Retour sur une série pour laquelle j’ai eu un vrai coup de coeur lorsque je l’ai regardée pour la première fois, il y a de nombreuses années. De quoi je parle ? Mais de The O.C. (Newport Beach chez nous) évidemment ! Créée par Josh Schwartz, un des nouveaux papas de Gossip Girl et Chuck, elle est composée de quatre saisons, diffusées entre 2003 et 2007 sur la Fox aux Etats-Unis. En France, la diffusion fut bien plus laborieuse. Personnellement, je l’ai commencée dès qu’elle est passée sur France 2 mais à l’époque elle a été arrêtée et j’ai ainsi acheté les DVD’s. Pour une raison obscure, alors que je possède la suite, je n’ai jamais dépassé la première saison. En 2009, je me suis dit qu’il était quand même temps de continuer. J’ai donc revisionné la première saison, de 27 épisodes, dont nous allons parler aujourd’hui. Aucun spoiler.

Ryan est arrêté alors qu’il aidait son frère à voler une voiture. Sandy Cohen, l’avocat envoyé par l’aide juridictionnelle, le sort de là et le ramène chez lui. Kirsten Cohen refuse de garder Ryan chez elle et Sandy le ramène chez lui. Ce dernier découvre que sa mère est partie sans laisser d’adresse. Sandy lui propose de le ramener le temps de lui trouver une place en foyer. Pendant son cours séjour, Ryan rencontre sa voisine Marissa Cooper et sa meilleure amie Summer Roberts et il se lie d’amitié avec Seth, le fils de Sandy et Kirsten, qui veut qu’ils l’accueillent.
Les aventures de Ryan commencent mal dans the OC puisqu’il se bat avec Luke, le petit ami de Marissa.
Welcome to the O.C., Bitch !
Source : AnnuSéries

The O.C. comme the Orange County, le comté d’Orange en Californie où tout le monde est beau et surtout, très riche. Le titre français Newport Beach fait référence à la ville dans laquelle habitent les familles de la série, à savoir Newport. The O.C. est à destination des adolescents. Les héros sont justement dans cette tranche d’âge. Ceci dit, les adultes ont eux aussi une part extrêmement importante. Effectivement, on peut dire sans trop de problèmes qu’ils se partagent de manière équitable l’affiche. Ce mélange est assurément un atout de la série. En ne se basant que sur les ados, c’est un peu difficile d’attirer les plus adultes, et réciproquement. Alors que là, tout le monde est content. De ce fait, les thèmes abordés sont réalistes et fédérateurs. Il est assez facile de se sentir concerné par ce qu’il se passe dans la série. Ce n’est pas parce que l’histoire se déroule dans un monde de riches que les problèmes ne sont pas les mêmes que ceux des petites gens comme vous et moi (enfin je dis ça mais aussi bien tous les lecteurs de ce blog sont opulents !).

A vrai dire, The O.C. a su réinventer le teen show. La première saison est fraîche et alterne entre moments drôles très fréquents et instants plus dramatiques. Les répliques sont absolument délicieuses, souvent piquantes et il y a beaucoup de répartie entre les différents personnages. A ce propos, beaucoup sont plus qu’agréables. Ce qui est amusant c’est que lors de mon premier visionnage, j’étais vraiment dingue de Seth (interprété par Adam Brody), le fils des Cohen, geek sur les bords qui n’a pas des amis, absolument sarcastique. Bizarrement, en 2009, j’étais bien plus intéressée par Ryan (joué par Benjamin McKenzie), le bad boy pas si bad que ça et qui se fait adopter par toute la famille. Entre les deux s’instaure une relation fraternelle extrêmement agréable. Pour Seth, la vie a radicalement changé lors de l’arrivée de Ryan et il lui en sera certainement éternellement reconnaissant. A vrai dire, les personnages évoluent tous au fil des épisodes et ils gagnent souvent en maturité. Chez les filles adolescentes, j’ai un gros faible pour Summer (Rachel Bilson) et ses eww récurrents. Elle se donne beaucoup de mal pour paraître une fille cool, pas mal superficielle mais tout ça, ce n’est que du vent. Elle cache un coeur gros comme ça et des problèmes de confiance. Anna (Samaire Armstrong), le double féminin de Seth est elle aussi très intéressante et attachante.

Chez les adultes, nous sommes autant gâtés. Le couple que forment Sandy et Kirsten Cohen est un des plus beaux couples mariés de la télé avec les Taylor dans Friday Night Lights. Ils sont loin d’être parfaits mais ils ont une réelle alchimie et ils sont vraiment agréables. Leurs voisins, les Cooper, sont leurs opposés mais cela ne les empêche pas d’être géniaux. Je suis totalement fan de Julie Cooper qui est une vraie bitch comme on en fait peu. Elle va là où il y a de l’argent, ne cache jamais ce qu’elle pense et n’en rate jamais une pour mettre plus bas que terre mais elle aussi est bien plus que ce qu’elle laisse paraître. Et puis y a pas à dire, son interprète, Melinda Clarke, a une classe folle. N’oublions pas de citer la petite soeur de Kirsten, jouée par Amanda Righetti, leur père qui n’est autre qu’Alan Dale… Autrement, on reconnaît plein de têtes bien connues dans le monde télévisuel comme Eric Balfour (Six Feet Under), Bret Harrison (Reaper) ou encore Francis Capra (Veronica Mars).

27 épisodes, c’est long, mais dans le cas de The O.C., ça passe très bien. Les intrigues se renouvellent régulièrement et il n’y a pas de perte de dynamisme. C’est toujours aussi vivifiant et passionnant. Certes, il y a souvent des fêtes où l’argent coule à flot. Ceux qui ont du mal avec ça auront peut-être la chair de poule. Néanmoins, la série joue beaucoup avec les codes du soap pour les détourner à sa manière. Il y a beaucoup d’ironie et de sarcasme.

La première saison de The O.C. est plus qu’une réussite. Avec ses personnages attachants, ses dialogues incisifs et drôles, son auto-dérision, ses paysages magnifiques, sa bande-son très rock indépendant et son traitement adulte de la plupart des intrigues, elle sort du lot des séries pour ados. Quand on voit le niveau actuel de The CW, ça fait peur. The O.C. a réussi à instaurer son esprit en très peu de temps et n’a pas de mal à marquer ses téléspectateurs. Un petit bémol pour l’arc avec Oliver Trask qui à chaque fois me donne envie de le massacrer à petit feu. Mais il n’y a vraiment que ça sur quoi j’ai envie de râler un petit peu. Mention spéciale au season finale, émouvant au possible. Espérons que la saison deux n’est pas aussi désespérante que certains le disent…

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5 réponses à “The O.C. | Newport Beach (saison 1)”
  1. Au risque de passer mon temps à radoter sur cette série (mais bon, je l’ai pas fait ici, alors, hein… :P), je n’y ai pas du tout été sensible. Je me suis accroché à la diffusion chaotique de France 2, j’ai repris aux rediffusions l’été suivant pour arriver au bout de la saison, mais vraiment, au mieux j’ai trouvé quelques épisodes sympa (Thanksgiving notamment, peut-être le meilleur, avec Noël sans doute), au pire, ben… J’sais pas, j’ai aucun souvenir impérissable de la série. Certes, Seth Cohen est sympa (Ryan ne tire pas toujours la tronche ? :P Non, et puis les bad boys, ça me saoule !), Summer est plus creusée qu’on aurait pu le penser mais… Non, quand ça veut pas, ça veut pas. Du coup, je suis jamais allé au delà de cette première saison (mais j’ai vu un bout du final lorsqu’il a été rediffusé sur France 4, ça m’a pas donné envie de m’y remettre ! :P).

    (Et puis perso, chez les couples mariés, les plus mignons que j’ai vu, c’était plutôt chez les médiums, Allison et Melinda !)

  2. Ah The OC, une très bonne série avec des intrigues passionnantes…
    Tout comme toi l’intrigue autour d’Oliver m’a gavé mais pour le reste j’étais passionnée !
    La saison 1 et la saison 4 resteront mes préférées :) !

  3. @ Nakayomi ~ La diffusion de France 2 n’a, je pense, rien arrangé à ton appréciation, non ? Figure toi que dans mes souvenirs, Ryan tirait justement tout le temps la tronche mais en fait non ! J’ai eu comme une révélation en revoyant cette saison ^^ Et puis je ne sais pas, côté goûts physiques, je pense qu’ils ont eux aussi évolués et ce revirement de chouchou n’y est peut-être pas pour rien. Ah, quelle souris futile.

    Ah le fameux Chrismukkah de Seth ^^
    Rhoo pour le final, il est quand même sacrément réussi et émouvant. La scène de fin sous fond d’Hallelujah de Jeff Buckley est magnifique.

    (Oups ! J’ai oublié Allison et Joe Dubois, comment ai-je pu ? Je les aime énormément aussi. Par contre, Melinda, c’est de Ghost Whisperer si je ne me trompe pas et je n’ai jamais regardé ^^).

    @ Nephthys ~ Je crois qu’on en a tous eu marre avec cet Oliver à la noix. Quelle idée quand même. On a déjà Marissa à gérer, pas besoin d’un autre boulet !

  4. Oui, Marissa, boulet de compétition, winneuse toutes catégories !!

  5. @Tite Souris : En effet, je pense que la diffusion n’aura pas aidé, mais c’est un truc surmontable quand il y a ce petit quelque chose qui accroche quand même quelque part… J’sais pas si en retentant actuellement la série à mon rythme ça changerait quelque chose… (Mais non, mais non, rien de futile dans l’appréciation des goûts physiques !)

    (Yep pour Melinda ! Ghost Whisperer n’est pas la série du siècle mais bon… Melinda et son mari forme un joli p’tit couple je trouve… :P)

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