Sora Kara Furu Ichioku no Hoshi | 空から降る一億の星 (A Million Stars Fall from the Sky)
Publié par Kerydwen | 27 avril 2010

Comme un grand nombre de téléspectatrices assidues de j-dramas, je ne peux concevoir la découverte de cet univers sans en regarder plusieurs avec Kimura Takuya. Je ne devrais pas avoir besoin de rappeler que KimuTaku est monsieur Dieu Vivant au Japon, que ses séries explosent presque toujours les taux d’audience, qu’il est adulé depuis plus de quinze ans, avec toujours autant de ferveur. Bref, c’est une star. Sa renommée n’est pas volée parce qu’il est clairement charismatique. Je n’ai pas mis longtemps à tomber sous le charme et pourtant, jusqu’à maintenant, je n’avais regardé que deux séries avec lui : Engine tout d’abord, puis l’excellent Pride. De ce fait, j’envisage de visionner la plupart de ses séries. C’est ainsi que tout récemment, j’ai terminé Sora Kara Furu Ichioku no Hoshi. On parle très peu de ce drama sous cette appellation sur le net. On utilise plutôt A Million Stars Fall from the Sky ou encore A Million Stars Falling from the Sky ou encore One Million Stars Falling from the Sky. Ce que c’est compliqué, tout ça pour dire la même chose. Ici, on va opter pour la première option, au moins ce sera clair pour tout le monde.
Il s’agit d’une série japonaise, diffusée sur Fuji TV entre avril et juin 2002. Elle est composée de onze épisodes, le premier et le dernier étant plus longs que les autres.
Avant toute chose, je déconseille de regarder ce drama en VOSTF. J’ai eu la mauvaise idée de le faire. Comme j’avais déjà tout récupéré en français, j’avais la flemme de chercher en anglais. Les sous-titres sont mauvais au possible, bourrés de fautes d’orthographe et de grammaire. Je n’ai jamais vu ça. Si quelqu’un de la team passe par ici, je suis désolée si vous le prenez mal mais excusez-moi, ce fut une horreur pour les yeux.
Aucun spoiler.
L’histoire commence après qu’une jeune étudiante se suicide en se jetant d’un balcon. Très vite, la police découvre qu’il s’agit d’un meurtre déguisé en suicide. Au cours de l’enquête, certains éléments conduisent l’inspecteur Kanzô à soupçonner Ryô, un mystérieux chef cuistot, qui semble en savoir plus sur la mort de la jeune fille que ce qu’il dit. Tous deux se croisent souvent par hasard et chaque rencontre avec Ryô laisse au détective une drôle d’impression. À chaque découverte, le détective se pose davantage de questions sur Ryô quant à sa petite amie possessive, son étrange relation avec plusieurs femmes et également sur un événement douloureux du passé de Kanzô. Les choses se compliquent lorsqu’une étrange relation mêlant amour et haine se développe entre Ryô et Yûko, la jeune sœur du détective Kanzô. Quel est le lien qui les unit ? Kanzô va tout faire pour sauver sa soeur des griffes de Ryô, qu’il considère comme étant le diable. Qui est Ryô, pourquoi ne parle-t-il jamais de son passé, et pourquoi traite-t-il Yûko différemment de toutes les autres femmes qu’il côtoie ?
Source : Wiki-Drama
Comme dit plus haut, c’est donc la présence de Kimura Takuya qui a motivé le visionnement de cette série. Ceci dit, le synopsis me semblait intéressant et assez original par rapport à ce que je regarde. Effectivement, il s’agit avant toute chose d’une enquête qui est axée sur le « suicide » de l’étudiante. Ceci dit, on se rend très vite compte que ce n’est que le point de départ de l’histoire. Il y a un développement bien plus important sur les personnages et les liens qui les unissent. Du coup, certes on peut parler de série policière mais il ne faut pas se focaliser là-dessus. On peut davantage dire que Sora Kara Furu Ichioku no Hoshi est un thriller axé sur la psychologie de ses personnages.

Trois personnages se partagent l’affiche. On suit l’investigation du détective Kanzô, interprété par Akashiya Sanma que je ne connaissais pas du tout. Méticuleux, laissant croire qu’il est bien plus stupide qu’il ne le laisse paraître, il est excellent dans son travail et ne lâchera jamais l’affaire. Il a une petite sœur, Yûko, qu’il chérit comme la prunelle de ses yeux, même s’ils s’embêtent souvent, comme tout frère et sœur qui se respectent ^^; Elle est incarnée par Fukatsu Eri qui est vraiment jolie soit dit en passant. Dynamique, un peu garçon manqué sur les bords, elle souffre assez d’être très proche de la trentaine et de ne pas avoir de mari. J’ai beaucoup apprécié ce personnage, passionné et qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Elle pourrait rentrer dans le moule de la société japonaise mais ne le fait pas, tout en essayant quand même de ne pas blesser les personnes qui l’entourent. Le troisième personnage important, joué par KimuTaku, est Ryô, un homme mystérieux, qui parle peu et qui use des femmes comme des chaussettes sales. En dépit du fait que KimuTaku est toujours aussi classe et charismatique, Ryô peut être assez agaçant par moment. Il est assez difficile de saisir ce qui le motive. On finira par le comprendre, dans la douleur ceci dit. En réalité, c’est assez agréable de voir l’acteur sous un jour nouveau car il a souvent tendance à jouer les personnages sympathiques comme tout, un peu cool sur les bords. Ici ce n’est pas le cas. Ryô est inquiétant, froid, manipulateur et difficile à cerner. Ses regards en disent longs et il est ardu de ne pas être comme attiré par lui car il possède une certaine force magnétique, malgré ses actes.

Ces trois protagonistes ont un lien particulier que la série fait découvrir. Sora Kara Furu Ichioku no Hoshi est parsemé de plusieurs mystères, certains plus évidents que d’autres. J’ai par malchance plus ou moins deviné ce qu’il en était dès le milieu. J’espérais me tromper, sincèrement. La fin est excellente mais extrêmement tragique. En fait, la série est intense et sombre. Il y a quelques pointes d’humour mais ce n’est clairement pas ce qui prévaut. On baigne dans une atmosphère parfois lourde à cause de silences pesants, de situations à la limite du malsain et d’évènements malheureux. Il y a une belle histoire d’amour, ou plutôt de belles histoires d’amour, mais là encore ce n’est pas cela qui est le plus mis en avant. Plus ou moins à ce sujet, Kimura Takuya étant de la partie, les scènes de baisers et plus encore font réalistes. Vous l’aurez compris, ce drama est un mélange des genres et il est assez difficile de le classer dans une catégorie ou même plusieurs. Sauf s’il existait un genre « tragique ». Hum.
Au-delà du trio, on retrouve plusieurs personnages secondaires intéressants. Ryô est suivi comme un petit chien par une jeune femme psychologiquement instable que Kanzo finira par prendre sous son aile. Elle est jouée par Shibasaki Kou (Orange Days). La collègue de Kanzo, folle amoureuse de lui mais qui ne le lui avoue pas, est Morishita Aiko (Ikebukuro West Gate Park, Kisarazu Cat’s Eye). Et le rendez-vous arrangé de Yûko n’est autre que Yashima Norito (Binbô Danshi, Water Boys).
Côté bande-son, avec Yoshimata Ryô (Pride, Bara no nai Hanaya, Long Love Letter) aux commandes, on se doute bien que l’on a là de bien belles musiques. Petit bémol concernant la chanson du générique de fin, à savoir Smile d’Elvis Costello qui jure par rapport à l’ambiance de la série. Ceci dit, cela peut être pris comme un effet de style et il est évident que les paroles sont ici tout à fait adaptées.

Sora Kara Furu Ichioku no Hoshi est une véritable tragédie. On est plutôt loin des standards habituels de la télévision japonaise où le héros et la héroïne finissent ensemble heureux et où l’on devine les multiples rebondissements. La scénariste, Kitagawa Eriko à qui l’on doit Orange Days, a su mettre en avant l’humanité telle qu’elle peut l’être dans ses bons comme dans ses pires moments. Il y a une réelle tension et même si la lenteur des épisodes pourra rebuter certains, elle n’accentue que davantage ce côté oppressant et intense. Les acteurs sont bons, mention spéciale à Kimura Takuya qui sort des sentiers battus et prouve qu’on peut être un Johnny’s et savoir interpréter des personnages ciselés à la personnalité ambiguë. Toutefois, Ryô est un personnage un poil trop énigmatique. A force de vouloir le rendre aussi détaché, le spectateur est un peu laissé à côté de la route. De même, s’il arrive des évènements difficiles, les personnages ne réagissent finalement que peu, c’est une impression assez étrange. Cela n’empêche nullement Sora Kara Furu Ichioku no Hoshi d’être un j-drama original, bouleversant et on ne peut plus intéressant. En tout cas, il m’aura clairement marquée et c’est avec un grand délice que je me prépare à visionner un nouveau Kimura Takuya ^.^
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Bienvenue sur Luminophore, un blog maintenu depuis 2007 par Kerydwen. Comme vous pouvez rapidement vous en rendre compte, il est ici question de séries télévisées. Point de discrimination puisque toutes les nationalités sont appréciées, à condition que des sous-titres anglais soient au moins de la partie. Ceci dit, ce blog montre quelques préférences comme le Japon, les États-Unis et l'Angleterre ! Bonne lecture :D





6 commentaires
Nakayomi le 27 avril 2010 à 12:49.
Moi c’est quand je tombe sur ce genre de drama que je suis content de les regarder, même si c’est une sélection parcimonieuse, aléatoire et que j’en regarde peu au final. Celui-là, je me suis vraiment demandé ce qui avait pu m’attirer pour le prendre quand j’ai vu le premier épisode. C’est horriblement lent et mielleux à souhait (et pourtant, dieu sait que je peux aimer le mielleux) et il se passe rien. Comme dans la majorité de la série (parce que même « l’enquête » ne se résume qu’à des discussions). Et pourtant, petit à petit, il y a cette ambiance sombre qui s’installe et qui fait qu’on s’accroche et qu’on devient même accro. Ca a eu un côté très addictif sur moi. J’ai vraiment beaucoup aimé.
Côté musique, le thème Revolver est génial, tout comme la version instrumentale de Miagete Goran Yoru no Hoshi wo. Par contre, j’ai détesté Smile… ^_^;
Kerydwen le 27 avril 2010 à 14:48.
Ah tu l’as vu ! Je viens d’aller chercher ton article et je vois qu’on est à peu près d’accord et qu’on a mis la même note. Pour ma part, j’ai accroché dès le départ, j’ai vite été comme envoûtée. Je ne peux pas dire avoir trouvé ça particulièrement mielleux par contre. Là où je te rejoins totalement, c’est pour la chanson du générique :P
Ageha le 27 avril 2010 à 21:41.
Je suis contente que tu l’ai trouvé original, c’est mon 1er avec avec KimuTaku, ensuite j’avais vu Pride…c’est différent oui!
Pour l’instant, je n’ai vu que ces 2 là et un film Bushi no Ichibun (c’est comme que je l’ai connu).
Pareil, j’ai vraiment eu beaucoup de mal à cerner le personnage de Ryo au début et je commençais à me douter vers le milieu de la vérité sur les personnages et la je me suis dis, quelle histoire, j’espère que je me trompe pour eux!
J’espère revoir Fukatsu Eri dans un autre drama, j’ai bien aimé l’actrice et le personnage aussi, tu l’as décrit vraiment bien.
Le générique je ne suis pas fan également…
Perso, j’ai largement préféré ce drama à Byakuyakou, ce sont deux drama très tragiques, tristes, limite malsains par moment, pesants et oppressants mais Byakuyakou c’était trop lourd, en plus pas facile de s’attacher aux personnages dans ce dernier…
Kerydwen le 29 mai 2010 à 15:51.
De même, j’ai beaucoup aimé Fukatsu Eri ici, il faudra que je prenne le temps de regarder quelque chose d’autre avec elle.
A propos de Byakuyakou, c’est marrant que tu en parles parce que justement, en visionnant celui-ci je me disais qu’ils avaient pas mal de points communs. J’ai aimé les deux mais de là à dire lequel j’ai préféré… je ne sais pas trop en fait.
Katzina le 9 juin 2010 à 18:50.
J’ai vu ce drama l’année dernière et j’ai aussi été conquise.
Pour ce qui est des petits défauts, je suis d’accord avec toi quand tu pointes le manque de réactions de certains personnages. Par contre, j’avais trouvé sympa le contraste de la chanson du générique ^^.
Je suis curieuse de savoir quel drama de KimuTaku tu as vu/vas voir ensuite. En tout cas, si tu ne l’as pas vu je te conseille Karei naru ichizoku, un drama excellent à de nombreux points de vue : l’originalité, la musique, et Kimura, qui a pour moi son meilleur rôle ^^.
Kerydwen le 15 juin 2010 à 14:10.
Je n’aime vraiment pas la chanson du générique donc ça m’a un peu rebutée ^^;
Pour mon prochain KimuTaku je ne me suis pas encore décidée mais c’est possible que ce soit son tout nouveau avec Matsuda Shota, Tsuki no Koibito. Mais je garde évidemment sous le coude celui dont tu parles. Vu ce que tu en dis, ce n’est pas possible de le louper :D