Si ça continue, avec tout le retard que j’ai dans mes bilans, les séries auront repris avant que j’ai pu les écrire. Retour sur la saison huit de Smallville qui fut diffusée comme d’habitude sur The CW, entre septembre 2008 et mai 2009. Comme depuis le début de la série ou presque, la saison dernière étant une exception du fait de la grève des scénaristes, elle comporte 22 épisodes. Aucune information n’est encore disponible concernant la diffusion française sur M6. Des spoilers partout, dont des très importants donc ne lisez que si vous voulez vraiment savoir.

La saison sept était moyenne, voire même à la limite du mauvais pour certains épisodes. Il est vrai qu’avec Smallville, mon niveau de tolérance est assez élevé mais là, c’était quand même raté. Impossible de ne pas comparer avec la saison six qui fut plutôt réussie, la meilleure de la série en fait. Enfin, la meilleure avant l’arrivée de la huit ? Car oui, cette saison fut de plutôt bonne facture. Je vous entends rigoler dans votre coin et dire que Smallville ne peut pas être bonne. Ou alors que la saison est bonne pour du Smallville. Sauf que non, elle est réussie. Point barre. Quand je vois à quel point j’ai apprécié les séries de l’année télévisuelle 2008/2009 (vous avez compris, c’est ironique), je peux dire sans problème que Smallville fut dans le haut du panier. Difficile à croire mais véridique. Est-ce que cela veut dire que je ne n’ai plus aucun goût ou sens critique et que j’ai perdu dix ans au compteur ? Je ne crois pas non. Pourtant, cette saison s’annonçait très mal. Gough et Millar, ceux derrière la série depuis le départ, sont partis à la fin de la saison sept. En plus de cela, de nombreux acteurs ont eux aussi pris la poudre d’escampette. Le plus important départ fut certainement celui de Michael Rosenbaum (Lex), comment la série allait-elle rebondir sans son chauve favori ? Kristin Kreuk (Lana) est elle aussi absente du cast principal mais elle revient quelques épisodes. Par contre là, son absence est une vraie bénédiction. Son personnage, ses liens avec Clark, plombaient la série. Il aurait fallu qu’elle disparaisse depuis très longtemps. Autrement, Kara est elle aussi absente ou presque de la saison et Lionel ayant été tué dans la sept, il n’est plus là. Ca en fait du monde en moins. Et du beau monde en plus. Parce qu’il est clair que Lex et Lionel étaient deux personnages forts, interprétés par des acteurs très compétents. Avec tous ces changements, comment la série pouvait-elle tenir debout ?

Pour pallier à ces départs, des nouveaux arrivent. Le remplaçant à LuthorCorp et au Daily Planet est une femme : Tess Mercer. J’avoue avoir été un peu dubitative au départ. Elle semble être un clone chevelu de Lex. Effectivement, elle aussi semble attirée par les secrets de Clark et veut en percer les mystères. Elle est en plus assez louche et effectue diverses choses apparemment répréhensibles. Sauf qu’au bout du compte, elle se révèle être intéressante. Elle cache bien son jeu et n’a rien à avoir avec Lex. Elle a d’ailleurs un passif avec Oliver ce qui donne quelques scènes franchement bien fichues. Si elle ne lâche pas l’affaire concernant Clark, elle n’a pas les mêmes ambitions que son ex-patron. Ou tout du moins, on peut penser qu’elle n’a pas les mêmes que ce dernier avait à la fin. Il est assez facile d’imaginer que si Clark avait fait confiance à Lex depuis le départ, les choses n’auraient pas du tout tourné de cette manière. Clark est en partie responsable de ce qui est arrivé à Lex.
Oliver, aka Green Arrow, devient régulier dans cette saison ce qui est un véritable plaisir. Autant pour les yeux que pour la qualité de la série. Il fait bouger les choses, Clark, et montre souvent du doigt ce qui ne va pas. Mais il est tout de même loin d’être le merveilleux archer sans défauts. La saison le prouve plus que bien. Il en devient même parfois assez désagréable ce qui n’est pas un mal. La saison neuf sera certainement celle de la rédemption pour lui. Il a beaucoup de choses à régler, à commencer par ce qu’il a fait à Lex. Justement, à propos de ce dernier, on le voit, ou tout du moins son crâne chauve. Je ne pense pas qu’il soit mort suite à l’explosion. Ce serait trop facile. Etait-il vraiment dans le camion ?

Passons au nouveau personnage le plus intéressant, à savoir Davis Bloome, incarné par Sam Witwer. Ce dernier a joué dans pas mal de séries et souvent, il m’agaçait dans celles-ci. Je pense surtout à Battlestar Galactica. Du coup, je n’étais pas du tout enchantée à l’idée que ce soit lui qui incarne le pire nemesis de Clark, autrement dit Doomsday. Les fans du comics savent que c’est lui le grand méchant qui tue Superman, et qui n’est autre que le fils de Zod. Sauf que Witwer fait un travail formidable. Il est franchement impeccable et j’ai adoré le voir bouger sous les traits de Davis. L’écriture de son personnage y est pour beaucoup car elle est fort réussie. A l’exception du season finale qui est un ratage complet sur ce point-là. Durant 21 épisodes, Davis est un homme torturé, partagé entre sa vie d’humain et celle de monstre détruisant tout sur son passage. Sa transformation, ses doutes, ses inquiétudes sont correctement mises en avant et sonnent vraies. Je crois n’avoir jamais autant apprécié un nouveau personnage dans Smallville. La relation qu’il tisse avec Chloé est vraiment belle et là aussi, il n’y a pas d’accroc. Je sais que beaucoup ont détesté Davis et ce qu’il vit avec Chloé, ne la comprenant pas du tout. Ce n’est pas du tout mon cas. Chloé apprécie Davis l’humain. Plus qu’elle ne le devrait, elle le sait ça. Mais il se trouve que sous Davis se cache Doomsday et là, Chloé va tout faire pour qu’il n’apparaisse jamais. Cette saison met d’ailleurs en lumière le fait que Chloé ferait tout pour Clark. Même tuer. Il est impossible de ne pas parler de Chloé avec emphase durant cette saison, tout comme de son interprète, Allison Mack. C’est elle qui tient la série sur ses bras. A dire vrai, je pourrais écrire des pages et des pages sur Chloé et Davis tant j’ai aimé la dynamique qui les lie. Elle est terrifiante et en même temps touchante. Ce fut une excellente réussite. En découlent des changements inévitables dans la relation Chloé / Clark mais aussi dans celle entre Chloé et Jimmy.

Venons-en à Jimmy. Jusqu’à quasiment la moitié de saison, tout se passe bien pour lui. Toujours aussi adorable, il aide ses amis, continue son boulot de photographe, etc. Il se marie même avec Chloé. Sauf que là tout tourne au drame avec l’attaque de Doomsday. Jimmy sera au départ seul contre tous. Il sera le seul à dire que Davis est le psychopathe en puissance mais personne ne l’écoute. Pas même Chloé. Le coup est dur pour lui et pour nous aussi car on sait tout ce qu’il se trame. Le coup de grâce est donné dans le season finale. Bon, comme dit plus haut, j’ai été déçue par cet épisode. Ce qui est d’autant plus dommage car sans je n’aurais pas eu grand chose à dire de négatif sur la saison, tout du moins pas grand chose d’important. Davis tue Jimmy, de sang froid. Ce qui m’agace c’est d’avoir tout fait un travail sur Davis durant la saison, montrant sa part d’humanité, son clivage entre le bien et le mal, pour finir par le réduire à un monstre sanguinaire dans le season finale. A quoi bon ? C’est tellement raté que ça en devient limite affligeant. En plus, tout ça pour tuer le pauvre Jimmy qui venait de se rabibocher avec Chloé. La pauvre se retrouve seule, d’autant plus que Clark décide de tuer son identité terrienne. Il n’en pas fallu beaucoup pour me transformer en madeleine, je l’avoue ^^;;  Certes, Jimmy n’est pas supposé avoir le même âge que Clark et Chloé dans les comics donc ça posait souci. Mais les scénaristes auraient pu trouver une pirouette non ? Il est maintenant clair que le Jimmy, futur journaliste, sera le petit frère de Jimmy dont on apprend l’existence pour la première fois.

C’est horrible, cet article est en train de prendre une tournure effroyable. Je n’en reviens pas d’écrire autant sur Smallville. J’ai un peu honte ^^;; La saison huit fait la part belle à Lois et Clark, en duo. C’est frais, drôle, il y a plein de références à l’univers de Superman et en même temps c’est touchant car on sent que quelque chose se construit entre les deux. Je suis totalement fan de Lois qui est une vraie bouffée d’air frais. Dommage, elle manque un peu en milieu de saison car elle n’est pas présente. Je crois que c’est dû aux restrictions budgétaires. Bref, de ce côté là c’est impeccable. Si Tom Welling jouait un peu mieux ce serait encore plus chouette mais là, je pense qu’on a tous fait une croix dessus.
L’autre dame de cœur de ce cher Clark est évidemment Lana. Elle revient quelques épisodes ce qui fait peur au début. Bizarrement, j’ai apprécié l’épisode qui lui est dédié et je fus totalement convaincue par son départ. Je ne crois n’avoir rien à redire, ou alors j’ai oublié depuis le temps. C’est quand même fou de ne pas avoir de reproches majeurs à faire à Lana. Le monde ne tourne plus rond ! Pire, j’ai même été touchée par les adieux entre Clark et Lana.

Au final, cette saison huit est globalement de qualité tout à fait honnête et est sans conteste la meilleure de Smallville. Le season finale plombe malheureusement un peu le tout. Pourquoi ? Parce que si toute la saison les personnages évoluent, ont enfin une vraie personnalité, cet épisode donne l’impression de retourner à la case départ. Ceci dit, cela n’empêche pas d’apprécier cette saison et d’y trouver des qualités. Il y a de la cohérence avec les autres saisons, on sent une véritable logique ce qui n’était pas évident ces dernières années. C’est beaucoup plus sombre qu’avant, bien moins niais, et ça c’est quelque chose qui rentre tout à fait dans ce que j’apprécie. Certes, Smallville a toujours son grand dadet de Clark, bien obligé, mais il sait être attachant et en prend pas mal pour son grade durant la saison. Il prend enfin le temps de réfléchir sur sa destinée et tente de faire quelque chose de grand. Enfin. La saison neuf est d’ores et déjà prévue puisqu’elle arrive fin septembre. Au programme, Brian Austin Green (Terminator : The Sarah Connor Chronicles) en Metallo. Vu les photos qui circulent, je sens que ça va déjà me plaire :D