Sekai no Chuushin de, Ai wo Sakebu | 世界の中心で、愛をさけぶ (Crying out Love, in the Centre of the World)
Publié par Kerydwen | 9 juin 2010
Après avoir regardé -et adoré- Byakuyakou en 2009, il me paraissait indispensable de commencer l’autre j-drama avec la même équipe créative, le même compositeur de musique et une bonne partie du même casting. J’ai bien évidemment nommé Sekai no Chuushin de, Ai wo Sakebu. Les Japonais ont décidément le chic pour donner de longs titres à leurs séries. Celui-ci n’est pas des plus évidents à retenir au début ! On le trouve aussi sur le net sous l’appellation Crying out Love, in the Centre of the World. Grosso modo en français on pourrait avoir une traduction comme un cri d’amour au centre du monde. Diffusée durant l’été 2004 sur TBS, il est composé de 11 épisodes et d’un spécial.Vous connaissez la chanson, comme souvent le premier ainsi que le dernier épisode ont un quart-d’heure de plus que la durée normale. Il s’agit d’une adaptation du roman Un cri d’amour au centre du monde de Katayama Kyôichi. Il est disponible en France. Il existe aussi une adaptation en manga ainsi qu’une en film avec entre autres Nagasawa Masami, Shibasaki Kou, Moriyama Mirai et Ôsawa Takao. Aucun spoiler.
Matsumoto Sakutarô, 17 ans, se tient au milieu du désert d’Australie près d’un grand canyon. Dans sa main il tient les cendres de celle qu’il aime. 17 ans plus tard il a toujours les cendres sur lui, il n’a pas encore eu la force de les disperser. Âgé alors de 34 ans, il revient dans le village ou il a grandi et se souvient de l’histoire d’amour qu’il a vécue et de son tragique dénouement.
Source : NewsAsia
Vous l’avez compris en lisant le synopsis, ce drama est à classer dans le genre de ceux qui font pleurer dans les chaumières. C’est le second de cette catégorie que je visionne après Kamisama Mou Sukoshi Dake. Comme un certain nombre de personnes j’imagine, je mets toujours beaucoup de temps avant de me lancer dans ce type de série. Peur d’être déprimée après avoir regardé les épisodes ? Peur de me transformer en madeleine et de ne plus pouvoir m’arrêter ? C’est un peu de tout ça. De ce fait, il faut toujours que je me donne un petit coup de pied au derrière pour me jeter dans la gueule du loup. Et à l’instar de Kamisama Mou Sukoshi Dake, je n’ai pas été touchée plus que ça par ce qui arrive aux protagonistes au point de déverser des torrents de larme. En fait je n’ai même pas pleuré ( je suis déçue ^^;). Pour comparer à Byakuyakou, là oui je peux dire que je n’avais pas fière allure en regardant cette série. Rien que d’y penser, je ne mets pas long à avoir le bourdon.
Comme dit plus haut, on retrouve plus ou moins les mêmes personnes derrière Sekai no Chuushin de, Ai wo Sakebu que celles qui ont officié quelques années plus tard sur Byakuyakou. C’est assez incroyable de voir à quel point les deux dramas ont une équipe similaire. A noter que la chanson de l’ending, Katachi Aru Mono, est elle aussi interprétée par Shibasaki Kou. Au niveau de la distribution, cette série marque le début du duo Ayase Haruka / Yamada Takayuki. Les deux sont des acteurs assez incroyables. Ils sont quasi-systématiquement justes et dégagent beaucoup de charisme et d’alchimie. Le couple qu’ils forment est attachant au possible, d’autant plus que l’on sait que le personnage joué par Ayase, Aki, décèdera. On retrouve sinon Tanaka Kôtarô qui interprète ici le rôle du meilleur ami de Sakutarô.
En dehors de ces acteurs ayant joué ensemble plus tard, la série met en avant des acteurs compétents comme Matsushita Yuki (Engine), Miura Tomokazu (Bara no Nai Hanaya) ou encore Tanaka Kei (Water Boys).
Sekai no Chuushin de, Ai wo Sakebu possède une construction assez originale ce qui fait qu’il peut assez dérouter au départ. Les premiers épisodes sont plutôt plats, le rythme est lent et il ne se passe pas grand chose. A vrai dire, c’est comme si la série était filmée au rythme de la vie qui est finalement, assez monotone. Chaque épisode repose sur un même schéma : Sakutarô adulte se remémore des passages de ses instants vécus avec Aki et on assiste à de nombreux flashbacks. Arrivé en fin d’épisode, on retrouve Sakuratô adulte qui se rend compte qu’il ne pourra certainement jamais faire le deuil de sa bien-aimée. Pour ma part, j’ai eu beaucoup de mal avec l’acteur qui incarne Sakutarô adulte, Ogata Naoto. Il est mou, nonchalant et ajoute ainsi encore davantage au côté lent du drama. Fort heureusement, c’est essentiellement la prestation de Yamada Takayuki que l’on voit car autrement, mon ressenti de l’histoire aurait été bien différent. Néanmoins, cette alternance entre le passé et le présent est une bonne idée car elle permet de voir l’évolution de Sakutarô au fil du temps. Elle donne par ailleurs un aspect mélancolique et nostalgique à l’ensemble.
Le fil rouge du drama est par conséquent la leucémie d’Aki. Ceci dit, même si la maladie est au cœur-même de l’histoire, tout ne tourne pas autour de ça. Heureusement. Le côté pathos est globalement évité. Les personnages sont dans l’ensemble bien écrits. Sakutarô au début est un ado comme il y en a plein : insouciant, pensant aux filles, il veut juste passer du bon temps. Il murit au fil des épisodes. Aki est quant à elle une bûcheuse, faisant tout pour plaire à ses parents et surtout son père. Sérieuse et mature pour son âge, la maladie finira par l’emporter. Il est impossible de ne pas parler de l’interprétation d’Ayase Haruka qui est tout simplement magistrale. Elle s’est d’ailleurs réellement rasée la tête et a perdu plusieurs kilos lors du tournage.
Du côté de l’entourage, on retrouve des protagonistes intéressants comme le père d’Aki, bourru et exigeant mais finalement très paternel, le grand-père de Sakutarô, véritable modèle pour son petit-fils, le professeur proche de ses élèves, les amis des héros… Tout ne tourne donc pas qu’autour d’Aki, Sakutarô et la maladie. Le drama dresse avant toute chose la naissance de sentiments amoureux, l’épreuve du deuil ou encore les rêves et projets d’une vie future. C’est une jolie peinture d’un petit village japonais où la vie suit tranquillement son cours.
Sekai no Chuushin de, Ai wo Sakebu se révèle être un j-drama calme, intimiste, poétique et presque reposant si ce n’est qu’il traite toutefois de sujets parfois difficiles. Même s’il n’y a aucun doute sur l’issue de l’histoire, cela ne dérange en aucun cas car c’est le déroulement qui est intéressant. La musique de Kono Shin est toujours aussi agréable et accompagne à merveille ces instants tranquilles et mélancoliques. La série n’est pas parfaite, il y a par exemple parfois trop de bons sentiments mais on est chez les Japonais ou on ne l’est pas. Par contre, l’interprétation est de très haute volée, aucune fausse note n’est dénotée. Ceux qui ne veulent pas se laisser tenter car n’aimant pas le genre lacrymal, essayez quand même, vous serez certainement surpris. Le côté mélodramatique est laissé de côté et même si c’est touchant, tout n’est pas exacerbé quitte à en devenir usant et ridicule. Par ailleurs, il y a de nombreuses pointes d’humour. Malgré sa maladie, Aki reste quelqu’un d’optimiste, un brin moqueuse et extrêmement forte. Au final, Sekai no Chuushin de, Ai wo Sakebu est un drame humain à l’ambiance nostalgique dans lequel il n’est pas forcément facile de s’y plonger mais une fois lancé, on n’en sort pas tout à fait indemne.
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Bienvenue sur Luminophore, un blog maintenu depuis 2007 par Kerydwen. Comme vous pouvez rapidement vous en rendre compte, il est ici question de séries télévisées. Point de discrimination puisque toutes les nationalités sont appréciées, à condition que des sous-titres anglais soient au moins de la partie. Ceci dit, ce blog montre quelques préférences comme le Japon, les États-Unis et l'Angleterre ! Bonne lecture :D





8 commentaires
Katzina le 9 juin 2010 à 18:58.
Très bon article, je suis tout à fait d’accord avec toi quand tu dis que le drama ne surexploite pas le côté dramatique de l’histoire et propose autre chose. J’avais vraiment été prise dans son ambiance nostalgique, et elle m’avait « poursuivie » pas mal de jours après avoir terminé la série ^^.
Moi aussi j’ai toujours du mal à me mettre aux drama de maladies tire-larmes, d’ailleurs Kami sama… est sur ma liste, je crois qu’il faudra que je regarde une bonne comédie avant de me lancer ! Dans les « classiques du genre », il y a Ichi rittoru no namida, je l’avais bien aimé aussi.
Ageha le 11 juin 2010 à 22:01.
Je l’ai vu aussi il a peu, on a sorti l’article presque en même temps^^
Pareil que toi, j’ai pas pleuré, le drama est émouvant mais pas jusqu’à me faire pleurer comme après avoir vu Ichi Rittoru no namida…c’est à cause ce drama d’ailleurs que je mets toujours du temps à me lancer dans ce genre d’histoire (depuis l’année dernière que je l’ai en stock!!!, il m’en a fallu du temps).
Je suis pas très fan de la musique par contre…même la chanson de Shibasaki Kou.
J’aime bien ces petites touches d’humour tout au long du drama.
Je suis toujours pas tentée par Kami sama…
Est-ce que tu as vu l’épisode spécial?
…et maintenant, il te reste Taiyou no uta à voir en drama « maladie »^^ (par contre, celui-là, j’ai pas vraiment accroché)
Kerydwen le 15 juin 2010 à 14:15.
Je crois que ce qui me dérange avec ce genre de dramas c’est qu’ils donnent l’impression qu’ils vont y aller à 200% côté mélodrame. Fort heureusement ici ce ne fut pas le cas et c’est justement ce qui m’a dérangée dans Kamisama Mou Sukoshi Dake. Je n’en garde pas un très bon souvenir, malgré la présence du charismatique Kaneshiro Takeshi et un excellent début. Ceci dit, tout le monde ou presque a l’air d’avoir adoré donc j’espère que ce sera aussi ton cas :)
J’entends souvent parler d’Ichi rittoru no namida mais j’ai un peu de mal avec Sawajiri Erika… ^^;;; Faudra que je me lance un jour quand même.
Ageha le 15 juin 2010 à 20:12.
J’avais écris un commentaire mais ça n’a pas marché, je recommence^^
J’ai beaucoup aimé ce drama, c’était très beau mais moi aussi j’ai pas pleuré et pourtant je pensait que ça me ferait le même effet que Ichi Rittoru no namida.
C’est vrai qu’il est pas si « larmoyant » que ça, c’est grâce aux petites touches d’humour tout au long du drama.
Je préfère largement ce drama avec le couple Yamada-Ayase que Byakuyakou, j’ai eu beaucoup plus de mal à cause des personnages.
Ichi rittoru no namida est vraiment très bon, Erika Sawajiri s’en très bien en plus dans ce drama et pourtant lorsque je l’ai vu dans Taiyou no uta, je ne l’ai pas trop aimé dans ce drama là et le drama entier d’ailleurs…je ne suis pas fan de cette actrice mais dans Ichi Rittoru elle est vraiment bien.
Kerydwen le 17 juin 2010 à 21:46.
Je ne sais pas pourquoi mais tous tes commentaires étaient envoyés directement dans le spam et comme je ne regarde jamais… je n’avais pas vu. Heureusement que tu m’as prévenue !
Non je n’ai pas vu l’épisode spécial mais je me le suis procurée. D’après ce que j’ai pu comprendre c’est un gros résumé je crois. Je le regarderai ceci dit mais je ne sais pas quand.
Contrairement à toi, je préfère largement Byakuyakou qui fait partie de mes dramas préférés ^^
Taiyou no Uta ne me tente pas trop malgré la présence de Yamada Takayuki. Enfin bon, je l’ai déjà dans mes dossiers donc il finira bien par passer par mes écrans :)
Katzina le 17 juin 2010 à 22:44.
Je confirme l’épisode spécial est un résumé, il y a quand même des nouvelles scènes avec Saku adulte. Je l’ai regardé plusieurs mois après le reste de la série, c’est bien pour se remettre un peu dans l’ambiance quand on l’a appréciée.
Moi non plus Taiyou no uta me dit pas trop, si je me laisse tenter ça serait plutôt par le film que le drama !
Kerydwen le 17 juin 2010 à 23:08.
Merci pour l’info :)
J’ai vu le film Taiyou no Uta avec notamment Tsukamoto Takashi (un de mes chouchous :P). On va dire qu’il est correct. Il se laisse regarder sans déplaisir mais n’est pas indispensable. Ceci dit, je crois que j’avais bien aimé la musique.
Ageha le 18 juin 2010 à 21:25.
Pas grave, le problème est résolu :)
Merci pour l’info, je crois que je ne le verrais pas alors cet SP, il paraît que pour Ichi Rittoru no namida c’est la même chose, un résumé en grande partie et quelques nouvelles choses à propos de certains personnages de l’histoire.
Ça m’intéresse pas vraiment.