L’année commence mal avec plus de dix jours sans article. Du coup, le retard s’accumule. Bon, de quoi parler aujourd’hui ? Hmm, pourquoi pas d’une saison qui s’est terminée à la fin de l’année 2008 ? Au pif : Californication et sa saison deux. Si vous étiez ici il y a un an, vous vous rappelez peut-être que le constat à la fin de la première saison était assez mitigé pour ma part. Difficile de dire si j’avais aimé ou pas. A vrai dire, en reprenant la série, je ne me souvenais plus de grand chose si ce n’est que le season finale était médiocre à cause d’une fin qui gâchait tout.
Tout comme pour la première saison, la seconde est composée de douze épisodes d’une vingtaine de minutes. Toujours diffusée sur Showtime, elle a toutefois démarré fin septembre au lieu de mi-août. Aucun spoiler.

A vrai dire, je n’ai pas grand chose à raconter sur Californication. J’ai été à deux doigts d’arrêter la série en début de saison tellement ça m’embêtait plus qu’autre chose. D’après mes vagues souvenirs, la série savait être irrévérencieuse mais sans non plus tomber dans du gros n’importe quoi. Les premiers épisodes de cette saison sont creux, les personnages n’évoluent pas d’un iota et ça ne parle que de sexe pour le plaisir d’en parler. Extrêmement lourd donc. En plus, il ne se passe rien de spécial mais ça c’était déjà plus ou moins le cas dans la première saison. C’est un aspect qui peut se révéler ne pas être trop dérangeant dans certains cas mais là ça commençait sérieusement à peser. Je ne sais pas trop pourquoi j’ai continué, peut-être parce qu’un personnage fait son apparition et il est interprété par un acteur que j’aime bien, à savoir Callum Keith Rennie (Battlestar Galactica). Toutefois, la tournure finale que prend ce protagoniste n’est pas exceptionnelle. Disons qu’arrivé à la fin de saison, on a envie de dire « tout ça pour ça ». En fait, c’est un peu le constat que j’ai avec cette saison. C’est lent, la situation est presque la même à la fin de ces douze nouveaux épisodes qu’au début. Certes, il se passe un changement radical mais qui arrive à cinq minutes de la fin et qui sera développé dans la prochaine saison. Ca fait extrêmement léger car la fin est précipitée mais durant tous les autres épisodes c’est le calme plat.

Les personnages sont fidèles à eux-mêmes, les sempiternels problèmes reviennent sur le devant de la scène. Hank essaye d’assumer, il s’améliore un peu sur certains points mais des fois le naturel revient au galop. Oui David Duchovny est toujours aussi charmant mais ça ne suffit pas car si lors de la première saison on pouvait être plus laxiste, ce n’est plus le cas ici. Quant aux autres protagonistes, j’ai bien envie de virer Charlie et sa femme qui sont lourdingues au possible. Ce qu’il se passe est une réplique de la saison une. Tout simplement.

Bref, une saison deux moyenne voilà tout. Ca se laisse regarder, même si par moment on a juste envie d’éteindre sa télé et aller voir ailleurs parce que c’est soulant et la limite du pathétique. Certains dialogues sont toujours aussi sympathiques car bien mordants mais ils sont quand même pas mal noyés dans la masse des à oublier. Au moins ces nouveaux épisodes auront permis de revoir Carly Pope (Popular) et ça, c’est super chouette. De plus, Angus Macfadyen de Miracles est présent durant plusieurs épisodes et il est mé-co-nnai-ssable.