Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire pour les deux premières saisons, je ne suis vraiment pas une fan de Primeval. Elle arrivait jusque-là à peu près à me divertir. Avec cette troisième, l’essai fut-il transformé ? À l’instar des précédentes, elle a été diffusée sur ITV, entre mars et juin 2009, durant dix épisodes. À noter que vu que la série a été annulée en dernière minute, elle ne dispose pas de conclusion. Cela étant, un long-métrage serait en préparation pour réparer cette erreur. Un film étasunien, sorte d’adaptation, est quant à lui à l’ordre du jour. Des spoilers.

Pour faire simple et direct, j’ai détesté cette saison. Je me suis presque ennuyée de bout en bout, à tel point que j’ai passé des épisodes en accéléré. L’équipe était un peu diminuée à la fin de deuxième année et là, en quelques semaines, elle est tout bonnement totalement décimée. Toutefois, ce n’est pas du tout ça qui m’a dérangée dans le sens où les personnages qui quittent l’écran m’insupportaient au plus haut point. Enfin, je pense surtout à un en particulier, à savoir Nick Cutter, alias monsieur j’ai l’air perpétuellement drogué. C’est à ce moment que ceux qui ont commis le titre français peuvent ressentir des palpitations. Les nouveaux arrivants ne sont pas géniaux. Pour le côté bogossitude, on nous amène un Stephen 2.0 pas du tout à mon goût (quel comble !). Sarah n’a pas grand-chose d’intéressant à raconter – pour le peu que l’on apprend sur elle, en plus. Il reste Danny Quinn, incarné par Jason Flemyng, le remplacement de Nick qui s’avère, heureusement, tout à fait correct. Je ne fais pas allusion à l’exécrable Christine qui se révèle insupportable et mal interprétée. En y réfléchissant, parmi tous les protagonistes, il n’y a que Connor et Lester qui me plaisent. Bref, les personnages ne sont pas franchement folichons, disposent d’une psychologie pas toujours très subtile et n’évitent pas les clichés. Lorsque j’ai commencé Primeval en 2007, j’avais dit qu’elle me faisait penser au documentaire Prehistoric Park. Eh bien, sachez que son présentateur, Nigel Marven, vient faire un petit coucou le temps d’un épisode, mais incognito, en tant que figure fictive. Après tout, l’absence de profondeur des héros peut être tolérable, car c’était déjà le cas auparavant, sauf qu’au moins, le scénario convenait globalement. Malheureusement, cette saison ressemble à une vraie catastrophe. Elle part dans tous les sens et l’on n’en a absolument rien à faire de ce qui s’y passe. L’épisode avec le dragon est du grand n’importe quoi. De surcroît, le season series finale est nul et d’une platitude sans nom. Ah bon, il fallait être ému ou stressé ?

En conclusion, pour ma part, je suis bien contente que Primeval soit annulée. Maintenant je ne me poserai pas la question quant à savoir si je continue cette production inepte ou pas. Avec ma tendance à vouloir toujours persévérer, j’aurais sûrement repris du service. J’imagine que ceux qui apprécient (apparemment nombreux O__O) vont me tomber dessus, mais j’ai trouvé cette année imbuvable. Même pour une fiction que l’on visionne au trente-sixième degré en tant que pur divertissement, la pilule n’a pu être avalée. Connor n’a pas suffi à me faire passer au moins des moments agréables ; pourtant, Connor… il est tellement adorable qu’on serait en mesure de penser qu’on peut tout regarder pour lui. La preuve que non.
Mise à jour : La série est finalement reconduite ! NOOOOON !!!!