fut pas mon cas étant donné que la série m’a prise de suite dans son wagon et je ne l’ai pas lâchée en cours de route. Néanmoins, en allant jusqu’au bout de la série on se rend de suite compte que tout s’imbrique, même les plus petits détails. Petit à petit on comprend exactement ce qu’il s’est passé et là on est partagé entre horreur et tristesse.

Le côté policier, bien qu’apparemment prépondérant, ne l’est pas plus que ça. Par conséquent, même si l’on n’aime pas le genre il serait dommage de passer à côté de la série pour cela. En fait, l’enquête n’est qu’un prétexte pour réaliser un portrait de la jeunesse tokyoïte, vivant donc ici à Ikebukuro. Tout le monde y passe, ceux dans un gang, les riches, les otaku, les ganguro, ceux ne demandant rien à personne… IWGP effectue un véritable tour d’horizon de ce que peut être l’adolescence au Japon et ce, sans fioriture aucune.

Juste et intense, assez violent, très dynamique et avec un casting exceptionnel (ah… Kubozuka Yôsuke *.*), Ikebukuro West Gate Park est assurément un drama à voir que l’on aime ou pas les séries japonaises. Il peut très bien ne pas plaire car il est assez particulier sur certains points. La réalisation frénétique et limite stressante, en plus du reste, offre une unicité à cette série, si différente des autres. Le cadrage est d’ailleurs particulier et change encore une fois de ce qui se fait habituellement. L’atmosphère est lourde, voire glauque, mais l’ensemble est rafraîchi par des touches d’humour fréquentes et absolument hilarantes. Ceci étant dit, en grattant un petit peu et en ne s’arrêtant pas au premier degré, on se rend compte que cet humour est parfois noir et plus que féroce. Pour faire simple, l’originalité est le maître mot d’IWGP. Cela se sent donc par la réalisation, les sujets abordés et la manière de le faire, la musique édifiante (ah… la sérénade pour cordes de Tchaikovsky ♥) et un générique totalement hors normes. D’ailleurs, chaque épisode a un titre décalé, genre l’épisode fraise ou gorille. Ce fut pour moi un véritable coup de cœur. Ayant une préférence pour les séries plus réfléchies et différentes, j’ai été gâtée avec Ikebukuro West Gate Park. Les dix épisodes ne laissent pas indemne. Une série brillante à voir et à revoir.
Bonus : un superbe trailer réalisé par un(e) fan

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8 commentaires

Nakayomi le 14 décembre 2008 à 17:05.

Hum… Hum… J’sais pas… J’avoue que l’ambiance, le truc guerre des gangs et yakuzas, c’est pas trop mon trip… Non, je crois que j’avais passé sur ce drama sans me formaliser… :ninja: Et malgré la très bonne critique (et certains points qui paraissent assez intéressant), ça attendra que j’ai épuisé mon stock…

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Kerydwen le 17 décembre 2008 à 21:59.

Je peux comprendre. Comme je l’ai dit, la série ne plaira pas à tout le monde, mais cela ne l’empêche pas d’être absolument fantastique.
A l’inverse de toi, je partais presque conquise car j’aime les guerres de gang et les yakuzas donc forcément, c’est plus facile d’apprécier. Ceci étant dit, si jamais un jour tu la regardes, j’espère que ce sera une agréable surprise !

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Haruka le 22 décembre 2008 à 17:48.

Encore une série sur laquelle je devrais me pencher. Lorsque j’y repense, c’est vrai que je n’ai jamais regardé de drama sombres à part LIFE. Tout ce que je regardais était « léger » alors c’est un genre que je dois essayer. En tout cas, tu m’en donnes très envie et ça va changer de My Boss My Hero XD.

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Kerydwen le 23 décembre 2008 à 14:02.

J’ai hâte que tu la regardes ! Faudra revenir me dire ce que tu en penses et j’espère que tu seras aussi ravie que je l’ai été avec Hana Yori Dango !

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Elamia le 26 octobre 2010 à 19:33.

Wowww… je viens de terminer IWGP il y a quelques minutes, n’ayant pas été du tout conquise par les résumés trouvés mais en ayant lu des commentaires positifs j’ai voulu tenter l’expérience, j’ai attendu d’avoir terminé mes autres drama n’étant pas inspirée par celui-ci et…. J’ai dévoré les épisodes en les enchainant, je ne pouvais plus m’arrêter, comme quoi il faut tenter, il est desormais en seconde position de mon top drama après One Litter Of Tears. M^me si ce n’est pas votre style de drama tout comme moi, je vous consil de tenter le coup quand même ce fut un vrai moment de plaisir de suivre IWGP

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Kerydwen le 19 novembre 2010 à 21:24.

Rhaa, je suis trop contente de lire ce genre de commentaire parce que IWGP fut pour moi un vrai coup de coeur. Depuis que je l’ai vu, et ça fait presque deux ans maintenant, je n’ai pas encore ressenti ça devant un j-drama. Il s’agit assurément de celui que je préfère. Kuko Kankuro a le chic pour faire rire et pleurer en même temps, notamment grâce à des dialogues savoureux et des personnages ciselés.

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Nac le 18 juillet 2011 à 12:13.

Je viens de le terminer.Je voulais prendre mon temps mais je l’ai fini en 3 jours quand même…j’ai adoré.Sous des airs drôles et décalés avec des personnages louffoques,y’a finalement des choses assez poussés. Raffraichissant de voir des persos qui ne sont pas des bisounours et qui font plus humains que la plupart des persos qu’on croise ailleurs!L’aspect survolté m’a bien plu!

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Kerydwen le 23 juillet 2011 à 15:59.

Très contente de voir qu’IWGP plait toujours autant :D Pour moi, s’il y a un j-drama à voir, c’est celui-là. Bien sûr, il peut ne pas plaire mais il possède des qualités indéniables et ne peut pas laisser indifférent. J’adorerais le revoir mais j’ai d’autres trucs sur le feu avant… comme toujours !

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