Juste encore plus ou moins à temps, voici enfin le bilan de la première saison de Dollhouse. La seconde a commencé aux États-Unis cette nuit (pour nous, on se comprend). Quasiment tout le monde a entendu parler de cette nouvelle série, créée par Joss Whedon, le papa de Buffy, Angel mais aussi Firefly. Comme j’ai déjà pu le dire, Buffy the Vampire Slayer est ma série préférée. A mon avis, aucune ne pourra la détrôner de son statut. S’en approcher certes mais ça s’arrêtera là. Je pense que beaucoup de fans ont justement grandi avec elles et ont développé une relation assez spéciale vis-à-vis de cette série. Je m’arrête là parce qu’il n’est pas question de Buffy aujourd’hui ^^;; Tout ça pour dire que malgré la très grande sympathie que j’ai pour Joss Whedon, je n’étais pas forcément surexcitée à l’idée de Dollhouse. En fait, je m’en fichais un peu.
Dollhouse a débuté sur la Fox en février 2009. La saison une s’est terminée au bout de douze épisodes en mai dernier mais il existe un treizième épisode, disponible dans le coffret DVD. Aucun spoiler.

Au sein d’un programme top secret, des hommes et des femmes sont programmés pour remplir des missions spécifiques. Ces dernières peuvent être d’ordre romantique ou physique mais aussi les faire entrer dans l’illégalité. Pour qu’ils remplissent à bien leurs différents contrats, on leur programme à chaque fois une nouvelle personnalité, des capacités et des mémoires différentes. Après chaque mission, leurs souvenirs sont effacés et ils retournent au laboratoire secret nommé Dollhouse. Dans cet étrange univers, Echo, une jeune doll, voit ses souvenirs refaire peu à peu surface…
Source : Allociné

L’histoire de départ me plaît beaucoup sur le papier. Passée à la télévision, le résultat n’est pas forcément aussi réussi. Avant de débuter la série, j’étais ravie du casting. Eliza Dushku héroïne… ah mon rêve *.* Sauf qu’elle n’est pas extraordinaire dans ce rôle. Ça m’écorche les doigts de l’écrire parce que je l’aime  bien, cette actrice, mais là elle m’a parfois prodigieusement agacée. D’accord, ce n’est pas toujours de sa faute. Je ne sais pas d’où ça vient, de Whedon, de la Fox, mais pitié, arrêtez un peu de la faire se balader en dominatrice, en petite tenue, etc. C’est assez pénible. Un autre problème de la série est aussi d’avoir justement une héroïne sans personnalité fixe. Sachant qu’elle en change au moins une fois par épisode, il est quasi impossible de s’y attacher vraiment. C’est vraiment dommage. Il est vrai qu’au fil des épisodes, on a des éléments sur la personne qui se cache derrière les traits d’Echo mais c’est assez minime. A vrai dire, le concept entier de la série peut poser problème dans le sens où il (me) paraît assez évident qu’elle n’est pas faite pour durer.
Je disais donc que côté distribution, j’étais ravie. En plus de Dushku, on retrouve ainsi la fabuleuse Amy Acker (Angel) mais que j’ai trouvée bien sous-exploitée. Ceci dit, cela ne l’empêche pas de briller à l’écran. Autrement, Tahmoh Penikett (Battlestar Galactica) est un des personnages réguliers, incarnant un agent cherchant à élucider la question Dollhouse. A vrai dire, il y a pas mal d’acteurs connus et j’ai un peu la flemme de faire le listing. En tout cas, Whedon aime ses acteurs puisque beaucoup de ses anciennes séries reviennent ou vont revenir dans la saison deux. Globalement, en dehors donc d’Eliza souvent à côté de la plaque, l’interprétation est correcte, si ce n’est quelques défauts par-ci, par-là.

Jusqu’à l’épisode six, c’est moyen. Whedon avait dit que la série décollait à ce moment-là, c’est vrai. Néanmoins, le soufflet retombe un peu par la suite. Il y a toute une mythologie qui se créée autour de cette fameuse maison de poupées. Elle est assez intéressante mais je ne peux pas vraiment dire avoir été passionnée. Les épisodes indépendants sont souvent dispensables, certains sont même à fuir comme la peste. Mention spéciale au 1X03 Stage Fright, une vraie horreur qui se déroule dans le milieu musical.

La première saison de Dollhouse ne fut pas décevante pour ma part dans le sens où je n’attendais strictement rien. Ceci dit, cela ne l’empêche pas d’être assez moyenne et souvent laborieuse. Il y a du potentiel mais il est souvent inexploité. Le problème est que l’on s’en fiche un peu de ce qui arrive aux personnages. Si certains finissent par être à peu près sympathiques arrivé en fin de saison, on est encore loin d’un véritable attachement. En fait, ce sont surtout les secondaires qui semblent les plus intéressants, Victor en tête. A dire vrai, j’ai eu un peu de mal à retrouver la touche Whedon. Je pense essentiellement aux dialogues souvent ciselés, habituels du scénariste / réalisateur. Là, il n’y a pas grand chose à se mettre sous la dent. Toutefois, les décors et l’ambiance sont plutôt réussis. Au final, Dollhouse fut pour moi durant cette saison une série pas foncièrement désagréable mais pas forcément toujours agréable non plus. Espérons que la seconde saison soit bien supérieure.
PS : Je précise que je n’ai regardé ni le pilote non diffusé, ni l’épisode 1×13. Ceci est une honte ? Possible. Il faut juste que je me penche dessus prochainement. Avant de regarder le 2×01 ce serait bien.