Ayant pas mal de bilans de saison en retard, il est temps de se lancer. Je suis méchante parce que je sais que quelques uns d’entre vous attendent Battlestar Galactica ou Friday Night Lights (et peut-être Terminator : The Sarah Connor Chronicles ?) or aujourd’hui il ne sera question que de la seconde partie de la saison cinq de Nip/Tuck. Autrement dit une série qui ne doit plus intéresser grand monde. Que voulez-vous… c’est plus facile de commencer par le plus mauvais. Malgré ce que l’on pouvait penser, ce ne fut en effet pas une sixième saison pour la série mais bien une seconde partie. La grève des scénaristes ayant amputée la série l’année dernière, voici les épisodes complémentaires. Cette partie deux contient donc les épisodes 5×15 à 5×22, soit huit épisodes. Ils ont été diffusés de janvier à mars 2009, comme d’habitude sur FX. La première partie était ratée, sombrant dans le ridicule et le pathétique la plupart du temps. Est-ce que ces nouveaux épisodes relèvent le niveau ? Aucun spoiler.

Le début de la seconde partie est bon. Franchement, j’ai beaucoup apprécié le 5×15, Ronnie Chase. Pourtant vu le cliffhanger totalement pourri du 5×14, Candy Richards, j’étais très sceptique en débutant la série cette année. Comme quoi, tout n’est pas perdu. Nip/Tuck a toujours son côté trash mais ce n’est pas ici ridicule. Du moins pas au début de cette seconde partie. La série arrive à bien gérer l’aspect superficiel tout en y ajoutant une certaine pointe de réflexion. Cela faisait tellement longtemps que Nip/Tuck avait sombré dans l’exagération à tout va, sans rien derrière, que ça fait bizarre. Mais positivement bizarre évidemment.
Ces nouveaux épisodes reposent en grande partie sur l’annonce d’un évènement difficile pour un des personnages. Encore une fois, c’est bien traité sauf à la fin. En fait, s’il n’y avait pas eu les cinq dernières minutes du season finale je n’aurais pas eu grand chose à redire. Je n’ai pas été transcendée par cet arc mais il arrive à ne pas ennuyer, sans non plus agacer. Malheureusement, le retournement de situation, prévisible en plus, gâche tout. Le pire c’est que la saison six va reposer en partie dessus, du moins normalement, et c’est dommage parce que cet évènement changeait un peu la donne.

Deux nouveaux personnages importants font leur apparition, à savoir Raj et Teddy, incarnée par Katee Sackhoff (Battlestar Galactica). Les deux sont intéressants à leur manière, même si encore une fois, Teddy perd de sa substance dans le season finale. Décidément, tout est ramené à cet épisode. Raj a eu un bon début de développement mais la série ne va pas jusqu’au bout avec lui ce qui est dommage car là aussi il y avait le potentiel. Il incarne un jeune chirurgien plastique qui tente de faire ses marques. Il permet de faire des parallèles avec la vie de Sean et Matt. Quant à Teddy, elle apporte une certaine dose de fraîcheur dans la série.
Comme d’habitude, côté guest stars on a ce qu’il faut. Entre Richard Burgi (The Sentinel), Misha Collins (Supernatural), Lilian Hurst (Lost), on est servi. Généralement elles sont bien exploitées donc on ne peut pas trop se plaindre de ce côté.

Encore une fois avec Nip/Tuck, je n’ai pas grand chose à dire. Cette seconde partie se laisse regarder sans aucun déplaisir. C’est largement meilleur que la première mais le problème est que le season finale gâche tout. Du coup, on ne peut pas s’empêcher d’être un peu amer. Certes, c’est toujours trash mais ça sonne moins ridicule et surtout, c’est un peu plus profond que ce à quoi on était habitué l’année précédente. La saison six est prévue pour être la dernière et heureusement, il est grand temps que les chirurgiens raccrochent. Depuis la saison trois le niveau ne fait que baisser. Même s’il a un petit peu remonté, il est quand même bien bas comparé au tout début.