En commençant ce billet, je me rends compte que je regarde peu de comédies américaines. Pourtant c’est un genre qui me plaît assez quand il est réussi. Psych (Enquêteur Malgré Lui) en est l’exemple parfait. Sa quatrième saison, composée de seize épisodes, fut diffusée sur USA Network en deux parties – à savoir, entre août et octobre 2009, puis entre janvier et mars 2010. À l’inverse des années passées, il n’y a pas eu d’aventure de Noël. Si vous avez démarré la série sur TF1, j’espère que vous avez compris que ça ne servait à rien de souhaiter voir la suite un jour. Aucun spoiler.

La qualité de la saison trois fut au rendez-vous, mais les scénarios étaient finalement assez fluctuants. Pour la première fois, l’ennui pointait le bout de son nez. C’est donc avec un certain soupçon d’anxiété que j’ai débuté la quatrième. Cette angoisse est bien vite partie, car comme toujours avec Shawn et Gus, une fois lancés, on ne les arrête plus. Le rythme est de nouveau survolté et les blagues, jeux de mots et répliques fusent de partout. Résultat, c’est avec une immense satisfaction que j’ai terminé cette nouvelle année. En effet, si elle n’est pas parfaite, elle est de haut niveau, à l’instar des deux premières. L’ambiance est toujours diaboliquement fun et décontractée, les situations aussi loufoques, mais en même temps plausibles, et les personnages un peu cognés sont tous de retour. Que demander de plus ? Shawn et Gus se retrouvent encore dans des positions assez incroyables et, forcément, ça tourne généralement au vinaigre. Fort heureusement pour eux, grâce aux capacités psychiques de Shawn ou à la grande bravoure de Gus, ils finissent par s’en sortir. Et cela dans l’humour et la bonne humeur.

La série s’est installée sur le petit écran depuis un moment maintenant, mais elle arrive dans l’ensemble à se renouveler. Les intrigues sont quasi systématiquement originales et la fiction ne souffre pas trop du phénomène de déjà-vu. Pour une fois, Shawn se voit en mauvaise posture, au niveau de ses soi-disant dons, mais également par rapport à de réelles menaces pesant sur sa personne ou sur des proches qui lui sont chers. Même si le ton est toujours à la blague, la production n’hésite pas à aller parfois dans des terrains plus sombres, sans non plus plomber de trop l’ambiance. On découvre par ailleurs le frère de Juliet, un de ces anciens amours qui ne manquera pas de rendre jaloux le faux médium, des amis de Gus… Effectivement, aussi incroyable que cela puisse paraître, Gus a bien – eu – des amis en plus de Shawn ! Le père de ce dernier, la chef, Lassiter et Juliet sont naturellement de la partie et bien intégrés aux histoires. De même qu’auparavant, il y a des invités sympathiques comme tout tels que Robert Patrick, Rachael Leigh Cook, Jim Beaver (Supernatural), Ray Wise (Reaper), Sendhil Ramamurthy (Heroes), Sarah Shahi (The L Word), Arnold Vosloo (The Mummy)…

En définitive, la saison quatre de Psych est par conséquent une réussite. On s’amuse énormément en suivant les aventures de ces fidèles acolytes. Ils sont toujours éminemment complémentaires et attachants. C’est drôle, bourré de références aux années 1980, les dialogues sont plus que jouissifs et l’ensemble se révèle vraiment très frais. Vivement la cinquième salve qui commence justement sous peu aux États-Unis. C’est parfait pour l’été !