Malgré une première saison mitigée, j’ai décidé de donner sa chance à Private Practice lors de la seconde. Après tout, du fait de la grève, les débuts ont été un peu chaotiques et ce n’était pas forcément évident de se faire une place digne de ce nom. La saison deux est ainsi ici capitale car elle montre clairement le ton que la série veut prendre. Reste à savoir si ce ton plaira ou pas. Cette fois-ci, elle est composée de 22 épisodes, diffusés entre octobre 2008 et avril 2009 sur ABC. Aucun spoiler.

Private Practice, tout comme sa grande sœur Grey’s Anatomy, repose en majeure partie sur ses personnages. Ce sont eux qui sont supposés être la force de la série. Il paraît donc essentiel de les apprécier un minimum. La saison une permettait de les découvrir mais pas de les approfondir. La seconde essaye cela. Malheureusement, elle passe complètement à côté de la plaque. Arrivé en fin de saison, ils ne sont pas vraiment attachants. Addison ? Autant je l’appréciais dans Grey’s Anatomy, autant ici elle me passe un peu au-dessus de la tête. Durant la saison, elle papillonne un peu mais pas trop. Rien de bien méchant si ce n’est que je ne suis pas fan du tout de l’intrigue qui débarque à ce sujet vers la fin. Ça traîne en longueur et c’est juste insupportable.
Chez les femmes, on a Naomi. Si elle pouvait disparaître ce serait sympa. En plus d’être désagréable, on en revient toujours au même avec elle. Il serait temps de régler une bonne fois pour toute cette histoire avec Sam. Un coup c’est « on s’aime », un coup « on est amis » et un autre « on se déteste ». C’est d’un pénible. Bien que Taye Diggs soit toujours aussi charmant, le personnage de Sam en devient quelque peu usant à cause de cela. Pourtant il est bien plus agréable que Naomi.
Violet sait être supportable. Sauf que là aussi, son intrigue principale de la saison est usée jusqu’à la corde et ça plombe tout. Je ne parle même pas du cliffhanger du season finale que j’ai trouvé ridicule. Dans Nip/Tuck je ne dis pas que cela aurait eu sa place mais dans Private Practice ? N’importe quoi. Au lieu d’être effrayée j’étais plutôt morte de rire.
Il reste Charlotte qui en dépit de tout ce que les autres personnages disent, est la plus intéressante et la plus sympathique à suivre. Elle gagne un peu de temps d’antenne par rapport à la saison une ce qui est un bien. On la découvre plus humaine.
Quant aux hommes, comme dit plus haut Sam ça va sauf lorsqu’il est question de Naomi. Problème, il est quasiment toujours associé à elle. Pete est insipide. En plus, on a le droit à un triangle amoureux infernal. Chouette. Je ne parle même pas de Dell qui a lui se coltine une intrigue pénible. Cooper est le seul à sortir un peu du lot mais bon, ce n’est pas folichon non plus.
Tout ça pour dire que les personnages de Private Practice sont, dans la majorité, pénibles et fades. La faute à plein de choses comme de mauvais choix scénaristiques, des intrigues qui durent, qui durent…

La série se déroulant dans le milieu médical, on pourrait à la rigueur se contenter de cela. Sauf que non. Dans chaque épisode, on a le droit à une petite morale bien pensante. Je crois que c’est principalement cet esprit-là qui m’agace au plus haut point dans la série. On n’est pas dans une série d’ABC Family non plus mais des fois c’est limite hein. Comme par hasard, des thèmes justement matières à polémique sont abordés. Vous allez me dire, c’est bien. Ok, ça peut l’être, on est d’accord. Cependant, Private Practice aborde cela d’une manière qui fait vraiment moralisatrice et bien pensante. Au delà de cet aspect, globalement les cas médicaux sont ennuyants malgré une liste de guest stars impressionnante. On retrouve entre autres Amy Acker (Angel), Tom Amandes (Everwood), Ming-Na (ER), Alexis Denisof (Angel), Emma Caulfield (Buffy the Vampire Slayer), Erik Palladino (ER) que l’on voit partout cette année, Amanda Detmer (What About Brian)… Grant Show (Point Pleasant) joue aussi le temps de plusieurs épisodes le frère d’Addison. Un crossover avec Grey’s Anatomy compose la saison et il est raté. Il passe totalement à côté de la plaque.

Au final, la seconde saison de Private Practice est très moyenne voire mauvaise. Pour être honnête, je n’ai pas souvenir d’un épisode où je ne me sois pas ennuyée. Les personnages ne sont pas attachants, ce qui leur arrive pas franchement intéressant et souvent bien trop convenu et/ou réutilisé jusqu’à la moelle. Quant à tout ce qui a trait au médical, ce n’est même pas la peine d’en parler. Autant avec la première saison je voulais bien être un peu indulgente, autant là clairement non. La série a un ton à elle, partagé entre comédie et drama, mais à l’inverse de Grey’s Anatomy, ça ne fonctionne absolument pas sur moi.