Comme cela se fait parfois, la sortie en DVD de GARO a permis d’offrir aux fans un épisode bonus qui n’est donc pas passé à la télévision. Cette aventure disponible depuis décembre 2006 est intitulée GARO Gaiden: Egao, soit en français, une histoire à part de GARO : sourire. Son appellation l’indique explicitement, cet unitaire est totalement indépendant de la série et de ce qui s’y déroule vraiment, c’est-à-dire le combat des chevaliers Makai contre les Horrors. À vrai dire, il peut même se regarder sans rien connaître à l’univers de la fiction, mais l’on y perd dans ce cas beaucoup de sa saveur. Tout comme les épisodes le précédant, il ne dure que vingt-quatre minutes. Aucun spoiler.

GARO Gaiden: Egao s’apparente effectivement à un épisode totalement déconnecté de la production et absolument hors-norme. Il commence avec Kaoru arborant une nouvelle coupe de cheveux – qui lui va très bien, d’ailleurs –, alors qu’elle se trouve sur une scène quelconque faisant penser à un théâtre. Cela n’est pas du tout anodin puisque la réalisation s’en amuse, n’hésite pas à profiter de son cadre et à demander à ses acteurs de cabotiner à outrance, quitte à en devenir volontairement ridicules. Pour cette fois, la capacité des Japonais à surjouer est un atout ! Au cours de cette vingtaine de minutes, l’héroïne interpelle régulièrement l’audience assistant à cette représentation particulière. Les spectateurs ne sont jamais montrés, mais il paraît évident qu’il s’agit d’un parallèle avec nous qui visionnons justement notre écran. Il ne se déroule pas grand-chose de consistant dans cet unitaire et l’on plonge dans les rêves de Kaoru. Il est assez bizarre et, surtout, délirant. Au bout du compte, il ressemble surtout à une sorte de parodie de GARO permettant aux personnages de révéler une facette inédite de leur caractère, voire de s’en inventer une autre afin de distraire la galerie. Oui parce qu’il faut le dire, la nouvelle mouture de Kôga vaut vraiment son pesant de cacahuètes ! Il est en plus difficile de croire que l’acteur est le même, car sa voix se modifie, tout comme sa manière d’être. Et, d’ailleurs, son visage n’est jamais réellement aperçu, donc est-ce bien lui ? Parmi tous les détails croustillants, l’atout le plus jouissif de cet unitaire est le passage avec Kodama et les trois filles qu’il aide. Si vous connaissez la fiction, vous savez déjà que Kodama ne parle jamais, il prononce seulement quelques sons lorsqu’il réalise une attaque bien particulière. Eh bien là, il change du tout au tout, embrume tout le monde, et le résultat en devient vraiment très, très drôle.

Au final, cet épisode bonus n’est pas indispensable parce qu’il ne suit pas du tout la série, mais il n’en demeure pas moins très plaisant si l’on apprécie GARO. Les personnages sortent totalement de leurs rôles propres, se caricaturent souvent plus que de raison et provoquent ainsi des rires tant l’autodérision est permanente. Mon seul bémol ? L’absence de Rei alors que tous les autres protagonistes ou presque y passent. Tant pis. Mais cerise sur le gâteau, les voix de Zaruba et Silva font leur apparition en chair et en os !