Eh bien, il serait sacrément temps de parler de la saison 5 de Lost vu qu’elle débute prochainement sur TF1. Toujours sur ABC aux Etats-Unis, elle fut diffusée entre janvier et mai 2009, le temps de 16 épisodes, dont le dernier qui est double. Lost est la série qui revient de loin pour moi. J’ai déjà pu le dire, je n’ai pas du tout apprécié la première saison et plus ça va, plus j’aime. C’est pour cela que je suis toujours étonnée lorsque j’apprécie un épisode. La saison cinq a-t-elle changé la donne ? Quelques spoilers.

Pour apparemment beaucoup, Lost est synonyme de prises de tête. La faute à des flashbacks et des mystères à gogo. Dans la saison quatre on a eu le droit en plus à des flashforwards. Dans la saison cinq, en plus de tout cela, les personnages font des bonds dans le temps. Pas un petit bond par-ci, par-là, non ça peut aller à des bonds toutes les cinq minutes. Les personnages se croisent eux-mêmes, plus jeunes, plus vieux, vivent à l’époque de Dharma Initiative, etc. Dit comme ça, on peut penser qu’il y a de quoi faire de la purée de cerveau. Sauf qu’en fait, ça passe très bien. Il est vrai que par moment on se pose des questions et on ne sait pas trop sur quel pied danser mais faut-il rappeler que l’on est dans Lost ? Les personnages ayant été séparés à la fin de la saison quatre, il existe ainsi deux groupes que l’on suit. Il y a celui de Jack et de tous ceux retournés à la civilisation, et celui de Sawyer resté sur l’île continuer à jouer à l’homme des cavernes. Toutefois, c’est un peu plus compliqué que ça. Oui, encore. Il y a des électrons libres comme Locke. Mais il y a aussi des groupes dont on ne sait pas trop ce qu’ils font mais ils ont clairement un rôle à jouer. Arrivé en fin de saison cinq, on voit un peu clair dans tout ce schmilblick mais ce n’est pas encore tout à fait ça. Il va de soi que le personnage de Jacob, interprété par Mark Pellegrino (yeah~) que l’on rencontre enfin, peut expliquer un certain nombre de choses. En bref, la mythologie de Lost est toujours aussi fouillée et riche. Je sais que j’ai déjà dit le contraire mais la série donne vraiment aujourd’hui un effet toutélié intéressant et bien fichu. En plus, les scénaristes ne donnent pas trop l’impression de nous prendre pour des idiots et c’est toujours agréable, surtout quand à l’heure actuelle on nous mâche tout le travail.

A l’instar de la saison quatre, la cinquième n’est pas avare en révélations. Au fil des flashbacks / forwards / retours dans le passé – futur – que sais-je encore, on en apprend un peu plus sur les personnages. Je ne fais pas allusion aux insipides Jack et Kate mais à des plus secondaires -voire ultra secondaires- comme Pierre Chang, Miles, Daniel Faraday… Lost a toujours a eu la capacité de développer des personnages et de les rendre bien plus passionnants que ses héros. Un comble quand même. Mais dont je ne me plaindrais pas du tout. A vrai dire, les épisodes les plus réussis de la saison sont presque toujours ceux mettant à l’honneur les non-Oceanic Six.

La saison cinq a de quoi donner le tournis, avec tous ces changements spatiotemporels et ces liens de parenté qui apparaissent à tout va. Néanmoins, tout semble se tenir à peu près et on voit un peu plus clair. Il serait très intéressant de regarder la série dans sa totalité après l’avoir vue une première fois. Je pense que c’est le genre qu’il faut revoir, afin de bien comprendre la mécanique et de voir certains éléments passés obligatoirement inaperçus. C’est quelque chose qui pourra se faire très prochainement vu que la saison six sera la dernière. Les épisodes sont globalement bons mais certains souffrent d’une certaine platitude. De ce fait, j’ai trouvé cette saison un poil inférieur à la précédente. C’est on ne peut plus correct mais un peu inégal. A vrai dire, c’est la partie avec les Oceanic Six qui plombe souvent la saison. De même, on se serait bien passé de l’histoire bien trop imbibée de soap entre Sawyer, Kate et Juliet. Cependant, la saison est du haut niveau encore une fois. Il y a beaucoup d’action, quelques pointes d’humour bien vues, énormément d’émotion avec notamment la mort de pas mal de personnages mais des retours de personnages normalement morts (rappelez-vous, c’est Lost !), une réalisation impeccable, une musique toujours aussi parfaitement intégrée et accompagnant à merveille les scènes, des rebondissements et des révélations. Pour ma part, je n’en demande pas beaucoup plus. Ce n’est pas parfait mais Lost a clairement un univers et une ambiance bien à elle qui valent plus que le coup de s’y intéresser.
Bonus : Vous voulez en savoir plus sur Lost ? Dans ces cas-là vous devez déjà connaître Lostpedia (et sa version française).