Les deux premières saisons de GRΣΣK étaient bonnes, elles avaient réussies à utiliser tous les clichés et les stéréotypes de la vie des étudiants des fraternités tout en gardant une bonne dose d’humour, d’auto-dérision et pas mal de sarcasme. La troisième saison fut toujours diffusée sur ABC Family en deux parties. Les dix premiers épisodes sont passés de fin août à novembre 2009 et les dix derniers de de janvier à fin mars 2010. Une quatrième saison a été annoncée par la chaîne mais elle ne comporterait que dix épisodes, de quoi permettre à la série de tirer sa révérence. Un peu dommage car GRΣΣK est assurément une des rares séries d’ABC Family à être un peu plus qu’une immense farce niaise et bien sous tout rapport. Aucun spoiler.

La première partie de la saison est du même niveau que précédemment. C’en est même incroyable tant la qualité de GRΣΣK est régulière. Les fausses notes sont absentes et chaque épisode est toujours un vrai plaisir car drôle et sympathique. Par contre, pour la première fois, c’est durant la seconde partie que la série souffre de quelques faiblesses. GRΣΣK a tellement été bien écrite jusque là que ça choque un peu. Évidemment que la série n’est pas une révolution ou parfaite. Elle a des défauts mais l’ensemble est suffisamment bien fichu pour divertir et c’est son but non caché. Sauf que là, certains passages étaient assez ennuyants. Ca manquait clairement d’enjeux et de tension. A tel point que j’ai pensé qu’en effet, il est temps que la série s’arrête plutôt que de faire dépérir ses personnages. De toute manière, on ne reste pas toute sa vie à la fac et GRΣΣK sans Cappie et les autres, c’est juste impossible. Ceci dit, ce n’est pas mauvais, c’est juste un cran au-dessous et ça se sent. Les derniers épisodes remontent néanmoins la pente.

Toutefois, la troisième saison est globalement bonne. Les scénaristes parviennent toujours aussi bien à développer leurs personnages. Cappie et Casey sont davantage mis en avant que les autres, comme les années passées. Le duo qu’ils forment perd un peu de son peps en seconde partie de saison, malheureusement, mais vu le season finale ça devrait repartir sur de bons rails. La vie avance et il faut donc faire des plans sur son orientation future. Comme on peut s’en douter, pour Cappie ça pose problème. La saison est aussi l’occasion de découvrir enfin ses parents. On comprend mieux pourquoi il est tel qu’il est ! Et non, désolée de vous décevoir mais nous n’apprenons toujours pas son vrai prénom. Casey commence à se prendre en main, fait bouger les choses et même si elle se rend compte qu’elle est loin d’être extrêmement brillante, pose les bases de sa future vie professionnelle. C’est un personnage que j’ai toujours moyennement apprécié, je la trouve assez peu intéressante. La saison met par ailleurs en avant quelques disputes entre elle et Ashleigh. Il était temps car rien n’est jamais tout rose. A ce sujet, la jolie Ashleigh n’a décidément pas beaucoup de chance côté personnel, espérons que ça s’améliorera. Toujours chez les ZBZ, Rebecca n’a pas changé et a toujours son caractère bien trempé. Malgré ce côté bravache, elle peut aussi se laisser attendrir et c’est ainsi un autre aspect de sa personne que l’on verra surtout en fin de saison.

Chez les Omega Chi, Evan devient extrêmement agréable ! Aussi incroyable que cela puisse paraître, il en prend plein la figure et commence à changer. Sa relation avec Cappie évolue, passe par des hauts et des bas et ça fait du bien. Calvin est toujours la valeur sûre et mature de la série. Il essayera de vivre quelque chose avec un homosexuel qui n’est pas encore sorti du placard joué Gregory Michel (Dante’s Cove).
Forcément, il y a toujours cette lutte entre les Kappa Tau et les Omega Chi. Et cette année, ça tourne très mal pour certains d’entre eux. La saison a quelques moments plutôt sérieux à ce sujet mais ça passe très bien. Rusty va se rendre compte à ses dépends qu’il est difficile de jongler entre sa vie de frat-boy et celle d’étudiant en sciences polymères. Et puis Dale, l’électron-libre, continue à jongler entre ses principes religieux et la vie mouvementée qu’il mène en fréquentant assez régulièrement Kappa Tau. On le voit de plus en plus avec Cappie et l’association des deux est extra.

Au final, il se passe beaucoup de choses et en même temps pas tant que ça dans cette saison trois de GRΣΣK. De nouveaux personnages font leur apparition ou tout du moins prennent du galon. C’est par exemple le cas de Katherine, le glaçon coincé qui se révèle plus fine et intéressante qu’elle n’en a l’air. Globalement, les protagonistes, même secondaires tels Beaver et tous les asticots de Kappa Tau, ont leur instant de gloire. La série a toujours su brosser une belle galerie d’étudiants et elle continue sur sa lancée. Évidemment les fêtes sont toujours de la partie mais d’autres thèmes viennent sur le devant de la scène, des sujets plus ou moins originaux jusque là. Si le rythme est soutenu, parfois endiablé, la saison souffre d’une baisse de régime notable en milieu de saison. Néanmoins, on peut toujours compter sur les dialogues enlevés, les personnages savoureux, l’humour rafraîchissant et les multiples références à la culture populaire. Il ne reste plus qu’à espérer que la probable dernière saison sera bien gérée.
Bonus : le trailer de la saison 3

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