(Guide) Glossaire de termes japonais à l’usage du sériephile

Par , le 17 novembre 2009

Renzoku, tanpatsu, tokusatsu, ijime… tant de termes susceptibles de liquéfier son cerveau lorsque l’on pénètre dans le monde des séries japonaises. Pour pallier ces hypothétiques difficultés, ce modeste glossaire explique quelques-unes de ces expressions qui ne sont, d’ailleurs, pas forcément toujours liées à la télévision à proprement parler. Cette liste n’est pas exhaustive, mais elle doit normalement répertorier les tournures les plus fréquentes.

 

A

asadora : Littéralement, les séries (dora, contraction de dorama) du matin (asa). Produites par NHK, elles passent dès 8 h 15 du lundi au samedi. La première d’entre elles, Musume to Watashi, est apparue à l’antenne en 1961. Ce format assez particulier comporte approximativement 150 à 160 épisodes d’une durée de quinze minutes chacun, et est diffusé pendant six mois. Il y a donc deux asadora par an, généralement un de début avril à fin septembre, et un autre de début octobre à fin mars. La cible principale de ce type de fiction est la ménagère, d’où la présence d’une héroïne. Les thématiques sont régulièrement centrées sur la place de la femme dans la société, et l’ensemble illustre l’évolution de la protagoniste qui tente de conjuguer intimité et accomplissement de ses rêves. Compte tenu de la courte durée des épisodes, il paraît évident que les aventures s’avèrent moins denses que dans les séries plus traditionnelles. C’est pourquoi les tranches de vie familiale sont privilégiées, les personnages étant le cœur de l’intrigue. L’imagination des scénaristes est fertile et constamment renouvelée malgré l’apparente simplicité des histoires. Il n’est pas non plus rare que les spécificités d’une région ou d’une période historique soient mises en avant. Bien que l’on puisse croire que les asadora ne disposent pas forcément d’une couverture médiatique affriolante, ils sont au contraire extrêmement populaires. Ils permettent notamment de lancer des actrices, tout en offrant simultanément au public un court instant de chaleur, avant qu’il ne parte vaquer à des occupations moins enthousiasmantes. Les audiences sont parfois phénoménales et n’ayant rien à voir avec les renzoku, comme l’a prouvé Oshin par le passé avec une moyenne de 52,6 % ! La fiction entre dans la routine quotidienne et s’instaure facilement une relation particulière entre elle et ses téléspectateurs, ce qui se révèle être l’une des raisons de sa réussite. Malheureusement, ces séries bénéficient peu du sous-titrage et assez rares sont celles à être disponibles.
Exemples : Churasan ; Gegege no Nyôbo ; Ama-chan ; Carnation…

 

 

B

baito : Aussi appelé arubaito, c’est ce que l’on qualifie en français de petit boulot, de job alimentaire. Souvent à temps partiel, il est occupé majoritairement par des étudiants qui n’ont pas d’horaires fixes et disposent d’un calendrier facilement modulable. La plupart des lycées interdisent leurs élèves d’avoir un de ces emplois d’appoint comme on le voit régulièrement dans les j-dramas. Pour l’anecdote, ce terme provient d’Arbeit, un mot allemand signifiant travail.

bentô : Repas rapide contenu dans une petite boîte et que l’on mange en dehors de chez soi. À noter qu’il n’existe pas de cantine ou de self dans les établissements scolaires, les étudiants doivent donc apporter leur propre nourriture qu’ils consomment dans leur salle de classe. Normalement, un bentô suit un équilibre diététique et se dote d’une présentation alléchante. Il est très facile d’en trouver à acheter absolument partout au Japon, mais ils sont souvent préparés par l’épouse pour son mari, la mère pour ses enfants, etc. Recevoir un bentô de l’élue de son cœur est un geste très apprécié et espéré des Japonais.

bushidô : Code de l’honneur très strict que les samouraïs devaient observer envers et contre tout, et où l’honorabilité et la loyauté prédominaient. Byakkotai s’attarde sur les difficultés à le suivre, surtout lorsque l’on est encore jeune et innocent.

 

C

chanbara : Chan-chan bara-bara, c’est le bruit que fait la lame tranchant la chair. Le chanbara est souvent considéré comme étant un sous-genre jidaigeki, à savoir les fictions historiques. Outre son cadre ancien, sa principale distinction est de s’illustrer par des combats de sabre. Tout naturellement, les samouraïs, rônin et autres épéistes suivant le bushido sont les héros privilégiés de ces récits assez codifiés et désormais plutôt en retrait dans la production télévisuelle.
Exemples : Miyamoto Musashi (2014) ; Tsukahara Bokusen ; Fûrin Kazan…

 

 

E

enjo kôsai : Dans cette pratique parfois abrégée en enkô, de jeunes adolescentes volontaires se font payer par des hommes pour les accompagner, voire pour se prostituer. La majorité sexuelle étant à 13 ans au Japon, les individus s’y adonnant ne peuvent être condamnés pour abus sur mineures. Kamisama Mô Sukoshi Dake et Kôkô Kyôshi (2003) mettent en avant ces lycéennes prêtes à tout pour s’offrir avec cet argent des objets de luxe.

 

F

furyô : Ce sont les voyous, les délinquants et autres petites frappes. Plutôt jeunes et se déplaçant en groupe, ils arborent souvent un look reconnaissable entre tous : décoloration, coiffure particulière, masque blanc sur la bouche, etc. Les yankees sont du même acabit et préfèrent tenter de faire la loi dans leur classe et leur quartier au lieu d’étudier. Les séries comme Yankee Bokô ni Kaeru et Gokusen croquent plusieurs de ces personnages en marge de la société. Il n’est pas rare que des gangs rivaux passent tout leur temps à se taper dessus afin de prendre le contrôle du territoire.

 

G

getsuku : Il s’agit de l’abréviation de l’expression getsuyô kuji signifiant le lundi à 21 heures, représentant l’heure à laquelle les séries les plus populaires sont diffusées. Ce créneau est effectivement considéré comme le plus prestigieux et le plus susceptible de délivrer de fortes audiences. Si Fuji TV est la première chaîne à avoir tenté d’en tirer parti dès 1988, d’autres ont suivi le mouvement et placent ainsi en avant leur série phare à cette période. Dans la très grande majorité des situations, ce sont les romances à l’honneur étant donné que, généralement, ce sont elles qui drainent le plus de téléspectateurs. Dans tous les cas, la production met tous ses moyens dans son feuilleton, en choisissant avec soin le scénariste et, surtout, les acteurs principaux. Il n’est donc guère étonnant que des artistes de la trempe de la superstar Kimura Takuya soient régulièrement privilégiés.
Exemples : Pride ; Buzzer Beat ; Sora Kara Furu Ichioku no Hoshi ; Galileo ; Nodame Cantabile…

gôkon : Rendez-vous en aveugle organisé en groupe dans un restaurant ou un karaoké. Cette rencontre où les individus de sexe opposé ne se connaissent normalement pas est mise au point par un homme et une femme promettant de faire venir deux ou trois de leurs amis/collègues respectifs. À travers les aventures d’une jeune hôtesse de l’air cupide, la comédie romantique Yamato Nadeshiko résume à merveille les règles régissant cette pratique particulière pouvant s’avérer plus qu’hypocrite. Effectivement, il n’est pas rare que des personnes mariées s’y incrustent ou que des gens vénaux partent à la recherche effrénée de la poule aux œufs d’or.

 

H

hikikomori : Pathologie psychiatrique où une personne demeure cloîtrée chez elle, dans sa chambre, et refuse de sortir, se coupant ainsi littéralement de tout le monde. N’ayant plus aucun contact avec qui que ce soit, cela même avec leurs propres, elles peuvent rester des mois, voire des années, dans cette situation. Ce comportement asocial complexe est tabou dans la société et les familles le cachent souvent, ne cherchant pas d’aide extérieure. Les causes de cet isolement sont diverses bien qu’elles soient en grande partie liées à la pression scolaire et de groupe ainsi qu’aux traumatismes. Cat Street, Ojîchan wa 25-sai et Ikebukuro West Gate Park montrent quelques hikikomori.

 

I

ichi wa kanketsu keishiki : Soit, en français, une conclusion par épisode. Au sein d’une même série, chaque épisode dispose de sa propre histoire et peut être regardé indépendamment de celui qu’il suit ou précède. Il arrive que les personnages diffèrent et que subsiste uniquement un plus ou moins vague fil rouge. Sans surprise, ce sont surtout les fictions policières, médicales ou judiciaires ainsi que les anthologies qui utilisent ce type de format ne nécessitant pas une grande implication, mais il existe aussi des productions atypiques permettant à un acteur de camper plusieurs protagonistes.
Exemples : Hanchô ; Higashino Keigo Mysteries ; Sotsu Uta ; Tsubasa no Oreta Tenshitachi ; Ueno Juri to Itsutsu no Kaban…

ijime : Derrière ce terme signifiant intimidation se cache un problème de société japonais représenté avec solidité dans LIFE. Plusieurs fictions comme Kingyo Club ou Nobuta wo Produce le dépeignent également. Ce phénomène se caractérise par le rejet total d’un individu par un groupe, souvent accompagné de brimades, calomnies et autres violences physiques et psychologiques. Si la plupart des victimes sont des écoliers, le milieu professionnel n’en est pas exempté. Pour bien comprendre l’ampleur de cette situation, il convient de rappeler que l’appartenance à une unité est fondamentale au Japon et, donc, être marginalisé de tous est extrêmement dur à vivre, surtout lorsque les sévices se multiplient. Beaucoup préfèrent ne pas agir et faire comme s’ils ne voyaient rien, ce qui explique pourquoi des professeurs ne cherchent même pas à aider les élèves. Sans grande surprise, l’jime est une cause importante de suicide chez les jeunes.

ikemen : C’est un homme avenant, charmant et, plus familièrement, un beau gosse. Hanazakari no Kimitachi e s’amuse beaucoup sur ce registre en en mettant énormément en valeur. Un terme utilisé dans les mangas/animés se rapprochant est bishônen, si ce n’est que dans ce cas précis, le garçon en question est joli, pas forcément viril et androgyne.

 

itadakimasu : Cette formule est difficilement traduisible en français et ne signifie pas réellement bon appétit, mais se rapporte plutôt de je reçois humblement. Les Japonais la disent juste avant de manger, comme s’ils remerciaient la personne ayant préparé le repas ou, plus abstraitement, la nature pour ce qu’elle offre.

 

J

jidaigeki : Ce terme ne dispose pas d’une réelle traduction française et fait référence aux fictions historiques – télévisées et cinématographiques – se déroulant majoritairement avant 1900. La plupart de ces séries à costumes ont pour cadre le Japon médiéval et l’époque Edo – avec, notamment, la chute du shogunat Tokugawa. Ajoutons que le chanbara est souvent considéré comme en étant un sous-genre. Pour la précision, tout jidaigeki n’est pas forcément un taiga, – ces productions annuelles de NHK dépeignant la vie d’une illustre personnalité nipponne – ; en revanche, tout taiga est un jidaigeki.
Exemples : JIN ; Tempest ; Tsukahara Bokuden ; Nezumi, Edo wo Hashiru…

Johnny’s : Idole japonaise masculine faisant partie de l’agence Johnny’s Jimusho. Recrutés alors qu’ils ne sont encore que des enfants, ces jeunes hommes suivent d’intenses cours de chant, de danse, de comédie, et doivent devenir de parfaits artistes. La plupart appartiennent à un groupe – un boys band –, animent des émissions de divertissement, tournent dans des j-dramas, etc. Ils sont tenus à un code moral irréprochable et n’ont, techniquement, pas le droit d’avoir de petite amie, cela afin de continuer de faire rêver et espérer les Japonaises. Ce sont de vraies stars dans leur pays et ce n’est pas Kimura Takuya qui contredira ce fait tant il y est adulé et vénéré. Malheureusement, plus les années passent et plus ces Johnny’s obtiennent des rôles importants dans les séries télévisées. Si certains ne sont pas dénués de talent, beaucoup sont totalement insipides. Mais comme ils génèrent de l’audience… Un billet plus détaillé leur est consacré sur cette page.

 

 

K

kogal : Encore libellée kogaru, cette expression se rapporte à une mode vestimentaire très particulière où de jeunes femmes arborent des cheveux décolorés, des faux ongles, un maquillage outrancier – et parfois un teint très hâlé – ou des accessoires tape-à-l’œil. Considérées comme superficielles, elles n’ont pas bonne réputation. À Tôkyô, elles se regroupent généralement dans le quartier de Shibuya. Les héroïnes de Galcir vivent justement dans ce microcosme plutôt atypique.

konbini : Également écrit convini ou combini, il s’agit de l’abréviation de l’appellation anglaise convenience store, autrement dit un commerce de proximité ouvert toute la journée, tous les jours de la semaine. À n’importe quel moment, il est possible de venir acheter dans ces supérettes des produits d’alimentation et de première nécessité, des journaux, d’utiliser des bornes Internet, de réserver des places de concerts et autres divertissements, d’envoyer des fax, de payer ses factures d’électricité, etc. Une des grandes chaînes de ce type de magasin est 7-Eleven.

 

L

love hotel : Hôtel pour couple où il est possible de réserver à l’heure ou à la nuit. Les chambres sont souvent décorées de façon assez excentrique et possèdent un thème spécifique. Yamikin Ushijima-kun montre que ces lieux servent régulièrement à de la prostitution.

 

O

omiai : Rendez-vous arrangé en vue d’un éventuel mariage. Ce sont souvent les familles les instigatrices de cette pratique qui, bien que plus rare qu’il y a quelques décennies, est toujours en vigueur sur l’archipel. Il ne s’agit pas d’une union forcée puisque les deux partis peuvent tout à fait se désengager et refuser. Dans Kekkon Dekinai Otoko, une quarantenaire est obligée de multiplier ces rencontres que lui organise sa mère, désespérée de voir sa fille encore célibataire à son âge qu’elle juge avancé.

otaku : Personne consacrant tout son temps libre à une passion d’intérieur comme les mangas, les jeux vidéo, les idoles, etc. Si cette expression est galvaudée en France et se réfère aux fans de mangas/animés, elle est très péjorative au Japon tant ces monomaniaques sont ostracisés, socialement isolés et montrés du doigt. Le héros de Densha Otoko est un otaku dans la plus pure tradition et se voit entouré d’une multitude de ses congénères.

 

R

renzoku : C’est tout simplement le format le plus connu des j-dramas, celui de la majorité des fictions que les téléspectateurs regardent ; il se caractérise par une histoire conçue pour s’installer plusieurs semaines à l’écran. Généralement composé d’une petite dizaine d’épisodes de quarante-cinq minutes, il est diffusé dans la soirée à un rythme hebdomadaire. L’offre se renouvelle tous les trois mois puisque le calendrier télévisuel des chaînes japonaises repose sur le système des saisons (printemps, été, automne et hiver). Ainsi, en une année sont produits près de deux cents nouveaux renzoku ! Ces séries sont feuilletonnantes et doivent, normalement, être regardées dans l’ordre. Il est assez rare que ces fictions soient reconduites et disposent d’une suite à travers une seconde saison. À noter que le scénario est écrit au préalable et que les annulations n’existent pas, ce qui signifie que la fin est toujours montrée à l’écran et empêche ce désagréable sentiment de frustration bien trop présent dans le public des séries étasuniennes. Le billet dédié aux j-dramas dans leur globalité s’attarde avec davantage de détails sur ce format phare.
Exemples : Nobuta wo Produce ; Binbô Danshi ; Orange Days ; Byakuyakô ; Fumô Chitai ; Hana Yori Dango…

rônin : Samouraï sans maître, errant sur l’archipel pour diverses raisons et vu par la société comme un paria. Cette situation était considérée comme honteuse et ces individus s’avéraient par conséquent méprisés. Fûrin Kazan et Miyamoto Musashi (2014) dépeignent la vie de deux d’entre eux.

 

S

shôsetsu : Tous les j-dramas ne disposent pas d’un scénario inédit et beaucoup d’entre eux adaptent un roman (shôsetsu). Certains auteurs sont bien plus privilégiés que d’autres. Par exemple, Higashino Keiko et Matsumoto Seichô, tous deux à l’origine de récits policiers et mystérieux, ont vu leurs œuvres à la télévision un nombre incalculable de fois.
Exemples : Ikebukuro West Gate Park ; Byakuyakô ; Galileo ; Karei Naru Ichizoku ; Suna no Utsuwa…

 

T

taiga : Un taiga est un jidaigeki, autrement dit une fiction historique. Toutefois, il a pour principale caractéristique d’être diffusé sur NHK le dimanche soir, à 20 heures, et, ce, toute l’année. D’une durée d’approximativement cinquante épisodes, soit un par semaine, il est clairement la pièce maîtresse de la chaîne. Taiga signifie littéralement fleuve, ce qui se comprend aisément vu la longueur de ces j-dramas imposants et plutôt impressionnants. Commencés en 1963 avec Hana no Shôgai, ils s’attardent sur une figure de l’Histoire japonaise. Les moyens budgétaires sont présents et la distribution se dote d’acteurs parfois très prestigieux. Il va de soi que celui incarnant le rôle principal dispose là d’un grand privilège. La chaîne veille à alterner chaque année le sexe du héros. S’il est de plus en plus aisé de trouver ces taiga sous-titrés, ils demeurent malheureusement malgré tout assez méconnus.
Exemples : Fûrin Kazan ; Atsu-hime ; Tenchijin ; Yoshitsune ; Gô ; Ryôma-den ; Yae no Sakura…

tanpatsu : Ce format de j-drama s’oppose souvent à celui de renzoku. Il n’est d’ailleurs pas toujours facile de les différencier puisqu’ils possèdent quelques similarités. De surcroît, afin d’embrouiller davantage le public, le tanpatsu est susceptible de revêtir de multiples formes. Le terme désigne les one-shot, autrement dit les histoires courtes développées en un seul contenant. Toutefois, cela ne signifie pas pour autant que le tanpatsu en question ne comporte qu’un unique épisode, car il peut être constitué de plusieurs parties ; celles-ci sont généralement assez longues – approximativement deux heures – et diffusées lors de soirées consécutives, au contraire des renzoku qui sont hebdomadaires. Ces tanpatsu peuvent être totalement indépendants et se rapprocher des téléfilms que l’on connaît bien dans notre propre paysage télévisuel ; ils disposent d’une ou de plusieurs parties et sont propices à n’importe quel genre. Il existe également des tanpatsu souvent renommés en SP, soit en épisodes spéciaux, tirés d’un renzoku à succès et prolongeant momentanément le plaisir de retrouver un univers s’étant achevé quelque temps auparavant. Inversement, plutôt que de se lancer directement dans un renzoku, les chaînes décident parfois d’effectuer une sorte de test en proposant en premier lieu un tanpatsu et, si celui-ci fonctionne, elles diffusent par la suite un renzoku ; ce cas est assez rare cela dit. Quoi qu’il en soit, beaucoup des tanpatsu passent dans le petit écran entre deux saisons.
Exemples de tanpatsu indépendants : Hanayome no Chichi ; Saigo no Kizuna ; Wagaya no Rekishi ; 6-jikan Go ni Kimi wa Shinu…
Exemples de tanpatsu spécial concluant un renzoku : Zettai Kareshi SP ; Marumo no Okite SP ; Hakusen Nagashi SP ; 1 Litre no Namida SP…
Exemples de tanpatsu spécial débutant un renzoku : Tiger & Dragon SP ; Yume wo Kanaeru Zô SP…

 

tokusatsu : Si cette expression ne dit pas forcément grand-chose à ce qui que ce soit, il est indiscutable que beaucoup connaissent pourtant ce type de productions. Tokushu satsuei, abrégé en tokusatsu, se réfère aux histoires comportant un très grand nombre d’effets spéciaux. Utilisant des maquettes, divers accessoires, costumes, monstres de latex et autres armures, elles revêtent généralement un aspect kitsch pouvant laisser plus que songeur. L’exemple le plus fameux en France est sans aucun doute Chôdenshi Bioman. Au sein de ce genre régulièrement raillé se trouvent plusieurs subdivisions et franchises tels que les Super Sentai et ses personnages aux combinaisons colorées, Kamen Rider avec ses héros à l’armure en forme d’insecte, l’onna senshi où ces héroïnes en jupette combattent les vilains méchants avec leurs pouvoirs magiques, etc. Ces productions reposent généralement sur une structure analogue, plutôt mécanique, et emploient des thématiques fantastiques, d’horreur et de science-fiction. Les protagonistes détiennent des capacités parfois hors du commun et la capacité de se transformer en superhéros. Contre toute attente, les tokusatsu sont de véritables mannes financières au Japon grâce à leurs produits dérivés. Si la plupart des fictions apparentées sont à destination d’un jeune public, quelques-unes comme GARO cherchent une audience plus adulte.
Exemples : Samurai Sentai Shinkenger ; Keitai Sôsakan 7 ; Kamen Rider Den-Ô ; Uchô Keiji Gavan (X-Or en France) ; Bishôjo Senshi Sailor Moon…


2 Comments

  1. Caroline
    Ageha• 17 novembre 2009 at 19:21

    Pour les « ichi wa kanketsu keishiki » je pense que Tsubasa no oreta tenshitachi en est un, c’est une série de 2 saisons comprenant chacune 4 épisodes d’une vingtaines de minutes, chaque épisode est indépendant des autres.
    Il y a même un épisode avec Ueno Juri ( S1E4). La 1ère saison est pas terrible, la 2e est mieux. Mais il y a une morale à chaque fin d’épisode…j’aime pas ça!

    J’ai jamais vu de « tokusatsu » mais GARO m’intéresse, c’est pas impossible que je le vois un de ces jours et je n’ai jamais vu de « jidaigeki » ou de « taiga ».

    Pour les « asadora » j’ai repéré Sunadokei et Churasan qui comportent un très grand nombre d’épisodes de courte durée mais je ne sais pas s’ils sont diffusés sur Nhk!

    Très instructif, merci ;-)

    Et bon courage, ah la vie sans internet…

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  2. Caroline
    Caroline• 1 décembre 2009 at 21:54

    Ah oui ! Cool, merci pour l’info. Je vais l’ajouter à la liste.

    GARO est chouette, pas prise de tête, avec des personnages qui se la jouent à mort, mais ça change. Il ne faut pas prendre ça au premier degré, évidemment ^^.

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