Comme déjà dit, finalement la semaine spéciale Noël se voit doter de deux journées supplémentaires. Ainsi, c’est au tour du pilote de Pushing Daisies d’être traité, choisi par the viewer.

Il y a de ces séries qui marchent bien, ou tout du moins qui ont de bons échos, mais qui ne vous intéressent guère. C’est ce qui m’arrive avec Pushing Daisies. Je n’ai pas du tout pensé à regarder cette série l’année dernière et depuis, pas de changement non plus. Bof bof quoi… oui ça a l’air mignon mais bon, ça ne fait pas tout. En plus, la série est comparée à Amélie Poulain de Jean-Pierre Jeunet. Pour faire clair, je n’ai pas du tout apprécié ce film. Je sais, c’est une hérésie pour un grand nombre de gens mais c’est la vérité. J’aime les histoires positives et mignonnes mais là je n’ai pas accroché une seule seconde. Autrement, la comparaison a souvent lieu avec les films de Tim Burton et plus précisément Big Fish. Eh bien, je suis une grande fan de Burton sauf pour deux films. La Planète des Singes d’une part, et Big Fish d’autre part. Hum. Bref, du coup, difficile d’avoir envie de tenter Pushing Daisies. Mais comme the viewer l’a demandé, je l’ai fait. Je n’ai par contre pas eu le temps de regarder la saison une dans sa globalité mais je le ferai plus tard donc l’article arrivera en 2009. Aujourd’hui, ce sera uniquement le pilote.

Au secours ! Je ne vois plus rien, mes rétines ont explosé à cause de toutes ces couleurs fluos !  Plus sérieusement, les teintes sont vraiment flashy. Trop, je ne crois pas. Du moins pas pour le moment. Ça donne un genre particulier à la série et vu l’ambiance générale, très conte, ça colle parfaitement.

On découvre ainsi Ned en même temps que lui découvre qu’il a un pouvoir particulier. Il peut ressusciter les morts par le simple toucher. Bien pratique car son chien vient justement de se faire percuter, par une voiture ou un bus, j’ai un doute et de toute manière on s’en fiche.
Malheureusement pour nous, une voix-off passe son temps à baratiner et si ça ne dérange pas trop au début, ça devient de plus en plus lourd. Oui je sais, ça accentue le côté « conte » de la série mais… argh, virez-moi cette voix !!

Ned est fou amoureux de sa petite voisine, Chuck, et rêve de conquérir le monde avec elle.

Et un jour, sa mère meurt, foudroyée. Ned, connaissant son pouvoir particulier, la ramène à la vie. Mais il ne sait pas quelles seront les conséquences. Normal, il n’est juste qu’un petit garçon qui voit sa maman mourir devant ses yeux. Qui ne l’aurait pas touchée ? Sauf qu’il ne savait pas que lorsqu’il ressuscite quelqu’un durant plus de 60 secondes, quelqu’un doit mourir. La Mort a besoin de quelqu’un et c’est généralement une personne proche, en terme physique. Ici, ce sera le père de Chuck qui était en train d’arroser ses fleurs…

Le malheur ne s’arrêtant pas, Ned fait la triste découverte qu’après avoir ressuscité quelqu’un, il ne peut le retoucher sinon cette personne re-meurt. Et c’est ainsi que sa mère retourne chez les cadavres.

Ned et Chuck sont du coup deux orphelins et se voient séparés durant de longues, très longues années. La scène dans le cimetière est super jolie, visuellement parlant. Les deux gamins sont aussi mignons d’ailleurs.

Olive : Our store is called The Pie Hole. As in shut your. Or in this case « Open your » because it’s real good.
Plusieurs années se sont écoulées et Ned s’est transformé en cet immense garçon, tout naïf. Pâtissier, il fabrique des tartes qui ont l’air succulentes. Il profite de son « don » avec les fruits car il peut toujours leur redonner des couleurs. Ce qui est un peu bizarre d’ailleurs vu que lorsqu’il a ramené son animal à la vie, il ne savait pas qu’en le retouchant, il allait de nouveau mourir. Ce qui veut dire qu’entre le moment où il a rendu la vie à son chien et celui où sa mère est morte, il ne l’a jamais caressé ?!

Il est aidé par Olive qui n’attend qu’une seule chose : lui sauter dessus. Sauf que Ned n’a jamais touché personne depuis sa mésaventure avec sa mère. Jamais. Même pas son chien.

Autrement, il travaille avec Emerson, incarné par Chi McBride (House MD), détective.

Ned : I asked you not to use the word « zombie ». It’s disrespectful. Stumbling around squawking for brains ? That’s not how they do. And « undead » ? Nobody wants to be « un »-anything. Why begin a statement with a negative ? It’s like saying, « I don’t disagree. » Just say you agree.
Emerson : Are you comfortable with « living dead » ?
Ned : You’re either living or you’re dead. When you’re living, you’re alive. When you’re dead, that’s what you are. But when you’re dead and then you’re not, you’re alive again. Can’t we say « alive again » ? Doesn’t that sound nice ?

Emerson est au courant du pouvoir de Ned et en profite puisqu’ils ont monté une affaire tous les deux. Ned ressuscite les morts histoire de savoir qui les a tué afin d’empocher la récompense. Pas très éthique tout ça mais au moins il leur donne la chance de se faire justice !

Ha, j’adore sa main géante pour caresser son chien ^^

Puis un jour, Chuck, sa petite voisine de quand il était petit, est assassinée. Emerson enquêtant là-dessus lui demande de la ramener à la vie une minute histoire de connaître l’identité du meurtrier.

Il fallait s’y attendre, Ned ne peut se résoudre à retoucher Chuck afin qu’elle re-meurt à nouveau. Im-po-ssible.

Oui c’est vrai… Ned est super attachant et mignon comme tout. Il fait tellement gamin qu’on peut facilement fondre. Je peux tout à fait comprendre ça.

Les deux tantes de Chuck sont sympathiques, quoiqu’un brin déjantées.

Chuck reste donc en vie et décide de cohabiter avec Ned. Tous les deux meurent de se toucher, de s’embrasser mais ce n’est pas possible. Parce qu’autrement la jeune fille finirait par y passer et ce serait bel et bien terminé.

Une nouvelle collaboration naît, désormais Chuck entre dans le business. Et à peine arrivée qu’un autre changement se produit, elle demande au mort s’il a des dernières volontés. Reste à supposer que dans les épisodes suivants, les trois zigotos (ou tout du moins Ned et Chuck) vont tenter de combler les attentes du trépassé. Il paraît aussi évident que Chuck finira par apprendre que c’est à cause de Ned que son père est mort.

Au risque de me faire huer, menacer de mort ou que sais-je encore, je dois avouer avoir très moyennement apprécié le pilote. Ce n’est pas mauvais, ne me faites-pas dire ce que je n’ai pas dit. C’est juste que ben… ça se laisse regarder mais de là à crier au génie ou à la série qu’il faut regarder parce que c’est fantastique, c’est un pas que je ne franchirai pas. Du moins pour le moment, faut voir après avec le reste de la saison.
Effectivement, Ned et Chuck sont mignons tous les deux, quoique j’espérais beaucoup mieux, mais j’ai trouvé ça quand même à la limite du sirupeux et de la guimauve. Pourtant, je suis assez bon public à ce niveau-là, c’est ça que je ne comprends pas trop. Les acteurs ne sont pas le problème puisqu’ils sont parfaits dans leurs rôles. Le gros point noir réside pour moi dans la voix-off qui est là, tapie dans l’ombre. Elle est insupportable de bout en bout, ne sert à rien tant elle raconte en plus des banalités.

Je disais plus haut que je n’ai pas eu le temps de regarder la saison une… c’est faux. Parce que si j’avais vraiment aimé j’aurais pris le temps de visionner ces neuf épisodes. Là c’était trop me demander, j’avais la flemme. Oui je la terminerai cette série parce que je vais toujours au bout des choses mais je dois dire que je ne suis pas très pressée.
En fait, je n’ai pas ressenti grand chose avec cet épisode. Pas de « rhoooo, ils sont trop choupinous » ou de « oooooh, le pauvre Ned, condamné à rester seul toute sa vie ». Non, rien. En fait, Pushing Daisies me laisse indifférente pour le moment. Un peu décevant donc pour une série supposée vous transporter dans un monde merveilleux, à la limite de l’émerveillement total.
C’est bon, the viewer, tu peux me taper maintenant :p