Et hop, on est reparti pour un drama déprimant. En fait, j’essaye d’alterner un drama joyeux / un drama moins joyeux, histoire que mon coeur de souris récupère ^^ Du coup, place à Byakuyakou. Loin de moi l’idée de faire un cours de japonais mais j’avoue être assez agacée par cette transcription (c’est pareil pour Kamisama Mou Sukoshi Dake en fait). Je n’aime pas du tout les rajouts de u (ou de h) lorsque la voyelle est double. Mais vu que tout le monde l’écrit ainsi sur le net… je vais garder le terme pour le référencement ^^;;; Tout ça pour dire à ceux qui ne le savent pas, ça se prononce Byakuyakô. Apparemment, cela signifie « soleil de minuit ». Le titre de la série prend toute sa signification en regardant les épisodes.

Byakuyakou est une série japonaise de onze épisodes, diffusée en 2006 sur TBS. Le premier épisode dure 1h30 alors que les dix autres dans les environs de 45 minutes. Comme souvent, le j-drama est une adaptation d’un roman, en l’occurrence ici celui de Higashino Keigo. D’ailleurs, plusieurs de ses oeuvres ont été adaptées en série. Je n’en parle pas plus parce que j’ai prévu de les regarder un de ces jours et donc je le ferai à ce moment-là.

Ryôji, un petit garçon de 11 ans, rencontre un jour Yukiho, une petite fille de son âge. A priori, tout les sépare, mais ils font connaissance et tombent amoureux l’un de l’autre. Seulement, Ryôji découvre quelque chose qui va le pousser à commettre un acte grave dans le but de protéger Yukiho. Et inversement, suite à cet acte, Yukiho va également commettre une chose grave par amour pour Ryôji. La police se met à enquêter et c’est ici que l’histoire commence réellement. Ce drama montre comment évolue leur relation suite à ces faits et comment ils cachent leur affaire pendant de nombreuses années alors qu’un policier semble très intéressé par cette histoire.
Source : Newsasia

Après avoir regardé Kamisama Mou Sukoshi Dake j’étais assez déçue car je ne l’avais pas trouvé si triste que ça. Enfin si, il l’est mais alors que la majorité disait s’être transformée en fontaine, ce ne fut pas du tout mon cas. Avec Byakuyakou… si. Pour être tout à fait claire, au bout de deux minutes, je transpirais déjà des yeux. Ca met de suite dans l’ambiance n’est-ce pas ? Ca prouve aussi que la série débute très bien car on à peine le temps de dire ouf que l’on est dans l’histoire et qu’on éprouve quelque chose pour les personnages. Pourtant durant ces deux minutes il ne se passe presque rien. Sauf que le couple phare de la série joue à merveille. Ryô n’est autre que Yamada Takayuki, il m’avait déjà fait forte impression dans Long Love Letter (dans Crows Zero aussi mais c’est moins visible ; rhaaaa, vivement Crows Zero II) mais là c’est d’un niveau supérieur. Si si, c’est encore possible. Il ne surjoue pas et montre tout son talent dans les scènes dramatiques. Et dans Byakuyakou il est verni. Yukiho est interprétée par la très belle Ayase Haruka que je connaissais aussi grâce au plus que sympathique film Cyborg Girl. Elle est une bonne actrice, ce qui fait qu’il n’y a jamais de souci d’interprétation. Puisque je parle de la distribution, notons aussi la présence de Koide Keisuke (le héros de Cyborg Girl), toujours attachant, mais aussi de Kashiwabara Takashi (Orange Days) ou encore de Nishida Naomi (Stand Up!!). A noter que Takayuki et Haruka ont déjà tourné ensemble puisqu’ils étaient aussi les deux héros dans Sekai no Chuushin de, Ai wo Sakebu. Bref, tout ça pour dire que comme d’habitude, il y a plein de têtes connues et cerise sur le gâteau, l’interprétation est juste.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu l’occasion de regarder une série aussi déprimante. Pourtant, le but premier de Byakuyakou n’est pas de faire sortir les mouchoirs, c’est juste que les personnages ont une vie tellement abominable que ça en devient triste à mourir. Ceci étant dit, il n’y a pas trop d’exagération de ce côté-là. Si les héros s’enfoncent d’épisode en épisode c’est uniquement de leur faute. On commence par un mensonge, puis un autre pour le cacher, puis encore un autre, et ça finit mal. Très mal. D’autant plus qu’ils ne font pas que mentir, ils agissent aussi en conséquence. Ce qui fait qu’à un moment, il faut payer les pots cassés. Le traitement de l’histoire est assez réaliste sur ce point-là et évite certains écueils du genre. Cependant, on peut tout de même trouver quelques points sur lesquels chipoter comme le fait que ça traîne parfois un peu en longueur. De plus, si l’histoire d’amour est réaliste, certains aspects de la série le sont moins. Mais finalement, c’est assez minime donc ça ne dérange pas.

Byakuyakou est une série mélangeant une romance sombre avec une enquête policière. Le côté romance est horrible. Pas dans le sens où il est fatigant  à regarder mais dans celui où le couple est à la limite du malsain. Yukiho est assurément une dominatrice alors que Ryô fait plus office de soumis dans leur relation. Ils s’aiment à la folie et feraient justement n’importe quoi pour que l’autre soit heureux, quitte à souffrir en silence. Dès leur plus jeune âge, ils se sont enfermés dans une prison, tentent de s’en sortir (marcher côte à côte sous le soleil…) mais vont-ils pouvoir y arriver ? Sans révéler la fin de la série, on se doute bien que vu l’ambiance, ce ne sera pas une partie de plaisir. Durant tous les épisodes on sent le poids qu’ils ont sur les épaules et la torture de leur propre conscience. C’est surtout valable pour le personnage de Ryô qui est bien plus rongé par la culpabilité que celui de Yukiho. La jeune fille est détestable mais en même temps on ne peut s’empêcher d’avoir pitié d’elle et au bout du compte on l’apprécie. C’est justement une des grandes qualités de la série. Ici, point de noir ou de blanc, ce n’est que du gris. Les protagonistes ne sont pas du tout manichéens. Quand bien même ils ne sont pas toujours excusables, on espère qu’ils verront enfin le bout du tunnel. Toutefois, la série n’essaye pas du tout de les rendre sympathiques ou de leur donner raison. Ils sont simplement ce qu’ils sont et puis c’est tout.

Cruelle et intense, Byakuyakou est une série mettant en avant une magnifique histoire d’amour et loin des clichés à l’eau de rose habituels. Cependant, de par sa nature, elle met les nerfs à rude épreuve. Ce n’est pas si étonnant que cela que certains téléspectateurs aient laissé tomber en cours de route car ce n’est pas toujours évident de regarder les personnages sombrer peu à peu. Pourtant, bizarrement malgré toute cette noirceur il en ressort une certaine poésie. L’histoire de Ryô et Yukiho a tout de la tragédie et émeut sans mal. Le premier épisode, plus long que les autres, est excellent. Les acteurs interprétant les héros jeunes sont eux aussi extrêmement convaincants. Pour accompagner la vie du couple et des personnes qui sont embarquées dans leurs sales affaires, la musique composée par Kono Shin est là. Par ailleurs, la chanson du générique de fin, Kage de Shibasaki Kou (oui oui, l’héroïne d’Orange Days ^^)  est elle aussi une perle. Certes, Byakuyakou a des défauts mais ils sont tout de même minimes si on les compare aux qualités. Typiquement le genre de série dont on ne sort pas indemne, qui sert le coeur jusqu’à étouffer, qui fait mal mais qui en même temps vaut le coup de déprimer un bon moment.

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5 réponses à “Byakuyakou | 白夜行”
  1. Pour la transcription pour les « u » rajoutés et tout, c’est la version anglaise (comme les accents ils connaissent pas !)… Mais j’avoue que je trouve ça moche aussi et que je préfère en général mettre de joli accents où il faut ! :biggrin: (Je fais de la résistance…)
    Sinon… Je crois que c’est un pitch que j’avais miré… Mais j’avoue que c’est pas forcément le genre de drama qui me botte (j’aimerai bien trouver un peu de fantastique en fait ! Mais ça court pas les rues malheureusement… Je finis par en souper un peu du reste… Alors j’y vais petit à petit… :tongue: ). Enfin, ça peut être intéressant quand même, mais c’est un genre dans lequel il faut que je sente le moment avant de me lancer !

  2. Oui je sais que les Anglais aiment bien rajouter un u mais ça m’agace quand même. Parce que c’est plus compréhensible de doubler la lettre quoi. Après je sais qu’en japonais, l’hiragana rajouté est un う mais je préfère la transcription (je ne sais plus le nom de cette méthode) avec chapeau ^^;; Pour nous, Français, ce n’est pas du tout pratique car on a tendance à lire « OU » sans le vouloir.

    Côté fantastique, je cherche aussi ^^ Il y a Vampire Host mais ce n’est pas exceptionnel. GARO aussi mais bon c’est spécial comme genre (avec les armures et tout et tout).

    Concernant Byakuyakô, il vaut mieux être prêt avant de se lancer en effet :lol:

  3. Côté fantastique (un p’tit peu hein, pas trop non plus…), y’a Yasha qui est pas mal du tout… Ca permet de changer d’air…
    Y’a Mop Girl sinon (une sorte de Tru Calling), mais je n’ai vu que le premier épisode (pas de VOSTF après le 3ème je crois) et je ne sais pas si c’est si exceptionnel que ça… Disons que la comparaison est en défaveur du drama… :ninja:

  4. Haruka dit :

    Ralala… mais comment je vais faire moua si Ayase Haruka est difficile à vivre ? :tongue:
    Je me souviens maintenant de ce drama. J’avais vu la première image que tu as mise dans l’article quand j’étais au Japon. Mais je m’étais dit : « hmm…. nan y a Ayase Haruka » XD
    Ceci dit, je pense que je vais changer d’avis, surpasser ma haine envers Ayase et regarder ce drama dont on me parle tant. Je trouve l’histoire très intéressante en tout cas. (et puis entre nous, je verrai assez mal Ayase Haruka dans un rôle de soumise :tongue: )

    Pour la transcription des « u », je m’y suis habituée mais au début, j’étais tout le temps en train de chipoter car je voulais voir des accents circonflexes. Maintenant, je me dis que c’est mieux. Tout simplement car il existe plusieurs « o » longs en japonais. Lorsque c’est écrit en hiragana, ça peut être « おう » ou « おお ». Même s’il faut admettre que les  »おお » se font plutôt rares, il est difficile de retranscrire un mot japonais correctement s’il est écrit « ô ». Est-ce un « おう » ou un « おお » ? C’est pour ça que je préfère la transcription avec un « u » car c’est plus clair même si les ignorants en japonais (je suis méchante :cwy: ) ont parfois tendance à lire un « ou » moche à la française.
    Je ne sais pas si je suis claire.

    mais je préfère la transcription (je ne sais plus le nom de cette méthode) avec chapeau ^^;;
    Tu veux dire la transcription en romaji ?

  5. Son personnage est dur, manipulateur et parfois cruel. Mais elle n’en demeure pas moins appréciable sur certains points. J’ai préféré Ryô qui est bien plus humain mais on peut comprendre sur certains points Yukiho. C’est en ça qu’Ayase Haruka est douée car elle arrive parfaitement à mettre en avant cette dualité. J’espère vraiment que tu arriveras à passer outre cette haine ^^;

    Mes notions de japonais ont tellement périclité depuis que j’ai arrêté que je ne me souviens même plus de ce que ma prof (Japonaise) nous avait dit à l’époque. Il me reste juste cet énervement du u xD
    Rassure-toi, tu es tout à fait claire. Concernant la transcription (avec accent circonflexe et d’autres trucs sûrement), non je parlais du nom du mec qui l’a mise en place. On lui a donné son nom, je ne sais plus qui c’est. J’avais appris ça en cours de japonais, avec mon prof français cette fois-ci ^^

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