En 2008, j’ai regardé et adoré Ikebukuro West Gate Park. Il s’agit, sans aucune hésitation, d’un de mes j-dramas préférés. Intense, dramatique tout en étant drôle, il dépeint à merveille une certaine jeunesse japonaise. Trois ans après les aventures de Makoto sur TBS en 2000, un épisode spécial est sorti directement en DVD. Il dure 2h30. La série étant toujours ce qu’elle est, le titre de cet épisode est le Soup no Kai, autrement dit l’épisode soupe. Rappelez-vous qu’avant nous avions eu le droit à l’épisode fraise, gorille etc. Aucun spoiler.

Le SP se déroule trois ans après la fin de la série. Des livres sur l’histoire de Makoto sortent en librairie ce qui fait qu’il est connu un peu partout dans Ikebukuro et même ailleurs. Tout le monde le trouve d’ailleurs très cool et certains aimeraient lui ressembler. La vie dans le quartier n’étant jamais des plus sûres, des SDF se font régulièrement attaquer et certains sont très sérieusement blessés. Suite à un concours de circonstances, Makoto va tenter d’élucider cette affaire. Pour cela, il pourra compter sur l’aide de certains anciens compères. Eh oui, les G-Boys et les Black Angels sont toujours de la partie mais pas de la manière à laquelle on pourrait s’y attendre. Rien à voir mais j’ai appris très récemment que Nishijima Kazuhiro (le chef des Black Angels dans la série) est en vrai le mari de Maya Miki, hoho ^^. Quasiment tous les acteurs sont de la partie pour ce SP. Le seul notable qui n’est pas là est Watanabe Ken mais bon… vu sa carrière, on peut difficilement le lui reprocher. Par ailleurs, je ne suis pas certaine de savoir ce qu’il aurait pu faire si ce n’est une petite apparition (qu’il fait finalement indirectement). J’étais persuadée qu’un autre ne viendrait pas, ce qui me désolait un peu, mais si, il apparaît en moitié d’épisode et est toujours identique à lui-même. Pas mal de choses ont changé durant ces trois ans mais si l’on regarde en profondeur, on se rend compte que ce sont des modifications de surface. Les protagonistes sont toujours les mêmes.

   

C’est un vrai plaisir que de revoir l’univers de la série, surtout lorsqu’elle a autant plu. Le SP en lui-même ne sert pas forcément à grand-chose, comme c’est souvent le cas avec ce type d’épisode en fait. On retrouve la touche IWGP avec la réalisation survitaminée, l’humour un peu déjanté et les personnages bien truculents. Les amateurs de Kisarazu Cat’s Eye seront ravis de voir la distribution principale faire une apparition. Eh oui, le scénariste, Kudô Kankurô, est le même et Satô Ryûta a lui aussi joué dans cette série. Malgré sa durée, le SP passe très bien et je n’ai eu aucun problème à le regarder d’une traite. Il est évident que cela ne sert à rien de le visionner si les onze premiers épisodes ne sont pas déjà passés par votre écran. Il y a un petit rappel de ce qu’il s’est passé avant mais c’est vraiment minime. Certes, ça ne vaut pas la série mais ce n’est pas comme si ce n’était pas prévisible. Assurément à regarder car cela ne fait que prolonger le plaisir mais il manque quelque chose pour atteindre le niveau du renzoku.