Décidément, Luminophore fait bien les choses puisque le bilan de la cinquième année de Grey’s Anatomy est réalisé pour aujourd’hui, et celle-ci démarre justement sur TF1 ce soir. À noter que la sixième débute sur ABC dans à peine dix jours. La saison cinq fut diffusée entre septembre 2008 et mai 2009 aux États-Unis, le temps de vingt-quatre épisodes – dont deux doubles. Aucun spoiler.

La saison quatre de Grey’s Anatomy était meilleure que la troisième, ce qui n’était pas dur. Toutefois, elle n’était pas du même acabit que les deux premières. Le constat est le même cette année. On ne peut pas vraiment annoncer que cette salve d’aventures soit plus réussie que celle qu’elle suit, mais elle n’est pas forcément plus mauvaise. Disons qu’elles sont toutes deux à peu près égales. Pour autant, leurs écueils sont différents. En fait, jusqu’à la moitié de ces nouveaux épisodes, cet ensemble se révèle extrêmement moyen. Après, le niveau remonte sans se montrer non plus exceptionnel. A contrario, la conclusion de la saison est très bonne, voire excellente pour le season finale, ce qui permet de laisser sur une note positive et de ne pas s’avérer trop critique.

Dans les points satisfaisants, la saison offre enfin du répit à Meredith. Comme presque tout le monde, c’est un personnage que je n’aime guère. Cependant, il faut quand même avouer qu’elle n’a jamais eu de chance dans sa vie. Là, ça va. Elle prend sur elle et s’améliore grandement. Il est vrai qu’arrivée en septembre, j’ai certainement oublié les épisodes du début, voire ceux du milieu en fait (quelle idée de rédiger ce bilan maintenant !), mais je ne me souviens pas avoir été profondément agacée par Meredith – ce qui n’était pourtant pas gagné. Son histoire avec Derek n’est pas trop désagréable et ils finissent par être plutôt amusants ensemble. Pour rapidement résumer, ils sont tous deux dans les éléments de la saison pas insupportables, mais pas forcément exceptionnels non plus. C’est un peu méchant ce que je m’apprête à écrire, car pour moi, ils font un peu office de meubles. Une autre caractéristique positive est la présence de Miranda. Tous les ans, l’audience répète une rengaine similaire à son sujet. Toujours bien interprété, le nazi de l’hôpital sait marquer les esprits, mais il y a de quoi regretter que cette femme battante soit aussi peu mise en avant, au profit de chanceux bien moins enthousiasmants. Sinon, la figure d’Alex effectue une belle évolution au cours des épisodes et, ça, c’est chouette. Quant au season finale, il vaut à lui seul que l’on s’attarde sur le visionnage parce que, comme évoqué plus haut, il est fort réussi tant il se veut émouvant et bouleversant tout au long de sa diffusion. D’ailleurs, ce n’est pas tant le cliffhanger qui choque, mais plus l’ultime révélation que l’on pressent un peu avant, ou en même temps qu’un protagoniste – une révélation absolument horrible.

Au bout du compte, les aspects négatifs supplantent les positifs en nombre. En vrac, il semble légitime de faire référence à l’absence de charisme de Kevin McKidd, ce qui est quand même grandement étonnant. Où est passé Vorenus, l’extraordinaire soldat de César dans Rome ? Sa relation avec Cristina a du potentiel, mais il faut voir ce qu’elle donnera sur du long terme. Le retour d’un personnage, en lien avec Izzie, est une très, très mauvaise idée. Si encore Shonda Rhimes ne nous avait pas pris pour des idiots, je ne dis pas, mais c’est clairement le cas. Néanmoins, ce qui s’en suit est bien mené et tout à fait digne des meilleurs moments de la série. Autrement, la découverte de l’homosexualité et la mise au placard d’une actrice a fait suffisamment couler d’encre à l’époque pour qu’il ne soit pas nécessaire de s’attarder. N’oublions pas non plus la présence totalement inutile de Melissa George (Alias).

En définitive, la saison cinq de Grey’s Anatomy est surtout intéressante pour ses derniers épisodes, le reste étant quand même relativement moyen. La faute incombe à des intrigues sorties de nulle part ou à des personnages insipides. Pour tout dire, jusqu’à la moitié, je ne supportais presque plus que Callie et Sloan. Comment ne peut-on pas alors penser que quelque chose est cassé ? À l’instar des années précédentes, il y a des invités, même si certains ne sont pas toujours très bien employés. Quoi qu’il en soit, le season finale donne forcément envie de revenir pour la suite, en espérant que plusieurs problèmes auront été réglés.