Long Love Letter | ロング・ラブレター

Publié par | 14 janvier 2009

Pour le premier j-drama de l’année, j’ai décidé d’en choisir un avec un acteur que j’aime beaucoup, à savoir Kubozuka Yôsuke (Ikebukuro West Gate Park). Malheureusement pour nous (pour lui ?), il n’a pas grand chose à son actif donc le tour de ses apparitions côté série sera assez rapide. Comme je l’ai dit dans le bilan 2008, cette année sera probablement marquée par mes visites dramagraphiques chez mes chouchous japonais ^^ C’est ainsi qu’il est aujourd’hui question de Long Love Letter. Comme souvent, le drama est une adaptation d’un manga, en l’occurrence ici Hyouryuu Kyoushitsu de Umezu Kazuo. Et je viens de me rendre compte à l’instant qu’il est disponible en France et que je connais le titre, L’École Emportée. Ah bah tiens, je sens que je ne vais pas tarder à me pencher dessus. Par contre, il semble qu’il y ait eu pas mal de modification dans la série, notamment au niveau de l’âge des personnages.
Long Love Letter fut diffusé en 2002 sur Fuji TV durant onze épisodes. Vous connaissez maintenant le truc, les premier et dernier épisodes sont plus longs et durent une heure alors que les autres 45-50 minutes. L’article qui suit est sans spoiler mais il faut préciser que le mieux est de commencer le drama sans rien connaître de l’histoire. Vraiment. Du coup, je vais rester assez vague sur certains sujets.

Yuka et Akio sont deux étudiants qui sortent ensemble presque par hasard, mais finissent par tomber amoureux l’un de l’autre. À la suite d’un accident, ils sont amenés à se séparer et ne se revoient qu’un an plus tard, alors que Yuka travaille dans la boutique de fleurs familiale et qu’Akio est enseignant dans un établissement voisin. L’histoire commence lors des vacances : les élèves ayant loupé leurs examens sont là pour participer à des cours de rattrapage. Parmi eux, l’élève populaire Tadashi et le rebelle Shô qui travaillent sous la houlette de Noriko, jeune enseignante qui croule sous les dettes qu’elle a contractées pour s’acheter tous ses vêtements et accessoires de marque. Yuka se rend au lycée pour réclamer à Yuriko l’argent qu’elle lui doit et y rencontre Akio : orage, électricité et plus si affinités…
Source : Manga Arigatou

Dire que ce j-drama est un OVNI est un euphémisme. Il ne ressemble clairement en rien à ce que l’on peut trouver au Japon à l’heure actuelle. On est très, très loin des comédies sentimentales ou de la bonne tranche de rigolade. En fait, il m’a fait le même effet qu’Ikebukuro West Gate Park, autrement dit un dépaysement total. Le titre, Long Love Letter, ne prend sa signification que lors des toutes dernières minutes de la série. On comprend dès lors ce qu’il en est vraiment. Eh oui, le drama n’est pas une simple et banale histoire d’amour. Oui il y en a une, plusieurs même, mais là n’est pas du tout le thème principal. La série plonge dans un tout autre univers lors de la fin du premier épisode. Sans dévoiler ce qu’il se passe, je me permets de dire qu’on débarque en pleine science-fiction. Rien que pour cela, le drama n’est pas ordinaire car il me semble qu’il est un des très rares à mettre ce genre en avant et de manière on ne peut plus sérieuse. En tout cas je n’en ai aucun autre en tête.

Long Love Letter sort aussi du lot par ses thèmes abordés. L’histoire se déroulant dans une école on retrouve les sujets typiques des adolescents mais la réflexion est surtout axée sur notre chère planète. Loin de nous marteler toutes les dix secondes qu’il faut absolument arrêter de polluer, de faire n’importe quoi n’importe comment, le drama distille tout au long de ses épisodes des petits éléments qui finissent par faire mouche. Cette morale comme quoi il est plus que temps de protéger la Terre n’est pas du tout lourde, bien au contraire. Elle permet par ailleurs d’offrir des scènes assez édifiantes et vraiment émouvantes. La société actuelle en prend pour son grade, tout comme l’Homme en fait. Pas besoin d’y réfléchir plus de dix secondes pour savoir que c’est mérité. Que l’on soit à tendance écologique ou pas on sait qu’un jour il faudra payer les pots cassés et il serait peut-être temps de se bouger. Si ce n’est pas déjà trop tard. Long Love Letter nous confronte donc à la nécessité de respect de la nature, sans volonté aucune de nous terroriser non plus. Même s’il faut avouer qu’à certains moments il est difficile de ne pas se sentir limite angoissé.

L’évènement qui se déroule à la fin du premier épisode et qui marque les personnages tout au long de la série montre les humains tels qu’ils sont. Lorsque quelque chose qui sort de l’ordinaire se déroule, quelque chose qui trouble sa vie de bout en bout, certains deviennent fous. Ce n’est pas parce que l’on se dit adulte et responsable que cela signifie que l’on est plus à même de gérer la situation. Par ailleurs, il est nécessaire de s’entraider, d’échafauder des plans, de trouver une raison ou au moins se faire une raison à ce qu’il vient de se passer. Sans en faire des tonnes ou exagérer, la série met en avant cette dimension psychologique et sociologique de manière pertinente. Même si ce qu’il se déroule est sombre et assez pessimiste, Long Love Letter dégage un véritable message d’espoir, d’amour et d’amitié. En cela, la série est touchante et sincère.

La distribution est plus qu’impeccable. Certains sont en-dessous du lot, comme d’habitude si j’ose dire, mais globalement le niveau est dans la norme supérieure. En grande partie grâce aux deux héros qui sont parfaits. Commençons par Kubozuka Yôsuke qui est assurément un acteur extraordinaire. Déjà qu’en regardant IWGP j’avais envie d’élever un autel à sa gloire c’est encore pire maintenant. Tokiwa Takako incarne l’héroïne avec conviction et la rend attachante. Autrement, les fans très nombreux (-ses :P) de Yamashita Tomohisa (Nobuta wo Produce) seront ravies car lui aussi est là et a un rôle assez important. Par contre son personnage est plutôt désagréable même s’il a quelques moments sympathiques. Révélation pour ma part pour Yamada Takayuki que je connaissais uniquement via Crows Zero et qui ici est bien plus jeune. Très bon, son personnage est attendrissant et il est facile de se prendre d’affection pour lui dès les premières minutes. En vrac on peut en plus noter la présence plus qu’agréable de Tsumabuki Satoshi (Orange Days) qui est toujours aussi charmant, d’Ôsugi Ren (My Boss, My Hero) ou de Mizukawa Asami (Nodame Cantabile). Bref, vous l’aurez compris, comme d’habitude on retrouve avec plaisir des têtes connues de la télévision japonaise.

Sans aucun doute, Long Love Letter est un drama à voir. Cependant, ce n’est pas sûr qu’il plaise à tout le monde car il est atypique. Il ne faut pas surtout pas s’attarder sur le titre qui laisse suggérer une simple histoire d’amour, c’est tellement plus que cela. A vrai dire, il est difficile de parler de cette série sans en dévoiler l’élément clé, ce qui fait que l’article est un peu flou. Il ne parlera peut-être qu’à ceux qui ont justement déjà vu la série. Mais je pense qu’il vaut mieux de ne pas savoir quel est l’évènement en question avant d’arriver à la fin de l’épisode un. Profond, émouvant, parfois terrifiant (pas dans le sens horrifique mais plus dans une certaine prise de conscience), le drama se savoure avec grand plaisir. La fin a l’air d’avoir agacé certains, perturbé d’autres. Personnellement, je l’aime beaucoup car elle est ouverte et laisse à chacun le soin d’imaginer ce qu’il veut croire. Même si Long Love Letter est souvent triste et intense, des touches d’humour sont là et surtout, l’espoir d’un monde meilleur est plus que présent. Pour ma première série terminée en 2009 je ne pouvais décidément pas espérer mieux.

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11 commentaires

Nakayomi le 14 janvier 2009 à 15:14.

Effectivement, c’est un drama à voir sans savoir vers où on part… Juste savoir qu’il faut le regarder. Et si j’avais trouvé quelques longueurs parfois, c’est diablement efficace… Et je te rejoins, une véritable fable écologique mais lourde ! :happy: Quelques effets spéciaux de très bonnes factures en plus… Je ne peux que conseiller (par contre, pour le manga L’Ecole Emportée, j’avais vu une planche dans un test d’AniméLand, c’est assez spécial graphiquement. En fait, je crois qu’il s’agit d’un manga assez vieux donc bon… Faut sans doute aimer).

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Saru le 14 janvier 2009 à 18:18.

Il faut que je le termine, ce drama !! Ca fait deux ans qu’il faut que je le termine !Première fois, j’avais regardé 5 épisodes ; deuxième fois, j’ai dû en voir 4… A chaque fois, je trouve ça hyper bien, mais il m’angoisse vachement, du coup, c’est beaucoup moins facile à regarder que les dramas habituels…
Mais pareil, je trouve que Kubozuka est excellent ! Yamapi, par contre, bouuh… Lui, franchement, je le trouve mauvais acteur !
Un jour, je le finirais, sûr ! (Et j’adore le générique de fin !)

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Kerydwen le 15 janvier 2009 à 21:02.

@ Nakayomi ~ Je n’ai eu aucun souci de longueur pour ma part. Et pourtant ça aurait pu être le cas parce qu’il ne se passe pas grand chose. A chaque fin d’épisode je me disais « ben dis donc, c’est passé vite mais il n’y a presque rien de neuf O__O ».
Tu as trouvé lourd le côté écologique ? Je suis très réceptive concernant ce sujet donc je n’ai pas eu ce sentiment.
Pour le manga je verrai, je ne vais pas tarder à me pencher dessus je pense.

@ Saru ~ Ouaw, deux ans ! C’est vrai qu’il est angoissant, plus j’avançais et plus je le sentais mal. Je n’avais pas envie de sortir mes mouchoirs toutes les dix secondes. Je suis d’accord concernant Yamapi, il n’est pas génial. Il fait du Yamapi quoi. Là où ça pèche je trouve c’est qu’il ne change pas trop du personnage d’Akira dans Nobuta wo Produce côté jeu et vêtements / coiffure. C’est un peu dommage. Mais bon, il y a d’autres acteurs pour compenser. Genre Yôsuke ♥

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Nakayomi le 16 janvier 2009 à 12:03.

@Kerydwen : Il fallait lire « pas lourd »… :blush: Donc non, je suis tout à fait de ton avis en fait… Le message passe très bien tel qu’il est délivré ici… :happy: Sinon, c’était des « menues » longueurs quand même… Rien de rebutant… Et de toute manière, on devient très vite accro, même s’il ne se passe rien… Mais quand même… :biggrin:

@Saru : Ah bah oui, il faut le finir quand même ! Courage !

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Kerydwen le 17 janvier 2009 à 22:02.

Ah d’accord, je me disais aussi car tu avais l’air d’avoir apprécié donc si trouvais le côté écologique lourd… c’était bizarre ! Bref, on se comprend donc tout à fait sur les qualités de la série :)

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Haruka le 9 mars 2009 à 13:53.

Et ben, depuis le temps qu’on m’en parle ^^;;. Un ami m’en faisait des éloges lorsque j’étais au Japon mais je n’ai jamais eu le courage de me pencher dessus :sad: . Maintenant, il dort sur mon disque dur et je pense que je ne vais pas tarder à le voir après avoir fini les drama en cours bien sûr :p.

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Kerydwen le 12 mars 2009 à 12:23.

Ouaaaais, bon choix :)
J’espère qu’il te plaira autant qu’à moi.

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Marilou le 26 février 2012 à 13:11.

Comme tu dis ce drama est un véritable OVNI (et même bien plus que ça)et il m’a vraiment perturbé, angoissé et mise mal à l’aise! Je crois qu’il me faudra 10 ans pour être prête à le re regarder x) J’exagère à peine. C’est vraiment… dur de poser des mots sur ce truc (d’ailleurs c’est un coup de génie, ton texte, arriver à en parler sans dévoiler l’élément plus-que-clef…!)… Kubozuka Yosuke est plus qu’excellent (cet acteur aussi est un OVNI sur la scène japonaise!).
En fait rien que de penser à ce drama (et à certaines scènes…) me tord le ventre ._.’
J’ai l’air d’exagérer mais au final je crois que c’était vraiment le but des réalisateurs/scénaristes… ils nous plongent sans scrupule dans ce monde angoissant (et pourtant beau)… brrr

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Kerydwen le 28 février 2012 à 22:20.

Ah Long Love Letter ou la série que j’ai trop, trop envie de revoir ! C’est un de mes premiers j-dramas et j’aimerais beaucoup savoir ce que j’en pense maintenant. Mes souvenirs sont malheureusement assez flous à son sujet (ça fait plus de trois ans quand même) mais j’en garde un excellent souvenir. Depuis j’ai regardé plein d’autres séries japonaises et je suis d’accord sur le fait que oui, c’est un vrai OVNI dans la production de ce pays. Normal qu’elle marque encore à l’heure actuelle, et je pense qu’elle le fera encore et encore ;)

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Gatien le 21 mai 2012 à 1:17.

J’ai failli passer à côté de ce drama, mais j’ai appris récemment qu’il comportait un thème que j’apprécie beaucoup (je n’en dis pas plus afin de maintenir la surprise si bien entretenue dans l’article ^^)… Je l’ai donc finalement regardé, et cela en quelques jours.
Même si certains effets spéciaux m’ont paru moyens et quelques scènes bizarrement faites, et bien que je fasse partie de ceux que la fin laisse perplexe (du moins, à chaud, car je l’ai fini il y a quelques heures), ce drama est plaisant à voir, et mérite que l’on en regarde au moins un épisode. Bon, le « hic », c’est qu’à la fin du 1er épisode, c’est sûr, vous enchaînerez avec au moins un deuxième…

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Kerydwen le 22 mai 2012 à 13:50.

Encore une de ces séries que j’ai vues il y a une plombe et dont je garde un souvenir très, très flou. C’est horrible, j’ai une multitude de j-dramas inédits mais je n’ai qu’une envie : réessayer ceux déjà passés par mon écran à mes débuts dans cet univers. Il faut que je trouve un moyen de stopper le temps rien que pour moi :p

Et effectivement, il y a bien une thématique faite pour toi là-dedans. Tu comprends pourquoi on ne le crie pourtant pas sur tous les toits tant cette série gagne surtout à être regardée vierge de toute information. Les effets spéciaux sont effectivement moyens mais j’ai envie de dire que c’est seulement une série japonaise, et qui date en plus. Bon, je ne pourrais plus trop dire pourquoi je l’ai autant aimée à l’époque. Ça nécessite un revisionnage, hmm.

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