Dans son propre pays, au Japon, Akashiya Sanma est probablement connu de presque toute la population. Cet owarai tarento, cette personnalité trustant régulièrement divers médias de masse, fait d’ailleurs partie avec Beat Takeshi et Tamori du Big 3, ce qui reflète clairement sa popularité. Ses occupations sont multiples, car il peut très bien jouer dans une série comme Sora Kara Furu Ichioku no Hoshi, apparaître dans maintes publicités ou encore présenter divers programmes télévisés. Koi no Kara Sawagi, démarré en 1994 et dont le titre se traduit approximativement par beaucoup de bruit pour rien, est justement l’un d’entre eux. Toujours dans le but d’innover et d’attirer une nouvelle audience, cette émission de NTV a donné naissance à une production annuelle montrant au sein d’une même soirée fictionnelle des actrices assez familières dans trois vignettes plus ou moins indépendantes les unes des autres. Ce drama special intitulé Love Stories a commencé en 2004 et s’est terminé à sa sixième édition, en 2009. Aujourd’hui ne sera traitée que la quatrième datant du 30 novembre 2007 et se constituant donc de trois historiettes d’une bonne trentaine de minutes chacune. Toutefois, je n’ai pas eu l’opportunité de tester la dernière, Koroshitai Onna, avec Mizukawa Asami, puisqu’elle n’a jamais été sous-titrée. Aucun spoiler.

Namaiki na Onna, soit la femme impertinente, met en avant Horikita Maki dans le rôle d’Iwai Ikumi, une étudiante en fin de scolarité. Elle cherche un travail et botte un peu en touche du fait de son tempérament assez tempétueux. Elle n’hésite effectivement jamais à dire le fond de sa pensée, même lorsque les circonstances imposent le silence. Son ex-copain l’a laissée tomber pour une autre et plutôt que de montrer sa peine, Ikumi continue d’arborer un visage de marbre. Sa rencontre avec un homme d’affaires (Tanaka Kôtarô – Byakuyakô) légèrement ridicule paraissant raconter mensonge sur mensonge pourrait très bien la dérider. L’épisode en lui-même n’a pas vraiment grand-chose de mauvais, mais son récit choyant la comédie romantique n’a rien de drôle, d’émouvant ou de divertissant. Les acteurs se contentent en plus du minimum syndical bien que pour leur défense, ils ne soient pas gâtés par le script laborieux et le manque cruel de finesse psychologique. Les protagonistes donnent en effet l’impression de ne pas détenir une personnalité cohérente. Heureusement, la courte durée et les éléments absurdes apportant un semblant de charme permettent de tolérer quelques-uns de ces nombreux écueils.

Avec Koe ga Furueru Onna, Ishihara Satomi (Voice) endosse le costume de Hikota Mutsumi, une femme à la voix chevrotante. Cette jeune héroïne n’arrive jamais à parler normalement et se ridiculise tous les jours. Sur son lieu de travail, un restaurant en perte de vitesse, elle se fait constamment rabrouer par sa supérieure malgré la bienveillance du dirigeant. Outre sa mère délurée, elle doit son bonheur à l’idole qu’elle vénère, Minami Yûya (Tsukamoto Takashi – Kisarazu Cat’s Eye). Contre toute attente, alors qu’elle se morfond dans sa chambre, ce dernier surgit du poster et se met à discuter ! À partir de là, elle commence enfin à sortir un peu de sa coquille… Le scénario s’embourbe dans une caricature outrancière et empêche de prendre au sérieux quoi que ce soit d’autant plus que le manichéisme se taille la part du lion. Qui plus est, Mutsumi cumule décidément les tares, car en plus de ses difficultés phonatoires, elle n’a aucune assurance, style vestimentaire, se tient n’importe comment et multiplie les maladresses. L’idée est clairement d’amuser avec ces inepties, mais le résultat s’avère surtout consternant et franchement trop prévisible avec ces bons sentiments dégoulinants.

Finalement, ces deux vignettes de la quatrième soirée de Koi no Kara Sawagi: Drama Special ne méritent pas un quelconque visionnage. La deuxième se révèle nettement inférieure à la première qui, déjà, n’a rien de satisfaisant. À moins d’être un grand amateur des actrices en question, il n’est pas du tout nécessaire de s’y atteler tant les histoires manquent de profondeur et d’intérêt, voire s’empêtrent dans un humour navrant. Notons que malgré leur indépendance l’une de l’autre, elles détiennent quelques clins d’œil, dont le personnage profondément idiot du comptable campé par un Kitamura Kazuki (Warui Yatsura) très cabotin.