Hop, le timing est parfait ! Voici donc le bilan de la saison 4 de Prison Break qui commence justement ce soir sur M6. Il tombe à pic ! Cette saison fut la toute dernière de la série. Composée de 22 épisodes, elle est passée entre septembre 2008 et mai 2009 sur la Fox aux États-Unis. Un téléfilm la clôture, The Final Break, il sera traité sous peu sur Luminophore. Aucun spoiler.

A part la première saison de Prison Break qui est excellente, les suivantes le sont beaucoup moins. D’un côté ça se comprend tant tout le scénario repose sur l’évasion de Michael, Lincoln et les autres. Une fois dehors, il est évident que d’une, le titre ne colle plus, et que de deux, il faut bien trouver quelque chose. C’est donc ce quelque chose qui est à l’honneur durant la saison 4. Je fais évidemment référence à la Compagnie. Pour être honnête, je n’ai jamais attendu de la série qu’elle soit vraiment cohérente. Non, ce que je voulais de Prison Break c’est qu’elle divertisse, qu’elle fasse monter ma tension et dans ce cas, c’était déjà pas mal. Cette saison le réussit. Ce n’est pas parfait, même loin de, mais on ne s’ennuie pas trop souvent. Bien sûr que l’on pourrait taper dessus encore et encore mais à quoi bon ? La série n’a jamais dit être LA série ultime sans erreur. Il est vrai que des fois ça tourne au grand n’importe quoi pas crédible pour un sou mais c’était quand même un peu le cas des le départ. Tout ça pour dire que dans le cas de Prison Break (je précise parce que je suis loin d’être aussi indulgente en général), je ne suis pas dérangée par ces éléments. Sans pour autant être en totale extase, il ne faut pas exagérer non plus.

La saison 4 fait un peu Mission Impossible au début. Les personnages fonctionnent en équipe et tentent de récupérer des cartes qui leur permettront normalement de se dépêtrer de la Compagnie. Évidemment rien ne tourne comme il faut. Il y a des morts, un certain nombre même. La série se permet de liquider ses personnages puisqu’elle se termine, on n’a plus besoin de tout le monde ! Il y a de nombreux rebondissements. Si certains sont corrects, d’autres frisent toutefois le ridicule. Arrivé en moitié de saison on pense que ça y est, on arrive enfin au bout du tunnel mais non, un nouveau méchant débarque. Ceux qui ont vu la saison savent de qui je parle, les autres vous saurez en la regardant, ce personnage est une mauvaise idée. Il ne sert à rien si ce n’est rallonger inutilement la saison. Celle-ci aurait été correcte amputée de plusieurs épisodes. Là ça traîne trop en longueur. Comme je l’avais dit dans le bilan de la saison trois, je n’étais pas partante pour une nouvelle saison de 22 épisodes. Or c’est ce qu’on a eu et comme prévu, ce ne fut pas judicieux.
Un personnage revient des morts. Je ne dis pas de qui il s’agit mais ce fut un vrai secret de Polichinelle. Même en trouvant ça un brin stupide, on est quand même content de revoir cette personne. Sinon, quelques nouveaux personnages font leur apparition, comme l’agent de la Sécurité Intérieur, Don Self, incarné par Michael Rapaport. Je ne sais pas pour vous mais moi j’ai vu ce personnage comme un gag ambulant avec ses répliques à deux balles (You whore. You are a whore, and your mother was a whore, and her mother, and your father used to turn tricks at a gas station, cause he was a whore too. xD). Enfin cela n’empêche pas du tout qu’il m’a bien fait rigoler, à l’instar d’un Brad Bellick. Le personnage joué par Cress Williams est pas mal sinon, même si on a juste une envie c’est qu’il meurt dans d’atroces souffrances.

Il était vraiment temps que Prison Break se termine, les épisodes n’avaient plus la même saveur qu’à leur début. On est quand même très loin du niveau de la première saison. Cette dernière n’est pas forcément mauvaise cela dit. Cependant, certains épisodes sont assez rébarbatifs et parfois on s’ennuie presque. En fait, le début est pas mal du tout, le milieu très moyen et la toute fin est meilleure. Ceux qui favorisent l’action, le côté survitaminé (même si là, c’est moindre), le suspense ou Lincoln avec sa chemise grande ouverte seront certainement plus enclins à l’apprécier. Prison Break se termine en beauté, le series finale est un des meilleurs épisodes de la série depuis longtemps. Au final je n’ai pas grand chose à dire sur cette saison, le constat est le même que pour la troisième. Ça se laisse regarder mais à part ce côté pur divertissement, il n’y a pas grand chose à se mettre sous la dent.