L’année dernière je n’avais pas pris la peine d’écrire mon bilan concernant la saison deux de Heroes. Je l’ai trouvée tellement nulle que j’avais la flemme de me pencher dessus. Finalement, cette année je décide de rédiger celui de la saison trois. Cela veut-il dire que je l’ai appréciée ? Bonne question ! Je me rends d’ailleurs compte que je n’ai jamais vraiment parlé de cette série. Comme beaucoup, je l’ai commencée lors de sa première saison. Je l’ai trouvée tout à fait convenable, sans pour autant crier au génie. A l’époque le buzz était vraiment énorme, tout le monde disait que c’était la série de l’année, bla bla bla. Faut peut-être pas pousser non plus. Cette année-là il y avait aussi l’arrivée de Friday Night Lights ou encore de Dexter, séries qui sont nettement supérieures ; autant sur le court terme que sur le long terme d’ailleurs. Ceux qui suivent l’actualité des séries ont pu voir les multiples rebondissements ces dernières années concernant Heroes. Entre le créateur qui s’excuse publiquement de la nullité de sa série (faut le faire quand même), et les scénaristes qui partent chacun leur tour, on a de quoi faire. Aucun spoiler.

Malgré mon défaut de toujours aller au bout, je me suis un peu posée la question quant à savoir si je regardais cette nouvelle saison ou pas. Vu que j’en parle ici c’est que je l’ai visionnée. Toujours diffusée sur NBC, elle est composée de 25 épisodes dont un season premiere double. Honnêtement, après cet épisode, j’ai failli lâcher l’affaire. C’était encore pire que la saison deux. Pourtant je ne pensais pas que Heroes tomberait encore plus bas ! La saison est divisée en deux chapitres. Le premier, du 3×01 au 3×13, est intitulé Villains, et le second, du 3×14 au 3×25 : Fugitives. Dans Villains, il n’y a rien à sauver. Franchement… qu’y a-t-il de vraiment réussi ? Ou même tout simplement d’un peu réussi ? J’ai beau me creuser la cervelle, je ne vois rien. Les personnages sont quasiment tous stupides et pathétiques. A croire que dans Heroes il est impossible de garder le même caractère plus d’un épisode. Ce qui m’a le plus agacée en début de saison est probablement le personnage de Mohinder. Certes, il a toujours été un boulet mais là c’est juste ridicule. Comment peut-il passer de scientifique plus ou moins sensé à ça ? Heroes ou comment fiche en l’air ses personnages. Le seul qui était à peu près sauvable jusque là était Sylar. Sauf que là aussi ça coince. Il devient très vite pénible et perd en charisme. Des rebondissements crédibles ? Euh… Des révélations ? Mais oui bien sûr. Pour faire simple, c’est du gros n’importe quoi.

Le volume sur les fugitifs démarre bien. J’étais très étonnée en regardant l’épisode du début de cette nouvelle partie. Evidemment, ça sombre après encore une fois dans la médiocrité. On est dans Heroes ou on ne l’est pas. Le season finale est mauvais. Oui, ils ont tué un personnage principal. Ce que c’est triste. C’est vrai que ce personnage était agréable tout au long de la saison en plus. Que d’émotions. J’en ai eu le souffle coupé. Je n’avais pas été aussi triste depuis la fin de Tarzan, ma série culte.
Les relations entre les personnages, la psychologie de ces derniers, les dialogues et je ne parle même pas du scénario… tout ou presque est à jeter. C’est quand même hallucinant. Le pire c’est que ce n’est même pas de la mauvaise foi de ma part. Je ne suis pas du genre à porter en grippe une série mais là, on se demande ce qu’il se passe dans l’équipe créative. Ils ont l’air de se remettre perpétuellement en question mais plus ça va, plus ça s’enfonce.

Vous êtes tristes que TF1 n’ait pas encore diffusé la saison 3 ? Ne le soyez pas ! Si vous avez trouvé la seconde mauvaise, celle-ci vous semblera être l’Enfer. La plupart du temps les personnages agissent comme des idiots, font exactement l’inverse de ce qu’il faudrait faire et retournent leur veste douze fois par épisode. A ce propos, les épisodes durent-ils vraiment 42 minutes ? Pour ma part, j’ai cru tout au long de la saison qu’il y a au moins quinze voire trente minutes de plus. Alors oui il y a des idées mais elles sont presque toutes nulles. Le voyage initiatique de Matt ? L’espèce de mythologie qu’Angela Petrelli nous balance ? Le bordel pas possible que mettent quelques Petrelli, essentiellement en début de saison ? La transformation délicieuse de Mohinder ? Eh bien, dans ce cas, Tim Kring et moi n’avons pas le même avis sur ce que sont de bonnes idées. Bref, Heroes n’est qu’incohérences et médiocrité.