Après plusieurs mois où je ne faisais que me répéter qu’il fallait que je m’y mette, j’ai enfin pris mon courage à deux pour me lancer. Craintive devant l’ampleur de la tâche qui m’attendait, je reculais toujours le moment où je m’attablerais devant mon clavier. Au cours des prochaines semaines, Luminophore s’attardera avec plus ou moins de détails sur les séries japonaises dans leur globalité. Ce serait présomptueux de ma part que de penser que je m’y connais réellement en la matière, ou que je possède le recul et les compétences suffisantes sur le facteur socioculturel nippon ; mais, j’ose croire que ma passion pour le sujet me permettra malgré tout de l’aborder plutôt correctement. À ma connaissance, il n’existe pas de guide satisfaisant concernant les fictions télévisées nippones – en tout cas, pas en français. Tout naturellement, cette suite de billets ne s’annonce en aucun cas exhaustive et j’espère l’approfondir au fur et à mesure des années, tout en perfectionnant mes propres acquis au passage. N’hésitez vraiment pas à apporter des précisions ou m’aiguiller vers la bonne direction si vous constatez des erreurs. Je ne suis qu’une simple novice un tout petit peu plus éclairée que la moyenne, et ayant visiblement des idées de grandeur.

Pourquoi un guide ? Une des mes premières motivations est de faire un peu de publicité aux séries japonaises qui sont, avouons-le, méconnues ou, pire, raillées pour des raisons parfois fallacieuses. Si les mentalités envers les productions du petit écran commencent tout doucement à changer et à s’améliorer, le quidam ne pense guère tester des pays autres que les États-Unis. Du côté de l’Asie, la Corée du Sud a clairement le vent en poupe et peut se vanter de détenir un nombre conséquent de téléspectateurs et d’admirateurs. Au Japon, la situation est moins optimale. Il est indiscutable que se lancer dans une série japonaise peut effrayer plusieurs, surtout si l’on ne connaît absolument pas la culture de cette nation. Passer d’une œuvre britannique à une étasunienne s’avère moins complexe et ne choque généralement pas, à l’exception peut-être de l’accent et d’autres caractéristiques secondaires – comme le sens de circulation des voitures. En revanche, plonger dans un cadre typiquement nippon a de quoi surprendre, c’est certain. Outre l’interprétation des acteurs, l’humour plutôt particulier ou encore la réalisation et l’articulation du récit, subsiste une manière de penser et de se comporter radicalement différente de ce qui se déroule en France ou dans des pays occidentaux. L’jime – ces brimades parfois terribles qu’un groupe entier fait subir à un individu mis volontairement en marge de la société – en est un exemple concret, et il en existe beaucoup d’autres. Quoi qu’il en soit, il est toujours bon d’enlever ses œillères, de faire preuve de curiosité et d’essayer de s’ouvrir sur les richesses du monde. Ne pas regarder une fiction uniquement parce qu’elle japonaise est stupide. Inversement, acclamer son génie, car elle provient du pays du Soleil-Levant, est tout autant idiot. Comme d’habitude, et au risque d’émettre un énième truisme, l’important est de trouver un juste milieu et de tester avant de tenir des propos péremptoires. Et si l’on ne sait pas de quelle manière aborder cet univers quelque peu mystérieux pour le néophyte, ce modeste guide devrait délivrer des clés de décryptage.

Plus tard, j’aimerais aussi consacrer un article aux scénaristes à connaître, dresser un historique des séries depuis leur arrivée à l’écran, établir une liste de classiques, etc. Ce ne sont pas les idées qui manquent, il faut uniquement que je prenne le temps de m’y mettre. Dans tous les cas, si jamais d’autres sujets vous semblent pertinents/intéressants, n’hésitez pas à m’en faire part ici. De même, les commentaires sont là pour toute question ou demande de précisions ; si je peux y répondre, je le ferai avec grand plaisir.