Après quelques hésitations, j’ai décidé de publier ce billet qui ne devrait pas faire preuve de langue de bois et proposer des adresses favorisant l’illégalité. Effectivement, si l’on souhaite regarder des feuilletons japonais, les solutions s’avèrent très limitées à partir du moment où l’on veut à tout prix respecter la loi. S’agissant d’un guide sur les j-dramas, ce récapitulatif leur est exclusivement dédié. Sachez toutefois que sur beaucoup de ces sites se trouvent également des séries sud-coréennes et taïwanaises.

Offres légales

À la télévision

À l’exception de quelques tokusatsu diffusés dans les années 1980 et 1990 sur TF1 et Antenne 2, aucune série japonaise ne s’est dernièrement frayé un chemin jusqu’aux chaînes gratuites françaises. En revanche, actuellement, la chaîne payante KZTV en propose ; c’est pour l’instant uniquement le cas de Moyashimon et de Switch Girl!!.

Les DVD

Légalement, il est tout à fait possible de se procurer des j-dramas, même si les moyens sont plus que limités.

La première solution est de s’abreuver à la source, autrement dit en se tournant vers les coffrets japonais. Pour cela, deux adresses sont à privilégier : YesAsia et Amazon.co.jp. La première est certainement celle à recommander d’autant plus que les frais de port y sont gratuits à partir d’un montant rapidement atteint en achetant des DVD, et que les taxes des douanes se révèlent quasi inexistantes. J’ai déjà eu l’occasion de commander chez eux à maintes reprises et j’en suis toujours ressortie très satisfaite. Le problème majeur des coffrets originaux japonais, c’est qu’ils sont extrêmement chers – dans les 100 à 150 euros pour une série d’une dizaine d’épisodes – et, qui plus est, qu’ils ne contiennent pas de sous-titres anglais, et encore moins français. En d’autres termes, à moindre d’être financièrement aisé et de maîtriser la langue japonaise, cette solution n’en est pas une.

Des pays tels que la Chine, Hong Kong et la Malaisie vendent moult DVD peu coûteux et disposant de sous-titres anglais. Ebay est leur repère. Sont-ils officiels ? Il y a de grandes chances que non, surtout lorsque l’on constate sur les vidéos le logo de la chaîne de télévision ayant diffusé la série… En France, des magasins comme TAI YOU (XIIIè arrondissement de Paris) écoulent ces versions pirates. Ce qu’il faut également savoir avant d’acheter, c’est qu’outre alimenter un commerce illicite, la majorité des sous-titres sont incohérents et ne sont même pas dignes d’une traduction automatisée.

Quid de la France ? À l’heure à laquelle ce billet est rédigé, trois séries sont disponibles en DVD dans notre pays. La première a avoir bénéficié de ce privilège est la médiocre Tajû Jinkaku Tantei Psycho (MPD Psycho), probablement grâce à la renommée de son réalisateur, Miike Takashi. Plus récemment, l’éditeur d’animés et de mangas Kazé s’est lancé sur le marché avec Moyashimon et les deux saisons de Switch Girl!!, après les avoir diffusées sur sa propre chaîne payante. Puisqu’il s’agit de DVD français, il existe des sous-titres français, mais pas de doublage, ce qui est peut-être un bien. C’est certain, l’offre n’est guère étendue et, de surcroît, encore trop onéreuse. Cependant, rien ne nous dit que cela n’évoluera pas positivement dans les années à venir. Concernant les autres pays comme les États-Unis chez qui nous pourrions à la rigueur nous approvisionner, le constat est autant famélique.

En ligne

En avril 2014, la plateforme américaine de diffusion de vidéo à la demande Crunchyroll a annoncé avoir obtenu un accord de distribution exclusif avec le réseau nippon Fuji TV. L’offre gratuite permet de visionner plusieurs épisodes et, sinon, il existe des formules payantes. Une vingtaine de séries ont été acquises et seront disponibles dans approximativement cent vingt pays, dont la France. Pour l’heure, plusieurs d’entre elles sont déjà visibles en VOSTF. Il s’agit d’une excellente nouvelle, même s’il parait clair que ce n’est pas par là que les DVD suivront. Dans tous les cas, il est donc possible de regarder légalement et en streaming Rebound, Kaseifu no Mita, Galileo, GTO (2012), etc. Le catalogue s’étoffe de mois en mois. En prime, la plateforme propose également du simulcast, autrement dit la diffusion de séries quelques heures ou jours seulement après leur passage à la télévision japonaise ; Gokuaku Ganbo, par exemple, y a eu le droit. Tout ceci n’est par conséquent qu’à ses premiers pas, et seul l’avenir nous dira ce qu’il en adviendra.

 

 

Et sous les manteaux…

Quand bien même on souhaite envers et contre tout respecter la loi, il est évident que l’on ne pourra guère regarder des séries japonaises à moins d’y laisser un organe. Effectivement, l’offre disponible avec des sous-titres est presque inexistante, et celle sans est excessivement chère et nécessite donc des compétences dans la langue que la très grande majorité ne possède pas. D’aucuns répliqueraient qu’il suffit tout simplement de ne pas visionner quoi que ce soit, mais n’est-il pas compliqué de critiquer l’envie de découverte ? Le but de ce billet n’est pas d’encenser le piratage ; il faut toutefois avouer que les moyens de regarder des j-dramas ne sont pas multiples et favorisent grandement le téléchargement illégal ou le streaming.

Par chance, un grand réseau d’amateurs s’est construit au fil des années et moult fictions nippones sont présentes, avec des sous-titres en anglais, en français, en espagnol, en hongrois, etc. Beaucoup de pays s’y sont mis, bénévolement, pour le plaisir des fans. Bien sûr, ces traductions sont effectuées par des novices et certaines sont assurément plus que perfectibles, mais il convient de saluer le dévouement de ces travailleurs de l’ombre. Idéalement, il est préférable de regarder les j-dramas avec les sous-titres anglais. Pourquoi ? Parce que dans la très grande majorité des cas, les sous-titres français – et autres – sont des traductions de traductions. La qualité s’étiole alors, même si l’équipe en charge s’avère efficace et consciencieuse. Personnellement, je ne visionne qu’en anglais depuis de nombreuses années, d’autant plus que le catalogue est forcément bien plus fourni et rapidement actualisé. Certes, tout le monde n’est pas compétent en la matière et je peux comprendre les réticences de plusieurs à oser ces sous-titres. Le meilleur conseil que je pourrais vous donner, c’est de débuter par des séries faciles d’accès, voire quelques-unes que vous avez déjà regardées en français. Il n’y a pas trente-six solutions, une langue s’apprend en la pratiquant. Le gourmand se sentira dans tous les cas très certainement frustré à un moment donné, car tous les j-dramas ne sont pas traduits. Une seul moyen s’impose alors : étudier le japonais !

 

BitTorrent

Forcément, le P2P effraye maintes personnes depuis l’arrivée de la loi Hadopi en France. De plus, son côté technique et assez opaque au premier abord fait que plusieurs n’osent pas s’y aventurer. Pourtant, quand les sources sont présentes, il s’agit sans conteste de la meilleure méthode de téléchargement. De nombreux tutoriels expliquent parfaitement de quelle manière s’y adonner.

  • D-Addicts : En un mot, c’est la référence. Tout y est – ou presque –, même s’il convient d’espérer que les fichiers aient des sources pour être en mesure de les dégotter. Le forum est très réactif et il suffit de laisser un petit message au cas où l’on soit en panne de téléchargement, et généralement une bonne âme répondra à l’appel. C’est également là que la plupart des sous-titres anglais sont disponibles en premier lieu. Quelques vidéos provenant d’équipes françaises sont présentes. Pour ma part, je me fournis à 80 % via ce site.
  • Asia Torrents : Ce tracker est privé et fonctionne avec le ratio, donc il ne plaira pas à plusieurs et sera plus compliqué à utiliser pour les néophytes. Il n’empêche que ce système permet justement d’éviter que des séries n’aient plus aucune source. Certains j-dramas non présents sur D-Addicts le sont là, et il y a beaucoup de haute définition. Les autres 20 % de mes visionnages proviennent de ce site. Les sous-titres sont majoritairement en anglais, mais les français ne sont pas totalement absents.
  • Shin-bi : Je ne l’ai jamais employé et comme je n’y suis pas inscrite, je n’y ai pas totalement accès. Il semblerait que ce tracker francophone privé propose beaucoup de séries asiatiques traduites par des équipes françaises.
En téléchargement direct

C’est là où le bât blesse depuis la fermeture de Megaupload en janvier 2012. Les plus anciens se souviennent certainement avec nostalgie de la bonne époque des communautés sur LiveJournal qui ressemblaient à la caverne d’Ali Baba. Les temps ont bien changé. Ne me fournissant plus par ce moyen, j’avoue ne pas connaître toutes les adresses, donc si vous en avez, n’hésitez pas à les proposer dans les commentaires afin d’aiguiller ceux favorisant ce mode de téléchargement.

Tout d’abord, place aux sites français. Notez que chaque équipe de traduction a généralement son propre site/blog/forum et met à disposition tout ce qu’il faut. Puisqu’il en existe une multitude, je n’en cite aucune et les annuaires de liens permettent de toute manière de mieux appréhender qui fait quoi.

  • Anime-Ultime : Comme son titre l’indique, ce site français est également dédié aux animés. Tout est en VOSTF et, l’excellente chose, c’est qu’il s’agit d’un serveur privé. En d’autres termes, le téléchargement est rapide, sans risques et plus qu’aisé. Le streaming est aussi proposé. Le catalogue est gigantesque puisque de multiples équipes de sous-titrage y relaient leurs travaux. Côté français, c’est peut-être la meilleure adresse.
  • dl.roadrunner : Ce site présente exactement les mêmes services qu’Anime-Ultime, avec un catalogue vraisemblablement plus ou moins équivalent.
  • Manga-Arigatou : Tout comme Anime-Ultime, celui-ci est un annuaire regroupant les séries traduites en VOSTF par maintes équipes. Cependant, le téléchargement se fait via différents sites d’hébergement de fichiers, procédé qui n’est pas dénué de défauts (lenteur, limitations du débit, fichiers qui disparaissent rapidement, possibles virus, etc.) et qui force les administrateurs à régulièrement réuploader.

 

Si l’anglais ne vous fait pas peur, plusieurs sites s’adonnent aussi au téléchargement direct.

  • Dorama x264 : Son intitulé l’explique d’emblée, les séries sont réencodées en format de qualité moindre, donc ce n’est pas là qu’il faut espérer récupérer de la haute définition. Le téléchargement s’effectue via des sites d’hébergement de fichiers, avec toutes les contraintes y étant liées. Sinon, le catalogue apparaît assez fourni et régulièrement actualisé.
  • Rare and old doramas : Avide de vieux j-dramas ? Ce site est fait pour vous. Le gérant est actif sur le forum de D-Addicts, ajoute maintes fictions âgées et propose le tout soit en torrent, soit en téléchargement direct à travers Mega (le successeur de Megaupload). En revanche, toutes les séries présentes n’ont pas forcément de sous-titres, donc attention aux fausses joies.
En streaming

Détestant regarder des séries en streaming, je ne suis pas la mieux placée pour donner des adresses. Voici malgré tout quelques pistes. Sachez aussi qu’il est tout à fait possible d’accéder directement aux chaînes japonaises, comme si vous vous trouviez sur le sol nippon devant votre télévision. Les sites offrant ce service changeant régulièrement, je n’en nomme pas, mais Google est votre ami. Cette solution s’avère néanmoins peu confortable, entrecoupée de publicités, sans sous-titres et de qualité très médiocre au niveau de la vidéo et de sa fluidité.

  • Anime-Ultime : Évoqué plus haut, ce site français dispose donc d’une double casquette en associant deux méthodes de visionnage.
  • Viki : Si cette plateforme est en anglais, les feuilletons y étant disponibles possèdent pour un assez grand nombre de sous-titres en français. Le catalogue semble plutôt intéressant bien qu’il comporte essentiellement des fictions récentes.