En dépit d’une première saison souvent pénible, répétitive et moralisatrice, une seconde et une troisième de Gokusen virent le jour. Le film, qui clôture enfin cet univers, vient d’ailleurs de sortir en début d’été au Japon. Etant un brin masochiste sur les bords, j’ai justement regardé la saison 2 il y a quelques mois. Il faut savoir que dans le cadre de Gokusen, les saisons n’ont pas la même portée que les saisons des séries américaines. Autrement dit, la saison 2 n’est pas une véritable suite de la première. On retrouve Yankumi, les yakuzas, le Kyoto et Kuma. Tout le reste est effacé et on recommence à zéro. L’histoire est tout à fait la même. Yankumi débarque dans un nouveau lycée et doit s’occuper d’une classe rebelle. La saison 2 de Gokusen fut diffusée sur NTV, durant dix épisodes entre janvier et mars 2005. Il existe un épisode spécial mais c’est plus une sorte d’émission télé. Il sera bientôt traité sur Luminophore. Aucun spoiler.

Alors que je savais pertinemment que le scénario allait être répétitif, je ne m’attendais quand même pas à ce que soit un copiage pur et dur de la saison 1. C’est effarant. Tout est pareil, au millimètre près. Yankumi est toujours aussi niaise et porte toujours son survêtement. La classe, encore la 3-D, est la classe dont personne ne veut, avec des cas sociaux terrifiants. Attention, ils disent des gros mots ! Le Kyoto n’a rien appris et est toujours aussi peu indulgent. Concernant les élèves en tant que tel, eux aussi ont les mêmes soucis que Shin et les autres. Bien que j’avais regardé la première saison fin 2008, je m’en rappelais très bien donc j’ai eu l’impression de voir double tout du long. D’autant plus que tous les défauts déjà énoncés lors de Gokusen 1 sont là ! De quoi donner des frissons d’horreur.

Sauf que… les dix épisodes sont passés relativement vite. C’est nul, c’est clair. Cependant, je me demande si je n’ai pas préféré cette saison à la précédente. Ce qui est fou quand on sait que dans Gokusen 1 il y a Oguri Shun, mon chouchou. Le casting n’y est pas pour rien. Comme d’habitude, il y a plein de bishônen dont il faut absolument parler. Les deux héros sont interprétés par les deux leaders de KAT-TUN, à savoir Kamenashi Kazuya et Akanishi Jin. Je n’avais pas eu l’occasion de revoir Kame depuis Nobuta wo Produce donc j’étais contente qu’il soit de la partie. C’est un Johnny’s que j’aime bien. Passons à Jin. Il a la réputation d’être un acteur pourri. Le mot acteur ne devrait même pas âtre appliqué à lui. Là ça allait. Normal, ils jouent presque tous comme leurs pieds. Il faudra que je vois ça plus en détails dans un autre drama (Anego ?). Étant faible de nature, moi aussi j’ai un énorme faible pour Jin qui est la sexitude incarnée. Oups, désolée, nous ne sommes pas sur un Skyblog kikoo lol (pléonasme ?). A part ces deux-là, on retrouve deux acteurs que j’aime bien : Hayami Mokomichi et Koide Keisuke (Nodame Cantabile). Koike Teppei interprète l’autre membre de la bande copains. Il est juste super chou ^^. J’avais déjà pu le voir dans le chouette film Lovely Complex et il a vraiment une bonne bouille. Bref, les cinq élèves principaux sont sympathiques et attachants. Comme leurs équivalents dans Gokusen 1 en fait. Parmi les autres élèves de la 3-D on retrouve Mizushima Hiro (Zettai Kareshi). Autrement, Yankumi a toujours un homme qui la fait craquer, ici c’est un prof de l’école de filles, joué par Tanihara Shôsuke (Pride). Bref, comme d’habitude il y a énormément de monde connu.

On efface tout et on recommence. C’est sur ce système que la saison 2 de Gokusen repose. Tout est pareil, même les défauts. Surtout ça je serais tentée de dire. Une jolie chanson revient à chaque épisode et les amateurs de KAT-TUN et plus spécialement de Kame seront aux anges puisqu’il s’agit de Kizuna. A moins d’être un peu fangirl sur les bords comme moi (voire totalement), ça ne sert à rien de regarder cette saison. La première est déjà largement dispensable alors vous vous doutez bien que celle-ci n’a pas grand chose à apporter de plus. Ceci dit, c’est toujours aussi stupidement drôle et plein de bons sentiments. Des fois ça fait du bien. Mince je suis foutue, j’ai déjà la saison 3 avec Miura Haruma en stock.