Love Shuffle | ラブシャッフル – YAY Panda !

Publié par | 15 juin 2010

Étant légèrement atteinte de Shôta-mania, je suis un peu tout ce que dans quoi il joue à la trace. Il paraissait donc impensable que je ne m’intéresse pas à Love Shuffle. Diffusé durant l’hiver 2009 sur TBS, il est composé de dix épisodes. Le scénariste, Nojima Shinji, est déjà l’auteur de pépites comme Pride ou encore Bara no nai Hanaya. Ca donne forcément déjà l’eau à la bouche. Aucun spoiler.

Usami Kei est un manager travaillant pour une société d’informatique, et qui rompt ses fiançailles avec la fille du président, Kagawa Mei. Plus tard à son appartement, une panne de courant le laisse bloqué dans l’ascenseur avec trois autres résidents. Tandis qu’ils attendent, leur conversation en vient à la question de savoir si oui ou non il y a bien quelqu’un de destiné à chaque personne. Ils décident, par conséquent, de conduire une expérience en “mélangeant” (“shuffle”) les relations de chacun.
Source : NewsAsia

A première vue, l’histoire peut paraître assez étrange. Chaque semaine, les huit participants de ce Love Shuffle (les quatre habitants de l’immeuble ainsi que leur « plus un ») passent un ou plusieurs rendez-vous avec un autre joueur. Bien que sur le papier cela peut faire club échangiste, ce n’est pas du tout le cas. Après tout, nous sommes dans une série japonaise. Ça s’approche davantage du speed dating. Les duos, parfois atypiques, se forment le temps d’une semaine et pour certains, il ne se passe rien si ce n’est un dîner catastrophique. L’idée est donc de trouver ou tout du moins de chercher LA personne. Le drama est ainsi l’occasion de créer de nouvelles relations, de détruire des établies, d’approfondir d’autres, etc. Durant les épisodes on suit donc les différents partenaires dans leur grand mélange. Ainsi, il est possible de découvrir leur passé, leur caractère et ce qui fait qu’ils sont ce qu’ils sont à l’heure actuelle. Par ailleurs, la série ne s’axe pas uniquement sur ces couples, les personnages sont régulièrement ensemble et tous les soirs, les quatre habitants de l’immeuble se réunissent sur le pallier pour manger, boire et discuter. Love Shuffle est avant toute chose une grande et belle histoire d’amitié. Le drama ne met pas longtemps à démarrer en plus puisqu’en cinq minutes, les personnages se rencontrent et même s’ils s’exaspèrent pour la plupart, ils ne peuvent se détacher les uns des autres. Le rythme est soutenu et il y a rarement des temps morts. Le milieu souffre d’une légère baisse de régime mais rien de bien méchant. En dix épisodes, on n’a finalement guère le temps de s’ennuyer.

Un des gros points fort du drama est assurément son ton. C’est totalement et complètement décalé. Il y a beaucoup de répliques qui reviennent comme Say it ain’t so, Joe ! ou le fameux Yay Panda~. C’est vraiment le genre de choses qui me plaît beaucoup. De plus, les jeux de mots foisonnent. Même si l’on ne comprend rien au japonais, on rigole car c’est plus ici une question de sonorité, avec le mot panda par exemple. Les répliques fusent de partout, ça va à cent à l’heure et c’est très drôle. On est vite embarqué dans les délires des protagonistes qui sont, il faut l’avouer, assez allumés. Forcément, ça surjoue un peu mais ce n’est pas du tout désagréable, bien au contraire.
Quand bien même l’ambiance est aux blagues et à la décontraction, tout n’est pas rose. Il y a des passages assez difficiles et émouvants. Certains personnages, voire tous en fait, ont des zones d’ombre qu’ils tentent d’enrayer. Les thèmes sont variés et abordent suffisamment de sujets pour intéresser n’importe qui. La tranche d’âge est en plus celles de 20-30 ans ce qui est chouette car elle est finalement assez peu présente dans les j-dramas. Il n’y a pas que les séries scolaires dans la vie ! Par ailleurs, pour une série japonaise actuelle, ce n’est pas trop chaste. C’est bien comme ça.

Autre succès de Love Shuffle : sa galerie de personnages. Ils sont quasiment tous adorables. On y retrouve ainsi Kei, un peu farfelu sur les bords, fou amoureux de Mei mais qui n’arrive pas à mettre au clair sa vie au bureau. Il est incarné par Tamaki Hiroshi (Nodame Cantabile) qui montre une fois de plus qu’il excelle dans les rôles comiques. Le duo qu’il forme avec Yukichi (joué par DAIGO, que je ne connaissais pas soit dit en passant) est mignon au possible. Ce dernier n’a aucune assurance, a un compte en banque qui ferait rougir n’importe qui, n’a pas d’amis et souffre de son côté un peu bizarre. La paire qu’il forme avec Kei est détonante et est à l’origine de chouettes moments. Matsuda Shôta interprète ici Ôjirô, un photographe charmeur qui papillonne de femme en femme. Il ne s’attache jamais, est plutôt froid et malgré son côté qui ne ressent jamais rien est finalement assez fragile. Quant au dernier homme, il s’agit du psychanalyste Kikuta qui sous ses airs un peu doucereux cache pas mal de choses bien ambiguës. On le voit sous les traits de Tanihara Shôsuke (Pride, Gokusen 2). Jusque là, j’avais trouvé cet acteur un poil faiblard. Mon avis a totalement changé depuis Love Shuffle tellement je l’ai trouvé bon.

Chez les femmes, on en retrouve aussi quatre. Celle que j’ai préférée fut Kairi (Yoshitaka Yoriko), suicidaire et parlant peu, elle est une peintre fantastique. Elle ressemble à une poupée cassée et même si il est assez difficile de la comprendre, elle touche et émeut. Surtout lorsqu’elle se trouve au contact d’un autre membre du Love Shuffle. A l’inverse, il y a Airu (Karina) , forte et fière, elle ne se laisse pas marcher sur les pieds et adore embêter Kei. Justement, Mei (Kanjiya Shihori), la fiancée de ce dernier est assez effacée mais se révèlera au fil des épisodes. Quant à la dernière, plus âgée que les autres, il s’agit de Reiko (Kojima Hijiri), un cougar qui a une classe d’enfer. Elle sait ce qu’elle veut et n’hésite pas à tout faire pour l’obtenir.
Ces huit personnages interagissent entre eux et se créent des relations intéressantes. Certaines le sont évidemment plus que d’autres mais globalement, il y a de l’alchimie entre pas mal de monde.

Côté technique, c’est impeccable. Ce n’est pas souvent que dans un j-drama on puisse réellement saluer la réalisation. Pas qu’elle soit mauvaise mais elle est souvent assez banale et passe-partout, sauf exception. Dans Love Shuffle elle est fort réussie avec des plans et cadrages sympathiques. En plus, la photographie est pas mal du tout. Visuellement c’est par conséquent du tout bon. Musicalement parlant, même constat. La bande-son est rythmée et entendre Eternal Flame des Bangles et Fantasy de Earth, Wind & Fire met de suite de bonne humeur, si tant est que l’on ne l’est pas déjà en regardant l’épisode ! A noter que le générique de fin consiste en une sorte de bêtisier. Ils ont eu l’air d’avoir bien rigolé sur le tournage ^^

Love Shuffle n’invente rien du tout. Le drama en lui-même n’est pas spécialement novateur, l’histoire est somme toute assez banale mais l’ensemble prend extrêmement bien. Les personnages s’accordent tous ensemble et ils sont bien développés. L’ensemble est drôle, frais, attachant, ultra rythmé et parsemé de dialogues ciselés et de répliques cultes. Le ton est adulte sans que cela donne toutefois l’impression d’être super sérieux et donc… adulte ^^; On se sent appartenir à cette bande d’amis et on est très vite pris dans le jeu. De ce fait, les épisodes passent à vitesse grand V et on ne voit pas le temps le temps passer. Ce fut assurément une excellente découverte. Yay Panda~

Articles similaires

11 commentaires

Ageha le 15 juin 2010 à 20:18.

Je lis tellement de bons avis sur ce drama, j’espère le voir prochainement. Et puis j’ai envie de revoir Tamaki Hiroshi dans un rôle un peu différent de Nodame Cantabile ou Last Christmas…
Et puis je pense que c’est dans ce drama là que je veux revoir Shôta Matsuda, parce que pour l’instant, le dvd d’Ikigami est toujours trop cher (25€…abusé!!!).

Répondre

Livia le 16 juin 2010 à 15:14.

Merci pour cette belle review :)
Love Shuffle est un drama qui revient régulièrement sur ma pile des « dramas à voir d’ici la fin de l’année », sans que j’ai encore trouvé le temps de m’y mettre. Ce que tu écris à son sujet aiguise ma curiosité et me donne encore plus envie ! J’espère que j’aurais le temps de le caser cet été, peut-être dès que j’aurais fini Sunao ni Narenakute. J’ai diablement envie de drama attachant en ce moment (et je repars un peu au Japon ces dernières semaines) !

Répondre

Kerydwen le 16 juin 2010 à 21:51.

Avec Love Shuffle tu devrais avoir ta dose côté attachement parce qu’il l’est vraiment ^^ C’est vrai que des fois ça fait du bien, ça donne du baume au coeur. Sunao ni Narenakute est sur ma liste mais je vais au moins attendre que tous les sous-titres soient sortis avant de me lancer.

Je n’avais jamais fait gaffe mais c’est la géniale Sujini (The Legend) sur ton avatar non ? Tu en avais parlé en bien et donc j’ai commencé ce k-drama il y a quelques mois. Je m’étais arrêtée à l’épisode 6 parce que je nageais un peu dans toutes les séries en cours. Je l’ai repris dernièrement et je me freine à deux épisodes par jour sinon je ne décollerais plus du canapé ! J’adore *.* Je suis à l’épisode 17 et je n’ai pas envie que ça se termine ^^;;; Bref, j’en reparlerai ici dans quelques temps. En tout cas merci car c’est grâce à toi que je me suis lancée !

Répondre

Livia le 17 juin 2010 à 7:20.

Oui oui, c’est bien Sujini sur mon avatar ;-) Ravie de lire que tu as repris The Legend et que tu apprécies ! C’est vraiment un drama que j’adore, probablement mon préféré ! Heureuse que mon prosélytisme ait payé O:-) je lirai tes impressions avec attention lorsque tu les publieras !

Répondre

Kerydwen le 17 juin 2010 à 21:49.

@ Ageha ~ En tout cas, j’espère qu’il va te plaire comme drama. Il met de bonne humeur et détend à merveille.
C’est vrai que 25 € pour le DVD d’Ikigami c’est bien trop cher. Le film a beau être très bien, il ne vaut pas ce prix-là. J’espère que le prix descendra prochainement pour qu’on puisse lire ton article sur ton blog :P

Répondre

ecl75 le 18 juin 2010 à 19:27.

Merci, j’avais pas l’intention de le voir celui-là. Mais ça fait pas mal de critiques positives, je veux pas passer à côté.
Bon, maintenant il me faut du temps pour voir tout ça… Même en évitant les séries américaines cet été, je ne rattraperai jamais mon retard, snif…

Répondre

Kerydwen le 25 juin 2010 à 21:59.

Tu sais, je crois qu’on est tous un peu pareil. Plus le temps passe et moins on arrive à regarder tout ce qu’on aimerait visionner même si le rythme est soutenu. Heureusement de côté-là que les j-dramas sont courts ^^;

Répondre

Saru le 27 juin 2010 à 22:36.

Je n’ai vu que le premier épisode, mais je l’avais trouvé très bien… La suite n’était à l’époque pas disponible donc j’avais laissé filer le truc, mais il faudra que je le rattrape un de ces jours, surtout que ton article est carrément enthousiasmant ! :)

Répondre

Kerydwen le 30 juin 2010 à 22:02.

Ah oui, maintenant plus d’excuses ! Elle est dispo en anglais et en français en plus :D
YAY PANDA~

Répondre

Sadako92 le 25 novembre 2011 à 19:07.

Je viens de le revoir pour la deuxième fois, environ deux ans après l’avoir découvert. Et j’ai encore plus apprécié. Je pense que c’est un des meilleurs J-dramas de ces dernières années. Très drôle, très touchant et très intelligent. Et aussi très universel (ce qui n’est pas toujours le cas pour nous avec les romances asiatiques). Je suis globalement d’accord avec ce que tu en dis, sauf avec ta conclusion. C’est tout sauf un drama banal. Déjà, rien que le pitch est susceptible de déranger en Occident, aux USA par exemple. Il y a ce côté « échangiste » effectivement mais aussi le thème de l’adultère qui est tout de même abordé de front avec une apparente désinvolture. Il est aussi question de bisexualité… En fait pas mal de tabous sont transgressés dans ce drama, d’une manière très maligne car l’auteur comme le réalisateur ont su saupoudrer tout cela de cet esprit délicieusement puéril qui caractérise les jeunes adultes d’aujourd’hui, ceux qui ont baigné dans la culture manga/geek. Cet humour bon enfant contraste avec la rudesse, la sécheresse du « vrai » monde (on le sent bcp avec le personnage de Hiroshi Tamaki, son malaise au boulot dans ces locaux déshumanisés, avec ces gens faux et froids). C’est un drama en phase avec son temps, personnellement je m’y suis retrouvée, et pourtant je n’ai pas grandi au Japon. Il n’est jamais racoleur et les questionnements qu’il développe ont lieu d’être et ce sur une grande variété de sujets, l’amour bien sûr mais aussi la survie de l’idéalisme à notre époque quand le cynisme est devenu roi. Les personnages ont de la profondeur, ils sont magnifiquement interprétés en plus par un cast étonnant. C’est au passage le meilleur rôle de Shota avec Akiyama de Liar Game, il est fantastique dans toutes ses scènes et ses photoshoots sont très forts, mémorables à tous points de vue. Je peux continuer longtemps, tout ça pour dire Love Shuffle est vraiment au-dessus du lot. Je sais que je le reverrai encore plus tard avec énormément de plaisir.

Répondre

Kerydwen le 27 novembre 2011 à 22:29.

A mes yeux, l’histoire n’a rien de particulièrement dérangeant en Occident. Au contraire. Autant il y a quelques années cela aurait peut-être pu être le cas, autant à l’époque actuelle, non. Par contre, je suis d’accord que pour le Japon, et pour l’Asie en règle générale, c’est osé. C’est donc d’autant plus agréable. La série traite effectivement de front l’adultère mais manque un poil de profondeur à mon goût. D’un autre côté, j’ai beaucoup apprécié que l’homosexualité soit de la partie, chose que je n’osais même pas espérer.

Bref, j’en garde un très bon souvenir et je sais avoir adoré les épisodes. J’espère le revoir un de ces jours. Je n’ai pour le moment jamais visionné un jdrama une seconde fois. Il y a trop de choses que je veux voir et le temps étant compté, je privilégie la nouveauté. C’est un peu dommage d’ailleurs car c’est ainsi que l’on remarque quelles sont les séries qui sont vraiment faites pour durer dans notre esprit.

Répondre

Laisser votre commentaire

Les champs requis sont indiqués par une *

*

Vous pouvez utiliser ces tags et ces attributes HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>