Après un constat assez mitigé concernant le pilote de Pushing Daisies, est-ce que le reste de la première saison a changé la donne ? Comme j’ai pu le dire précédemment, la série ne m’intéressait pas du tout à la base. Enfin disons surtout que j’avais d’énormes a priori à cause du Fabuleux Destin d’Amélie Poulain que je n’aime pas. Pourtant, Pushing Daisies est une création de Brian Fuller, aussi à l’origine de la très réussie Dead Like Me. De Wonderfalls aussi mais je n’ai pas encore testé. A croire qu’il est maudit car ses séries s’arrêtent toujours prématurément. C’est donc le cas de Pushing Daisies puisqu’à peine la saison deux a commencé à passer aux Etats-Unis que le couperet est tombé : annulation. Bref, on y reviendra lorsque je l’aurai regardée ^^
La première saison de Pushing Daisies est composée de neuf épisodes diffusés sur ABC en 2007/2008. A cause de la grève, elle a été raccourcie. En France, elle est passée il y a quelques mois sur Canal+. Aucun spoiler.

Ned n’est pas un gars comme les autres : depuis l’enfance, il sait qu’il peut par son simple toucher ramener à la vie tout ce qui est mort. Adulte, il décide d’aider un détective privé à résoudre des crimes en ramenant à la vie, pour un court instant, les victimes afin qu’elles nomment leur assassin. Mais Ned fait autre chose, il ramène à la vie son amour de jeunesse et celle-ci le pousse à faire plus que de résoudre des crimes. Il l’aime et elle l’aime. Un seul problème : s’il la touche, elle sera de nouveau morte…
Source : AnnuSéries

Le synopsis est alléchant et semble tout avoir pour me plaire. Le côté burtonien, comme des personnages truculents, des décors faisant penser aux contes, est tout à fait ma tasse de thé. Mais comme j’ai pu le dire dans la review du pilote, j’ai eu du mal à accrocher. Et ca s’est ressenti durant toute la saison, à mon grand malheur. Il est clair que l’environnement de la série est superbe, malgré des couleurs parfois trop radioactives. C’est enchanteur et à deux doigts du rêve. Les personnages sont tous adorables à leur manière. Quant au couple principal, Ned et Chuck, il est attendrissant et je peux tout à fait comprendre qu’il fasse craquer tant de monde. Mais pas moi. En fait, je suis un peu embêtée car sur le papier la série a vraiment tout pour me faire fondre, sauf que la sauce n’a pas pris. Je ne saurais trop dire pourquoi puisqu’il me paraît clair avoir regardé une saison de qualité. Pas non plus exceptionnelle car elle a des petits défauts, comme une certaine répétition, mais au-dessus de ce qu’il s’est fait durant la saison télévisuelle précédente. Franchement, je ne sais pas trop ce qui cloche si ce n’est la présence du narrateur. Elle est soulante et tape rapidement sur le système. Quand même… on s’en fiche qu’untel a 45 ans, 12 jours, 4 heures et 12 minutes quoi !

En neuf épisodes il ne se passe pas grand chose. Ned, Chuck et Emerson enquêtent sur des morts mais ces investigations ne sont là que pour faire la part belle aux personnages et aux relations qui se tissent entre eux. Du coup, n’attendez surtout pas quelque chose de construit et d’extraordinaire. Là n’est pas forcément le but de toute manière. Mais du coup ça tourne un peu en rond. Certes, la série est désormais annulée donc la question ne se pose plus mais aurait-elle pu durer davantage avant de finir par être franchement rébarbative ? A moins évidemment de trouver un fil rouge, c’est peut-être le cas dans la saison deux cela dit.

La première saison de Pushing Daisies se laisse regarder mais pour ma part, je n’ai pas ressenti grand chose. Pas de « rhaaa, ils sont trop choupis » comme tout le monde semble s’accorder là-dessus, quelques sourires mais rien de bien folichon non plus, pas de grand intérêt pour les personnages en fait. De la poésie ? Mouais… alors de la poésie à laquelle je ne suis pas réceptive. Ce que je trouve bizarre car comme dit plus haut, en théorie c’est tout à fait mon truc. Le casting est impeccable, la bande-son sympathique et les dialogues dans l’ensemble plus qu’agréables. Au niveau des décors, souvent léchés, rien n’est laissé au hasard dans cet univers coloré et proche du féérique. On sent qu’il y a une volonté de concilier le côté léger de la série avec des thèmes plus graves et cette impossibilité de se toucher des deux héros, mais rien de transcendant à ce niveau pour le moment. Malgré ses qualités non-négligeables, la voix-off prend la tête, c’est parfois à la limite du sirupeux et ça finit par taper sur les nerfs. A dire vrai, il faut au moins tenter le pilote. Si on n’accroche pas, la suite sera peut-être difficile mais au moins on aura testé. De mon côté, je compte bien terminer la série donc on verra si mon avis sera différent lors du bilan de la saison deux ^.^